Introduction
Développé par le petit studio Super Fantasy Games et édité par Hooded Horse, Super Fantasy Kingdom est arrivé sur Steam le 24 octobre 2025 sans faire beaucoup de bruit, avant de devenir un véritable coup de cœur pour les amateurs de gestion originale. En mariant le city building à la boucle de gameplay d’un roguelite, le jeu parvient à créer une expérience fraîche, rythmée et étonnamment addictive.

Dans Super Fantasy Kingdom, tu incarnes différents héros qui doivent bâtir, gérer et défendre leur royaume au fil de runs toujours renouvelés. Ce city builder hybride mêle gestion, stratégie et éléments roguelite : chaque partie propose une carte générée procéduralement, des défis uniques, et une progression qui récompense la planification comme la prise de risque. L’objectif ? Construire ton royaume, repousser les vagues d’ennemis et faire prospérer ton peuple jusqu’à la victoire ou jusqu’à la chute inévitable, avant de tout recommencer, plus fort et plus malin.

C’est le genre de titre qui te fait dire “allez, juste un dernier run”, avant de réaliser qu’il est 3 heures du matin. Et croyez-moi, cette sensation, c’est souvent la marque des grands.

Un city builder au rythme d’un roguelite
La première grande réussite de Super Fantasy Kingdom, c’est d’avoir trouvé l’équilibre entre construction et action. Chaque run démarre sur une carte vierge où tu dois poser les premières fondations de ton royaume : fermes, maisons, ateliers, tours de défense… Tout paraît familier au début, jusqu’à ce que la mécanique roguelite s’invite.

À chaque tentative, la carte est générée procéduralement, avec des ressources, des ennemis et des événements différents. Tu dois donc constamment t’adapter à la topographie et aux menaces imprévues. Ce renouvellement constant évite la lassitude typique des city builders classiques : chaque royaume devient une aventure unique.

Les objectifs secondaires, petits défis à accomplir pour débloquer de nouvelles constructions, unités ou héros, ajoutent une excellente couche de progression. On avance par petites touches, toujours avec une récompense à la clé. Et même après un échec, on a l’impression d’avoir gagné quelque chose : une amélioration, une nouvelle idée de stratégie, un bâtiment inédit à tester.

Une galerie de personnages jouables
Autre atout majeur : le choix des personnages jouables. Chaque héros que tu incarnes modifie la façon de jouer. Certains favorisent l’attaque et la croissance rapide, d’autres misent sur la défense ou la magie. Cette diversité pousse à expérimenter et renouvelle constamment la formule.

C’est aussi un excellent moyen de varier les sensations de jeu. Là où un personnage axé sur la production encourage une expansion contrôlée, un autre héros plus agressif poussera à ériger des fortifications dès les premières minutes. Cela donne au jeu une vraie rejouabilité organique, où chaque run devient un terrain d’expérimentation.

La découverte de la carte, une aventure en soi
Découvrir la carte au fil de l’aventure est l’un des moments les plus plaisants. On explore petit à petit, dévoilant des zones mystérieuses, des ressources cachées et parfois des menaces inattendues. Cette progression visuelle et stratégique donne un sentiment constant de découverte.

Là où d’autres city builders deviennent rapidement routiniers, Super Fantasy Kingdom garde ce frisson de l’inconnu. Le joueur ne se contente pas d’optimiser : il explore, il découvre, il s’adapte.

Une boucle de gameplay fluide et satisfaisante
La boucle de jeu est particulièrement bien rythmée. Grâce à la vitesse d’avance rapide, on peut accélérer les moments plus calmes sans jamais s’ennuyer. Le jeu s’enchaîne naturellement, sans lourdeur ni temps mort.

Le fait de recommencer souvent, loin d’être frustrant, devient même un plaisir. Chaque défaite apporte son lot d’enseignements, et la progression entre les runs est suffisamment gratifiante pour donner envie d’y retourner. C’est une rareté dans le genre : Super Fantasy Kingdom réussit à rendre la répétition fun.

Le système de construction est clair, intuitif et agréable à manier. L’interface est épurée, les informations sont bien présentées, et la sensation de progression, qu’il s’agisse de la croissance d’un village ou d’une armée, est constante.

Une direction artistique charmante et une ambiance maîtrisée
Visuellement, le jeu adopte un style fantasy coloré et légèrement cartoon en pixel art, rappelant les univers de Kingdoms and Castles ou Spellcaster University. Chaque bâtiment a du caractère, et les effets de lumière ou de météo contribuent à une atmosphère chaleureuse.

L’OST, discrète mais envoûtante, accompagne parfaitement les phases de construction ou de défense. On ressent une vraie harmonie entre gameplay et ambiance, comme si tout avait été pensé pour encourager la détente et la concentration à la fois.

Des développeurs à l’écoute
Depuis la sortie, les développeurs de Super Fantasy Games se montrent extrêmement réactifs. Les patchs correctifs et les mises à jour s’enchaînent à un rythme impressionnant, améliorant l’équilibrage, corrigeant les bugs et ajoutant de nouvelles options de confort.

C’est un point essentiel : le jeu est déjà excellent, mais il s’améliore jour après jour grâce à une équipe à l’écoute de sa communauté. Une rareté qu’il faut saluer.

Bilan global
Super Fantasy Kingdom n’invente pas le city builder, mais il le réinvente à sa manière. En fusionnant gestion, exploration et rejouabilité, il propose une expérience moderne, stimulante et incroyablement plaisante à jouer.

Ce mélange de stratégie et de hasard, de planification et d’improvisation, fonctionne à merveille. Même après plusieurs échecs, on a envie d’y retourner, d’ajuster sa stratégie, de tester un autre héros ou une autre approche. Peu de jeux parviennent à rendre la défaite aussi engageante.

Forces

  • Excellente fusion entre city builder et roguelite.
  • Rejouabilité énorme grâce aux héros, cartes et objectifs variés.
  • Sensation de progression constante et gratifiante.
  • Interface fluide et gameplay bien rythmé.
  • Développeurs très actifs, nombreux patchs depuis la sortie.
  • Exploration et découverte de la carte particulièrement plaisantes.

Défauts

  • Visuellement correct mais pas toujours très détaillé.
  • Certaines mécaniques gagneraient à être un peu plus profondes.
  • Peut manquer d’enjeux narratifs à long terme.

Conclusion
Super Fantasy Kingdom est l’une des plus belles surprises de 2025 dans le monde du city building. En réussissant à injecter de la tension, de la découverte et une vraie sensation de progression dans un genre souvent figé, il s’impose comme un vent de fraîcheur bienvenu.

Ce n’est pas juste un jeu de gestion : c’est une aventure stratégique où chaque run raconte une nouvelle histoire. Accessible, intelligent, et diablement addictif, il prouve qu’avec de bonnes idées et une équipe passionnée, on peut encore surprendre dans un genre vieux de plusieurs décennies.

Une réussite aussi solide que captivante, qui mérite amplement sa note de 8.7 / 10.

Merci à Hooded Horse pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

Auteur

Avatar de WoodenKnees

Article écrit par

Une réponse à « CRITIQUE DE JEU VIDÉO – SUPER FANTASY KINGDOM »

Répondre à Les meilleurs jeux de 2025 selon G pour Geek (Best of) – G Pour Geek Annuler la réponse.