
Informations principales
Titre de l’anime : Bleach: Thousand-Year Blood War – The Separation
Studio : Studio Pierrot, Shueisha, TV Tokyo, Dentsu
Doublage : Oui
Genre : Shonen, action, fantastique, horreur, suspense, drame
Réalisateur : Tomohisa Taguchi, Hikaru Murata, Mitsutoshi Satou
Scénariste : omohisa Taguchi, Masaki Hiramatsu, d’après le manga de Tite Kubo
Nombre d’épisodes : 13
Durée moyenne : 24 minutes
Plateforme : Disney+, Hulu
Date de sortie : 8 juillet 2023
La fin de l’histoire de Bleach: Thousand-Year Blood War arrivant à grands pas, nous allons revisiter la série jusqu’à l’épisode final. Aujourd’hui, nous abordons la deuxième partie de cet arc, The Separation.
Comme mentionné dans ma critique de la première partie, mes commentaires seront différents de mes autres articles, car je ferai plusieurs parallèles avec le manga et parlerai en détail de la saison sans me soucier des divulgâcheurs.
Pour voir mon avis sur la première saison, où j’explique aussi mon impression de l’arc dans le manga, cliquez ici.
Le Gotei 13 contre le Wandenreich : deuxième round
Après l’échec face à la première évasion de Yhwach et des Quincys, les shinigamis se sont entraînés, chacun à sa manière, pour se préparer à l’éventuelle riposte de leurs adversaires. Notamment, Ichigo, Rukia, Renji et Byakuya s’entraînent auprès de la division 0, les cinq gardiens du palais royal, dont la force commune de groupe dépasserait celle des 13 divisions du Gotei 13.
De son côté, Yhwach rassemble ses troupes pour les préparer à la prochaine bataille. Pour ce faire, il introduit auprès de son armée un nouvel individu. Uryu Ishida, anciennement l’ami d’Ichigo, celui qu’on croyait était le dernier des Quincys. Il rejoindra le Wandenreich, et sera désigné, à la surprise générale, comme le successeur de Yhwach.

Récapitulatif des attentes et commentaires
J’ai détaillé dans ma critique de la première saison mon avis général sur cet arc dans le manga, mais je vais faire un résumé pour la partie en cours.
En soi, malgré quelques soucis que je détaillerai plus tard, j’avais bien apprécié. Plusieurs détails me laissaient sur ma faim, mais j’avais aimé la progression de la plupart des personnages (jusqu’à ce qu’on arrive au palais royal). Par contre, c’était dans cette section que plusieurs problèmes de l’arc commencent tranquillement à émerger.
Mes attentes étaient que la saison rende justice à plusieurs combats clés du manga (notamment ceux de Kenpachi, de Rukia, et de Giselle). Aussi, j’espérais que plusieurs personnages secondaires négligés dans le manga puissent avoir leurs moments de gloire.
Et comme je l’avais mentionné la dernière fois, la série continue dans sa lancée stylistique distincte des arcs précédents. Avec l’amélioration des visuels, les titres inspirés des chapitres du manga (mention spéciale à l’intégration du titre des épisodes 2, 5 et 8), les poèmes en fin d’épisode (incluant des nouveaux pour Matsumoto, Bambietta, Rose, Candice, Mayuri, et Senjumaru).
Plusieurs scènes d’humour sont aussi coupées, pour accentuer le drame de la guerre, ainsi que des scènes avec des personnages secondaires qui n’ont pas d’incidence sur l’intrigue principale, et d’autres courts moments (notamment une scène entre Renji et Nanana) qui semblaient n’aller nulle part dans l’histoire. Cependant, lors des combats, la série explore différents points du conflit en même temps, incluant pour l’équipe de soutien et les soldats ordinaires, ce qui renforce le fait qu’il s’agit d’une guerre générale entre deux fractions, et pas seulement qu’une série de combats isolés.

La saison des guerriers de l’ombre
Si la première saison, avec le magenta, rendait hommage aux couleurs du Gotei 13, la deuxième reprend le bleu des Quincys, notamment dans les génériques d’ouverture et de fermeture, les flash-back, les fiches de présentations et entractes, mais aussi l’éclairage des scènes, qui combinent le rouge foncé du ciel avec le décor bleuté de glace. En soi, j’ai bien aimé cette approche visuelle, même si la transition entre le Seireitei et le Wandenreich à la fin du premier épisode aurait pu être mieux exécutée et prendre son temps dans l’exécution.
L’explication de la relation entre les ombres et les Quincys est aussi un angle intéressant que la série aborde. Le principe de se cacher un empire dans l’ombre est un concept intéressant que j’aurais voulu voir explorer davantage (notamment avec sa relation avec le monde extérieur), mais la série l’explore suffisamment pour suivre l’histoire.
Un autre aspect bien exploré cette saison est la relation entre les Sternritters. En effet, ils semblent davantage comme un groupe dont les membres interagissent entre eux. Et contrairement au manga où on ignorait plusieurs personnages avant leurs éventuels combats, l’anime se permet de montrer d’avance certains personnages (avec quelques clins d’œil sur leurs combats futurs au passage) et de les mettre dans des environnements communs avec leurs collègues. (Les seuls soucis sont que certaines scènes créent des incohérences. Comme lorsque les Sternritters marchent à l’unisson à la fin de l’épisode un, et au début du deuxième, Askin se retrouve dans le département scientifique de la division douze en disant qu’il a « toujours été là ». Ou encore que Gremmy, en théorie, est censé être enfermé et ne pas interagir avec ses collègues…)
(J’en profite aussi pour mentionner une erreur au milieu du premier épisode. Dans les fiches d’entracte, les jumeaux Lloyd sont attribués le Schrift « L », celui de Pepe, alors que le leur devrait être le « Y », le « yourself ».)
Et au lieu de les introduire en bloc comme le manga, la série introduit les Schrifts des différents personnages au fur et à mesure de l’histoire (presque suivi par une démonstration de pouvoirs), ce qui aide à la fluidité. Seul Robert Accutrone, le Sternritter « N » qui ressemble au commissaire Gordon, n’a pas été présenté. Et comme dans le manga, on ignore toujours, avec le « K » de BG9, son Schrift, ce qui est décevant…
Yhwach reçoit aussi plus de développement. En plus d’en apprendre plus sur son passé et ses confrontations passées avec la division zéro, on découvre l’étendue de l’hypocrisie de sa philosophie. À savoir qu’il prétend aimer la paix, alors qu’il requiert la guerre pour devenir puissant. Cela m’a par contre surpris que certains détails cruciaux de son histoire aient été omis.
Enfin, un autre changement important dans l’anime dans cette partie était la dynamique entre Ishida et Haschwalth. En effet, on ressent moins de méfiance de Haschwalth envers Ishida, contrairement aux autres Quincys qui l’ont dans le collimateur. Et ce changement changera la donne pour la direction que l’anime prendra avec Ishida, qui lui-même reçoit plus de développement cette saison.

Le moment de gloire de l’équipe B (pour certains, en tout cas)
Je diviserai le reste de ma critique entre les différentes parties de l’histoire.
Après l’épisode de transition terminant par la seconde invasion, la série met en avant plusieurs personnages secondaires, souvent négligés dus au fait qu’ils sont moins forts que les gros noms de la Soul Society. Notamment, ceux qui avaient perdu leurs bankais la saison dernière.
Petite parenthèse sur le vol des bankais. Cela a-t-il servi à grand-chose, outre créer de la tension artificielle? En fin de compte, les shinigamis ont retrouvé les leurs presque tout de suite, mais les quincys avaient quand même une contre-mesure parce que « Yhwach l’avait prédit » et que, de toute façon, le vol de bankais empêchaient leur Vollstandig, ce qui était un désavantage pour eux? Et vu la performance de certains bankais devant les plus forts des Sternritters… c’est à ce demander si bloquer les bankais servaient à quelque chose… Enfin, il y a d’autres incohérences que je pourrais mentionner là-dessus, mais cela prendrait trop de temps. La seule chose que j’ai aimée sur ce point est qu’il a servi à expliquer l’origine des frictions entre les Quincys et les Hollows.
Pour retourner aux combats, il fut intéressant de voir des personnages moins mis de l’avant avoir leurs moments. Notamment Komamura qui, selon moi, avait le bankai le plus faible chez les capitanes. Je pense encore que son arc vers la fin n’aboutissait pas à grand-chose, mais au moins, contrairement à certains, il a pu recevoir le développement nécessaire à son personnage (son bankai était aussi bien animé). L’anime a aussi alterné les scènes de combats et les dialogues, pour intégrer et mettre en valeurs les vice-capitaines, et voir comment ils forment des duos de pair avec leurs capitaines respectifs.
Une autre surprise de l’anime était l’ajout du bankai de Shinji, absent du manga. C’était une scène bien réalisée (les musiques qui accompagnent les scènes de Shinji sont d’ailleurs très classes), et a permis de mieux passer la pilule de son éventuelle défaite face à Bambietta.

Les fruits de l’entraînement royal (et le problème du premier immortel…)
Contrairement au manga, la série explore davantage l’entraînement d’Ichigo après le forgeage de ses Zangetsu. Notamment, on voit plusieurs parallèles entre lui et le roi spirituel, point qui sera davantage développé dans l’anime dans les saisons à venir.
La prochaine partie de l’histoire se concentre sur Renji, Rukia et Byakuya après leur retour du palais royal, et de leurs combats contre Masc de Masculine et Äs Nödt.
D’abord, j’ai bien aimé que l’anime développe les combats entre Masc et Ikkaku, Yumichika, et Hisagi (dont on attend toujours le bankai, d’ailleurs…) avant d’entamer avec celui de Kensei et Rose. Mais la performance de ces deux derniers? Oh qu’elle laisse à désirer… Durant l’arc d’Aizen, les Vizards étaient des alliés de poids, notamment ceux au rang de capitaines. Alors voir deux capitaines Vizards avoir une performance plus lamentable dans cet arc que Komamura (le plus faible des capitaines, désolé) est franchement lamentable. (Et Rose devrait apprendre à ne pas expliquer ses pouvoirs à ses ennemis pour éviter qu’ils ne le déjouent…)
Cela dit, leurs performances pathétiques a permis, au moins, à Renji de triompher durant son combat revanche, notamment avec son nouveau bankai (même si son combat était abrégé comparativement au manga). Mon seul souci avec ce combat entre les deux est qu’en théorie, comme plusieurs autres Quincys, Masc est quasiment immortel, et Renji n’a pu triompher que par une erreur stupide de la part du Quincy que le scénario lui a forcé à faire…
J’ai par contre moins de critiques sur le combat entre Äs Nödt et Rukia (et brièvement Byakuya). Les pouvoirs respectifs étaient bien exécutés, que ce soit l’horreur et le grotesque du Schrift de la peur, ou la beauté glaciale du zanpakuto de Rukia. Le point fort de l’épisode (et probablement de la saison) était la représentation de son bankai, pendant que le générique de fin jouait en arrière-plan.

Deux épisodes bâclés (et le problème du deuxième immortel…)
Normalement, les épisodes de cet arc adaptent entre quatre et six chapitres à la fois. L’épisode 7 de cette saison en a adapté neuf; le 8, sept. Et malheureusement, ça se ressent.
Gremmy contre Zakari était un combat attendu de cet arc. Et il mériterait d’avoir deux épisodes, avec plus de développement sur le premier combat entre Yachiru et Guenael. Sur le positif, le caractère étrange et insolite des pouvoirs insolites de Guenael était bien représenté. Yachiru a pu avoir son moment de gloire (tout en laissant au passage certains indices sur sa vraie nature), Kenpachi a enfin reçu son shikai, et l’animation des deux combats était en général bien exécutée (mention spéciale au bref flash-back de Zaraki jeune durant le combat).
Sur le négatif, d’abord, les deux combats auraient dû durer deux épisodes. En un seul, les événements s’enchaînent l’un par-dessus l’autre, sans prendre le temps de respirer. Sans pour autant adapter un chapitre par épisode (on n’est pas dans One Piece, quand même…), plusieurs scènes auraient pu mieux respirer. Et contrairement aux autres épisodes, des scènes de réactions globales ont été supprimées ici, notamment lors de l’arrivée de la météorite.
Ensuite, nous avons affaire au deuxième immortel des Quincys dans le personnage de Gremmy, ayant le pouvoir de l’imagination, le « Visionary ». Tout ce qu’il imagine se réalise, voilà. Ce pouvoir est tellement abusé qu’en théorie, il peut remporter la guerre à lui tout seul. Mais il peut parce que le Batman / Erza Scarlet / Chuck Norris des shinigamis détient une force qui surpasse l’imagination du soi-disant « plus fort des Quincys ». Et je n’ai jamais aimé cette explication.
L’épisode huit, qui relate l’arrivée d’Ichigo (sous un remix de sa chanson thème) et son combat contre le groupe que le fandom surnomme les Bambis (Candice, Liltotto, Meninas et Giselle) était aussi bâclé et accéléré. Certes, voir le Getsuga Jujisho animé était une pépite visuelle, et l’ajout des Vollstandig des Bambis absents du manga était le bienvenu, mais plusieurs événements s’enchaînaient l’un par-dessus l’autre sans prendre de souffle. (En passant, une scène entre Bazz-B et Shinji a été supprimée de l’anime. Mais vu qu’il s’agissait d’une autre scène où Shinji, un Vizard, passait encore pour un incompétent, je ne m’en plaindrai pas.)
Sur des détails plus pointilleux, j’en détaillerai plus lorsqu’on aura la liste complète à la saison quatre, mais l’intrigue autour des « forces militaires spéciales » ne semble aboutir nulle part, et aurait pu être enlevée de l’intrigue sans grande perte.
Aussi, c’est durant cet épisode que j’ai commencé à avoir l’impression que l’anime s’attend à ce que vous ayez suivi le manga pour comprendre certains détails. En effet, certains Schrifts sont totalement omis d’explication, et même si certains se devinent, d’autres seraient moins clairs pour ceux qui ne suivent que l’anime (comme le Schutzstaffel qu’on parlera plus tard).
Ah. J’oubliais un point positif. Chad a bloqué quelques flèches, ce n’était pas dans le manga. Ce n’est pas grand-chose, mais au moins, contrairement au manga, il fait de quoi d’un minimum utile.

La parade des zombies (et encore un immortel…)
Pendant qu’Ichigo et ses amis partent à la poursuite de Yhwach qui compte prendre d’assaut le palais royal avec sa garde d’élite (d’ailleurs, est-ce moi ou Ichigo passe une bonne partie de cet arc à courir d’une place à l’autre?), le reste des shinigamis en état de combattre (outre Kyoraku, Urahara et Ukitake) affrontent les huit Sternritters restants n’ayant pas accompagné Yhwach au palais. De ce fait, Renji et Rukia affrontent Bazz-B (dans un combat hors champ qui ne sert qu’à présenter un moment comique entre Renji et Bazz-B), Hisagi défie Pepe, Byakuya combat Candice, Nanana et Robert (avec Liltotto et Meninas en arrière-plan), et Ikkaku et Yumichika (plus tard aidé par Mayuri) font face à Giselle.
Giselle est l’adversaire qui reçoit le plus d’attention durant cette section. En plus de sa dynamique avec différents personnages (notamment Yumichika [une scène semble d’ailleurs avoir été censurée entre eux…], Mayuri, Charlotte et sa zombie fétiche…), mais aussi par ses zombies, Quincys et shinigamis, qui rendent le combat plus délicat pour nos adversaires. Que ce soit les soldats de la division 11, Bambietta et ses pouvoirs explosifs (quoique, selon moi, la manière aisée dont Mayuri et ses Arrancars zombifiés ont détourné ses attaques diminue l’impact de la victoire de Komamura…), et surtout, zombie Hitsugaya. (Aussi Kensei, Rose et Matsumoto, mais l’attention est plus sur Hitsugaya, en habit de Quincys).
(Aussi, oui, étant elle-même une zombie, Giselle est une autre immortelle… Mais vu qu’elle survit cette saison, j’aborderai son cas une prochaine fois.)
Le combat entre Mayuri et Hitsugaya est l’élément marquant de cette partie. Zombie Hitsugaya est en effet un excellent antagoniste, et les effets de la drogue de Mayuri étaient tout à son image.
Pour ce qui est du combat de Byakuya, j’aime qu’ils aient détaillé les scènes de combat, expliquant comment chaque Sternritter était vaincu (comme par le fait que le pouvoir de Nanana était neutralisé par les habits de la division zéro, ou que Candice manquait d’énergie après son combat contre Ichigo, ce qui fait que Robert était le seul à se battre en pleine forme). En plus de montrer le Vollstandig de Robert (si seulement on savait son Schrift, aussi…) et d’ajouter du développement à son personnage, on a aussi pu voir le bankai de Byakuya à l’œuvre. Si je devais reprocher un truc, ce serait que pour un personnage qui a crevé un œil à Kyoraku durant la première évasion, Robert n’aura pas servi à grand-chose. De plus (et ce n’est pas seulement avec Byakuya, mais l’arc en général), même avec 28 ennemis en face, j’ai l’impression qu’entre nos 13 capitaines, 13 vice-capitaines, les Vizards, et le groupe d’Ichigo, Urahara et compagnie, quatre personnages secondaires (Zaraki, Byakuya, Mayuri et Hitsugaya) se sont occupés de la moitié des ennemis. Certes, j’aime ces personnages, mais j’aurais voulu voir d’autres personnages avoir leurs moments pour une fois. Comme les Vizards, par exemple. Ou Hisagi dont on attend toujours le bankai…
Ah, oui. Il y avait Pepe, aussi. On ne parle pas de Pepe. Je ne vais même pas me plaindre de ses scènes raccourcies. Prochaine partie…

La division zéro contre le Schutzstaffel : les lettres contre les noms
Pendant qu’Ichigo se dirige toujours vers le palais, la division zéro confronte Yhwach avec sa garde d’élite (et Niazol dont le combat contre Senjumaru fut abrégé). Et jusqu’à présent, c’est à cet instant que les changements comparativement au manga demeurent massifs, notamment dans la séquence de certains événements.
Il faut comprendre que, dans le manga, la division zéro, à l’exception d’Ichibei, paraît vraiment mal durant ce combat. (Encore heureux que le début avec Tenjiro et Nanzol ait été coupé.) Le Schutzstaffel, la garde d’élite de Yhwach composé de Lille Barro, Gerard Valkyrie, Pernida Parnkgjas et Askin Nakk Le Vaar est certes puissante (et immortelle… mais nous en parlerons une prochaine fois), il ne fait pas de sens, sur papier, que les quatre hommes puissent se débarrasser aisément de la garde royale, sachant qu’ils perdront devant des personnages, en théorie, plus faibles dans un futur proche.
En plus d’avoir permis à plusieurs shinigamis de briller individuellement (que ce soit Tenjiro contre Haschwalth, Senjumaru contre Ishida, un prolongement d’Oetsu contre Askin, et quatre combats individuels au dernier épisode contre le Schutzstaffel en Vollstandig), ils ont donné une explication sur le rapport de force de la garde royale, et de leur condition pour libérer leur bankai. Outre certains présages sur les pouvoirs des Quincys (notamment comment Yhwach est sortie de la cage et comment la cage a été « par malchance » détruite la première fois, ou encore le Vollstandig de Pernida qui ressemble à des mains), nous avons eu droit au bankai de Senjumaru. Massif, bouleversant le monde (littéralement), et un bon outil de présage sur les futurs combats de ses six victimes (à savoir le Schutzstaffel, Ishida et Haschwalth).
Mais avant d’aborder le clou du spectacle, une petite pensée pour tous ces Quincys décédés durant l’Auswahlen, durant cette scène épique illustrée avec brio avec l’image de la pluie. Pensons également aux Quincys comme Liltotto et Bazz-B qui se sont sentis trahis. Et Robert dont la scène de mort a été supprimée, donc on n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé avec lui dans l’anime, jusqu’à ce jour.
Mais passons au menu de résistance. Yhwach contre Ichibei. Celui qui a le pouvoir d’attribuer des lettres contre celui qui a le pouvoir de nommer. Ce combat contient plusieurs sous-entendus conceptuels et philosophiques qui mettent en valeur les visions des deux combattants (encore plus que tout autre combat durant cette saison). Yhwach fait don de toutes ses aptitudes de père des Quincys, et Ichibei lui offre une riposte de taille avec ses attaques de l’encre à l’animation mémorable, avec un zanpakuto qui passerait un combat contre Yamamoto comme une partie de plaisir.
La bataille contre la division zéro ne se conclut pas cette saison. En fait, après les crédits, on a droit à un moment d’humour avec Kon, où il adresse (d’un ton métafiction) des moments d’humour coupés dans l’anime.

Un petit mot sur les génériques
Comme mentionné plus tôt, les génériques reprennent le teint bleu distinctif de cette saison.
Bien que je l’apprécie moins que les autres, le générique d’ouverture aborde une approche stylistique et créative, où les personnages abordent des costumes contemporains (le design des costumes est en général un point fort chez Tite Kubo), et se servent d’objets du quotidien. En plus de cacher une panoplie d’easter eggs qui feront sourire les fans attentifs, c’était une approche ingénieuse pour présager plusieurs combats futurs sans ne rien divulgâcher.
Le générique d’ouverture est l’un de mes préférés, par contre. Par une approche minimaliste et texturée, il relate la relation entre Yhwach et ses hommes, et démontre la menace que représentent les Quincys, qui restaient cachés dans les ombres en attendant leurs heures. Et à la fin, il nous pointe vers la cible principale de Yhwach : le roi spirituel.

Conclusion
La deuxième saison de Bleach: Thousand-Year Blood War continue sur la lancée de la première avec une animation hors pair, des scènes d’actions stupéfiantes, et une intrigue épique qui renforcent les enjeux de la guerre. Si certaines parties reçoivent plus de développements, d’autres s’en retrouvent abrégées et bâclées sans raison valable. En soit, la saison demeure malgré tout réussie dans son ensemble, et finit sous une note qui nous donne envie de connaître la suite des événements.
Analyse
Points forts :
- Reprise des points forts de la saison précédente (amélioration au niveau de l’animation, approche stylistique proche du manga…)
- Excellent travail sur les décors et la coloration
- Certains défauts du manga corrigés (notamment envers la division zéro)
- Certains combats épiques (notamment ceux de Rukia, d’Ichibei et de la division zéro)
- Uryu Ishida continue de recevoir du développement
Points faibles :
- Intrigue sur les bankais volés inutiles
- Plusieurs personnages sous-exploités comparativement à d’autres
- Deux épisodes bâclés qui auraient dû prendre leur temps
- À ce stade, la série s’attend à ce que vous ayez lu le manga
- Quelques erreurs techniques et faux raccords
- Hisagi, on attend ton bankai…
- Quelques présages de problèmes futurs…
Pour visionner l’anime, c’est ici.