Il y a certaines histoires de monstres qui ne vieillissent jamais vraiment. Elles sont au contraire constamment revisitées et réadaptées en fonction de l’époque et des sensibilités de la personne en charge. Dans le cas qui nous intéresse, cette personne, c’est Guillermo del Toro, un réalisateur que j’ai toujours bien aimé. Il nous arrive avec sa version de Frankenstein, disponible depuis le 17 octobre sur Netflix. Le film met en vedette une panoplie d’acteurs très talentueux, dont Oscar Isaac, Mia Goth, Jacob Elordi et Christoph Waltz, entre autres.

L’histoire de Victor
Le film débute dans les contrées glacées de l’Arctique, où l’équipage d’un navire russe cherche à se défaire de la glace qui le tient prisonnier. Un signal de détresse les mènera jusqu’à un homme seul et grièvement blessé: Victor Frankenstein. Celui-ci est traqué par une dangereuse créature que les Russes parviendront à repousser de justesse. Dans le confort de la cabine du capitaine, Victor se livrera sur les circonstances qui ont menées à cette situation.

Tour à tour, Frankenstein et la créature raconteront leur version de l’histoire de sa création. Pour Frankenstein, c’est cette idée de vaincre la mort qui le motive plus que tout, lui qui a perdu sa mère lorsqu’il était tout jeune. Pour le monstre, c’est la quête de découverte de soi et du monde, et ultimement, trouver le moyen de pardonner la folie de son créateur. Le film se veut un regard intime sur ces deux personnages. À ce niveau, j’ai trouvé que ça fonctionnait très bien dans le cas du professeur, où sa quête empreinte de folie est merveilleusement illustrée.

Et l’histoire de la créature
Pour ce qui est de l’histoire de la créature, j’ai été moins convaincu. J’admets d’emblée que je ne connais que très peu l’histoire originelle de Mary Shelley en dehors de ce qu’on en a vu dans les films. Mais je me serais attendu à un film d’horreur plus classique, où plutôt un film qui n’a pas peur de montrer l’horreur où elle se doit d’être. On reconnait bien la patte de del Toro, mais j’ai trouvé le film trop lumineux pour une histoire de monstres; à tout le moins, plus lumineux que ce que j’aurais voulu.

Un casting très solide
Ceci dit, le film s’écoute très bien, et les 152 minutes qu’il dure passent à toute vitesse. Oscar Isaac est mon coup de cœur du film, avec son Victor Frankenstein troublé par ses ambitions morbides. Jacob Elordi est également très solide dans le rôle de la créature et arrive à nous humaniser le monstre avec une étrange facilité. Finalement, j’ai toujours un sourire dès que Christoph Waltz apparaît sur mon écran, alors j’étais très heureux de constater sa présence dans le film, bien que son rôle soit relativement petit.

Conclusion
Frankenstein est de retour sur nos écrans dans un film fort différent que ce à quoi je m’attendais, mais c’est aussi là que réside sa force. S’il ne plaira pas à tous, je crois que le film mérite amplement d’être vu, tant par les fans de monstres que par les fans de del Toro.

Pour visionner le film, c’est ici.

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Une réponse à « CRITIQUE DE FILM – FRANKENSTEIN »

  1. […] honorable : FrankensteinAvant que plusieurs de mes amis se plaignent du classement bas de ce film ou de la mention […]

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