Le film Ballerina, intitulé Ballerine au Québec, est sorti le 6 juin 2025. Il met en vedette Ana de Armas, Keanu Reeves, ainsi que Gabriel Byrne dans le rôle du méchant. Le film dispose d’un budget allant jusqu’à 90 millions de dollars et a une durée de 125 minutes. Ballerine est réalisé par Len Wiseman (connu pour Underworld) et son scénario a été écrit par Shay Hatten (John Wick: Chapter 3 – Parabellum et John Wick: Chapter 4). Au cas où ce ne serait pas encore clair, il s’agit d’un film se déroulant dans l’univers de John Wick, produit par Lionsgate.

Le maître du crime derrière le complot
L’histoire de Ballerina se déroule entre les événements de John Wick: Chapter 3 – Parabellum et John Wick: Chapter 4. Le récit suit Eve Macarro, une jeune assassine élevée par une organisation secrète appelée la Ruska Roma, connue pour entraîner des orphelins à devenir des tueurs à gages à travers un mélange d’entraînement physique, de danse et de discipline.

Eve cherche à se venger après le meurtre de sa famille. Lorsqu’elle apprend que leur mort n’était pas un accident mais le résultat d’un contrat ciblé, elle entreprend une traque impitoyable pour éliminer les responsables. Son enquête l’amène à affronter plusieurs ennemis du monde souterrain du crime, dans un univers codifié régi par des règles strictes, similaires à celles déjà établies dans les films John Wick.

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Au cours de sa quête, Eve croise plusieurs personnages clés de cet univers, dont Winston, le directeur du Continental de New York, et Charon, le concierge de l’hôtel. Elle entre aussi en contact avec la Directrice, figure d’autorité de la Ruska Roma, qui supervise l’entraînement des jeunes recrues. Son chemin la mène à affronter Le Chancelier, un puissant ennemi lié à la mort de sa famille.

Le film met en avant une série de confrontations violentes, des alliances fragiles, et une exploration plus poussée du monde des assassins introduit dans la saga principale. Ballerina approfondit ainsi les origines de Rooney tout en développant les ramifications du monde criminel global de la franchise.

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Une dose d’action efficace… avec une touche de nostalgie
Honnêtement, durant ses 125 minutes, Ballerine a réussi à me divertir autant que n’importe quel autre projet de l’univers John Wick, que ce soit les quatre films principaux ou encore la série télé The Continental.

Je suis un mordu de films d’action, ayant grandi à l’époque où Bruce Willis, Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger et Jean-Claude Van Damme faisaient la pluie et le beau temps. Quand je me lance dans ce genre de film aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à résister à l’envie de me prendre un pop-corn et de simplement me laisser divertir. Ce sont pratiquement les seuls films d’action modernes qui réussissent encore à me procurer ce petit effet de nostalgie.

Mais ce qui m’a le plus surpris, c’est que le scénario de Ballerine n’a absolument rien à envier aux classiques des années 80-90, ni même aux films de John Wick. Certes, il ne révolutionne rien, mais il ne présente aucune faille majeure. Il colle parfaitement à l’univers et soutient très bien l’histoire qu’on cherche à nous raconter.

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Un casting solide, mené par une Ana de Armas en pleine maîtrise
Parlons un peu des acteurs et de leur performance. Certains pourraient crier au wokisme sous prétexte qu’on place une femme à la tête d’un film issu d’une série menée jusqu’à présent par Keanu Reeves. Mais en réalité, Lionsgate a pris la bonne décision : proposer un spin-off avec une actrice qui n’a plus rien à prouver dans le domaine de l’action, j’ai nommé Ana de Armas.

L’actrice cubaine m’avait déjà impressionné dans Ghosted, The Gray Man et No Time to Die. Elle endosse ici le rôle principal avec brio, et livre exactement ce qu’on attend d’elle : tuer des centaines de personnes avec un style et une attitude purement badass.

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Le reste du casting est tout aussi convaincant : Keanu Reeves reprend son rôle de John Wick, Ian McShane revient en Winston Scott, le directeur du Continental, et Gabriel Byrne incarne le Chancelier, le grand méchant du film. Tous livrent des performances solides et crédibles.

Il faut aussi mentionner Norman Reedus (connu pour The Walking Dead, The Boondock Saints ou encore Blade II), qui interprète Daniel Pine, ainsi que le regretté Lance Reddick, qui fait un dernier retour émouvant dans le rôle de Charon. Il s’agit de sa dernière apparition à l’écran avant son décès, ce qui rend sa présence ici d’autant plus marquante.

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Quelques réserves côté effets spéciaux
Là où le film perd un peu de son charme, c’est du côté des effets spéciaux. Deux scènes m’ont particulièrement frappé. La première se déroule au tout début et montre une sorte d’accident de voiture impliquant notre personnage principal. On remarque rapidement que la scène est entièrement réalisée en images de synthèse, ce qui m’a un peu dérangé, car ça casse l’immersion quand on distingue clairement l’artifice.

La deuxième scène met en confrontation deux combattants équipés de lance-flammes. L’action est bien menée, mais les personnes brûlées semblent, comment dire… un peu trop protégées, ce qui se remarque aussitôt à l’écran. J’aurais préféré que cet excès de protections reste invisible ou plus subtil.

Cela dit, j’ai vraiment eu l’impression qu’Ana de Armas avait réalisé la plupart de ses cascades elle-même, sans recours à des doublures. À part ces deux bémols, le film est bien réalisé.

Un premier spin-off réussi et prometteur
J’ai beaucoup apprécié mon visionnement, surtout en tant que fan de la franchise John Wick. Je n’aurais pas pu rêver mieux pour ce premier film spin-off de la série. J’espère revoir le personnage d’Eve Macarro dans un futur projet. À part les deux bémols liés aux effets CGI, je n’ai rien à reprocher au film. C’est pourquoi je lui donne un solide 9/10.

Pour écouter le film, c’est ici.

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