Informations principales

Titre du jeu : Drink Factory Simulator

Développeur : Agosto Game Studio

Éditeur : PlayWay S.A.

Genre : Simulation, gestion, chimie

Plateformes : PC

Testé sur : PC

Prix : 11,99$

Date de sortie : 13 août 2026

Nombre de joueurs : Solo

En français : Oui

Classement ESRB : E

Une boisson qui ne m’a pas complètement désaltéré
J’ai joué à beaucoup de jeux de simulation au fil des dernières années. Certains me proposent de réparer des objets, d’administrer un commerce, de fabriquer toutes sortes de produits ou simplement de transformer une petite entreprise artisanale en véritable empire industriel. Et même si la formule commence à être familière, je me laisse encore régulièrement prendre au jeu.

Avec Drink Factory Simulator, on reprend plusieurs de ces ingrédients, mais cette fois pour nous placer à la tête d’une usine de boissons. Sur papier, il y avait donc tout ce qu’il fallait pour m’accrocher. Pourtant, après quelques heures à mélanger, produire, embouteiller et optimiser, le constat est un peu différent: ce n’est pas un mauvais simulateur, loin de là, mais c’est probablement l’un de ceux qui m’a le moins interpellé dernièrement. Je crois donc pouvoir affirmer que le problème vient davantage de moi que du jeu.

A red mixing bowl with a whisk attachment on top, connected to a blue blending motor, in a clean, modern workspace. A display screen shows a blending timer reading '29s'.

À la recherche de la recette parfaite
L’une des bonnes idées de Drink Factory Simulator est de ne pas simplement nous donner une liste de recettes à reproduire. Il faut expérimenter avec les ingrédients et surtout avec leurs proportions afin de découvrir soi-même les bonnes combinaisons. Cette phase donne presque des airs de petit laboratoire à notre usine. On teste, on ajuste les quantités et on essaie d’obtenir une boisson suffisamment réussie pour passer ensuite à une production beaucoup plus importante.

C’est d’ailleurs ce système de découverte qui permet au jeu de se distinguer légèrement de la tonne de simulateurs de gestion disponibles sur Steam. Plutôt que de simplement acheter une nouvelle recette dans un menu parce qu’on vient d’atteindre le niveau suivant, il faut mettre un peu les mains à la pâte…ou plutôt dans le sirop.

Du petit mélange à la chaîne de production
Une fois notre recette trouvée, on entre davantage dans le côté industriel de l’expérience. Il faut produire en quantité, utiliser différentes machines, remplir les contenants, préparer les commandes et éventuellement améliorer notre installation. C’est ici qu’on retrouve cette fameuse boucle de progression que j’apprécie généralement beaucoup dans ce type de jeu: travailler, gagner de l’argent, acheter de meilleurs équipements et rendre notre entreprise progressivement plus efficace.

Au début, plusieurs opérations doivent être effectuées manuellement. Puis tranquillement, notre petite installation commence à ressembler davantage à une véritable usine. L’objectif n’est donc pas uniquement de fabriquer des boissons, mais de rendre toute la chaîne de production suffisamment efficace pour répondre aux commandes sans constamment courir d’une machine à l’autre.

Et je dois reconnaître que voir les différentes étapes commencer à fonctionner ensemble procure cette petite satisfaction typique des jeux de simulation.

Shelves displaying various colored glass flasks filled with liquids, including green, blue, yellow, and orange, with a digital recipe on the right side.

Ça fonctionne… mais je n’ai pas eu la piqûre
C’est justement ici que mon expérience avec Drink Factory Simulator devient un peu particulière.
Je pourrais facilement dresser une liste de qualités. Les mécaniques sont relativement faciles à comprendre, la progression fonctionne, l’expérimentation apporte quelque chose d’intéressant et l’idée de partir d’une petite installation pour éventuellement construire une usine beaucoup plus importante correspond exactement à ce qu’on attend de ce genre de simulateur.

Pourtant, je n’ai jamais vraiment eu cette envie de me dire « encore une autre heure ».
Cette petite dépendance est pourtant souvent ce qui me fait apprécier les simulateurs. On commence avec l’intention de jouer trente minutes et, deux heures plus tard, on est encore là parce qu’il manque quelques dollars pour acheter cette machine qui permettra enfin d’optimiser toute notre production. Ici, cette étincelle est arrivée beaucoup moins souvent.

Peut-être simplement une question de thématique
Je pense surtout que la fabrication industrielle de boissons m’intéresse moins que plusieurs autres métiers ou entreprises proposés dans les simulateurs auxquels j’ai joué.
C’est assez ironique venant de quelqu’un qu’on surnomme Beerman, j’en conviens!
Mais fabriquer une boisson dans une usine et découvrir l’univers brassicole sont deux choses complètement différentes selon moi. Ici, on est davantage dans les ratios, les machines, la production de masse et la logistique. Et même si tout cela fonctionne correctement comme mécanique de jeu, l’univers lui-même ne m’a simplement pas donné autant envie de m’investir.

C’est aussi une bonne démonstration de l’importance de la thématique dans les jeux de simulation. Deux titres peuvent utiliser des systèmes très semblables et provoquer chez moi des réactions complètement différentes simplement parce que l’un me donne davantage envie d’habiter son univers.

Une usine encore en construction
Il faut également garder en tête que Drink Factory Simulator est actuellement proposé en accès anticipé. Agosto Game Studio souhaite justement profiter de cette période pour recueillir les commentaires des joueurs, corriger les problèmes et ajouter de nouvelles recettes, fonctionnalités et améliorations. Le jeu que nous avons aujourd’hui n’est donc pas nécessairement celui que nous aurons dans plusieurs mois.

Tant qu’à moi, la base est suffisamment solide pour être développée davantage. Il existe déjà un sentiment de progression intéressant et le principe de découvrir ses propres recettes apporte une personnalité au jeu que plusieurs autres simulateurs n’ont pas nécessairement.

A laboratory shaker with a blending container on top, featuring a control panel displaying the blend option. A recipe card shows the required measurements of water and liquefied carbon dioxide. A beaker with a liquid solution is floating next to the shaker.

Pas mauvais, simplement moins pour moi
Au final, Drink Factory Simulator est probablement l’un de ces jeux pour lesquels je dois séparer mon appréciation personnelle de la qualité réelle du produit.

Je ne peux pas dire que je me suis ennuyé. Je ne peux certainement pas dire non plus que le jeu est mauvais. Il propose exactement ce qu’il annonce: expérimenter avec différentes boissons, développer une production, améliorer son usine et tenter de bâtir tranquillement un petit empire. Mais parmi tous les simulateurs auxquels j’ai joué dernièrement, celui-ci m’a simplement moins marqué.

Peut-être parce que la thématique m’interpelle moins. Peut-être parce que la boucle de production m’a semblé plus familière. Ou peut-être simplement parce qu’un jeu de simulation doit parfois provoquer une obsession un peu difficile à expliquer pour véritablement fonctionner sur moi. Drink

Factory Simulator ne m’a pas donné cette obsession.
Il m’a tout de même offert quelques heures agréables à jouer au chimiste et au directeur d’usine. Et pour les amateurs de gestion, d’optimisation et surtout d’expérimentation, il pourrait très bien être beaucoup plus rafraîchissant qu’il ne l’a été pour moi.

Merci à PlayWay S.A. pour la copie du jeu.

6/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Réveille le chimiste en nous

Points faibles :

  • Quand même complexe pour des boissons
  • Beaucoup de lecture et de mathématiques à décortiquer

Pour vous procurer le jeu, c’est ici.