
Cette année, on a décidé de ramener le segment des films qui manquent d’amour. Essentiellement, ce sont des petites perles du cinéma qui passent trop souvent sous le radar ou alors des plaisirs coupables qu’on aime revisiter sans trop savoir pourquoi. Dans le cas de Monsieur Nounou, par contre, c’est ni un ni l’autre. C’est simplement un film qu’on m’a demandé de regarder pour me punir. Clairement, pour me punir.
Monsieur Nounou (Mr. Nanny) est une comédie de Michael Gottlieb sortie en 1993 mettant en vedette Hulk Hogan. Hogan interprète Sean Armstrong, un ancien lutteur à la retraite qui travaille désormais comme garde du corps. Son prochain contrat? Protéger un riche homme d’affaires contre ses adversaires qui tentent de mettent la main sur une micropuce qui vaut une fortune. Son mandat prendra une tournure inattendue lorsque la gouvernante des enfants quitte son emploi et laisse à Armstrong le fardeau de s’occuper des petits monstres.

Des gros bras et c’est tout
Monsieur Nounou est un typique film dans lequel on prend un grand gaillard et on le place dans une situation complètement opposée à ce qu’il représente. Un flic à la maternelle avec Arnold Schwarzenegger, La fée des dents avec Dwayne Johnson ou encore Le pacificateur avec Vin Diesel sont tous de bons exemples. Le problème, c’est que pour que ce genre de film fonctionne, l’acteur principal doit avoir un certain charisme. The Rock en a à revendre, Schwarzenegger s’en sort pas trop mal non plus, je suis moins certain pour Diesel, mais une chose est sûre: Hulk Hogan n’en a aucun. Non seulement son jeu d’acteur est nul, mais le type ne dégage absolument rien.
Après, soyons honnête, tout le monde est mauvais dans le film. Le jeu d’acteur est atroce de bout en bout, même si on considère l’aspect over the top du film qui, à sa défense, est pleinement assumé.

Oh, et un peu de cœur quand même
Le film n’est pas sans qualités. À 83 minutes, il sait se retirer au bon moment. Même si j’ai trouvé le récit extrêmement léger et convenu, le rythme du film est convenable et on ne sent pas que le film s’étire sans raisons. Également, le film a bien un peu de cœur, avec les deux enfants qui se trouvent à être de petites pestes uniquement dans le but de recevoir de l’attention de leur père, trop absent depuis le décès de la mère. C’est rien de très original, mais ça fonctionne suffisamment bien dans le cadre du film.

Conclusion
Ultimement, Monsieur Nounou est un film oubliable qui risque de plaire uniquement aux nostalgiques. Autrement, n’importe qu’elle des trois comédies mentionnées plus haut seront une écoute plus agréable, aussi surprenant que cela puisse paraître.

Pour visionner le film, c’est ici.


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