
Dans le fascinant univers des jeux de société modernes, il est rare qu’un titre se démarque autant par son élégance visuelle que par la singularité de ses mécaniques. Avec Vivarium, le Studio H propose une expérience à la fois accessible et tactique, servie par une direction artistique somptueuse. En tant que sommelier ludique, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce jeu qui combine esthétisme, collection et subtilité stratégique. Voici pourquoi Vivarium mérite une place sur vos étagères.

Synopsis : à la découverte d’un monde oublié
Vivarium vous plonge dans un monde étrange et enchanteur, récemment redécouvert après des années d’oubli. En tant que naturaliste mandaté par la Société de Cryptozoologie, vous êtes chargé d’explorer ce territoire mystérieux pour en identifier les créatures rares qui y résident.
Le but ? Récolter les créatures les plus exotiques et remplir des contrats spécifiques en les combinant astucieusement. Chaque créature possède une famille, un habitat et une rareté, et les contrats vous demanderont d’en collecter selon des critères précis pour engranger un maximum de points de victoire. Un thème original, finement intégré, qui évoque un mélange entre cabinet de curiosités et bestiaire fantastique.
Mise en place : simplicité et immersion
Une des grandes forces de Vivarium réside dans sa mise en place rapide et fluide. On installe une grille de 4×4 cartes (créatures, objets et contrats), on distribue deux dominos à chaque joueur, et le tour est lancé. Les règles s’assimilent facilement, ce qui permet aux novices comme aux joueurs aguerris de plonger rapidement dans l’univers.
Chaque joueur joue à tour de rôle en utilisant un domino chiffré, dont les deux valeurs déterminent les coordonnées d’une carte dans la grille. Ce système ingénieux remplace les habituels choix d’actions ou enchères et offre un aspect puzzle tactique qui m’a énormément plu. À chaque tour, il faut anticiper les actions des autres, optimiser ses choix, tout en essayant de remplir les objectifs secrets et publics.
Mon expérience : design somptueux et mécanique brillante
Ce qui m’a immédiatement séduit dans Vivarium, c’est d’abord son design graphique exceptionnel. Les illustrations signées Satoshi Matsuura donnent une âme à chaque créature : exotiques, mystérieuses, presque attachantes. Le tout dégage une cohérence visuelle rare, entre carnet de voyage illustré et bestiaire de fantasy. C’est un plaisir sensoriel que de manipuler ces cartes et de contempler ses collections s’étoffer.
Mais au-delà de la beauté, c’est la mécanique des contrats et des dominos qui m’a conquis. Le fait de devoir composer avec ses objectifs, tout en sélectionnant soigneusement les créatures selon leurs types et caractéristiques, crée un équilibre constant entre adaptation et planification. On est constamment sur le fil, et chaque tour compte.
J’ai adoré la tension doucement apportée du jeu : on ne se bat pas frontalement, mais chaque choix est crucial, chaque carte peut faire la différence. Il y a une vraie satisfaction à finaliser un contrat difficile en combinant les bonnes créatures au bon moment. Et surtout, on termine une partie avec le sentiment d’avoir réussi quelque chose de beau et d’harmonieux.
Un jeu à collectionner et à savourer
Vivarium est une perle ludique. Accessible mais profond, magnifique mais pas superficiel, il offre une expérience rafraîchissante dans un marché saturé de titres aux mécaniques similaires. Grâce à sa mécanique unique d’achat via dominos, ses contrats bien pensés et son esthétique hors pair, il trouve une place à part dans ma bibliothèque.
Si vous aimez les jeux de collection intelligente, les univers riches et un matériel soigné, ce jeu est un indispensable.

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