
Après Wingspan et Wyrmspan, voilà que Finspan vient conclure la trilogie tant appréciée des amateurs d’engine-builders à la sauce Stonemaier Games. Mais attention, ne vous méprenez pas : Finspan n’est pas simplement une version aquatique du célèbre jeu d’oiseaux. C’est une proposition bien à part, avec une approche mécanique suffisamment distincte pour se tailler une place légitime dans la collection des joueurs — qu’ils soient aguerris ou novices.
Une mécanique dévoilée, un jeu plus accessible
Ce qui frappe d’emblée, c’est que Finspan brise la formule de ses prédécesseurs : ici, les cartes sont jouées face visible, ce qui transforme complètement l’approche stratégique. Alors que Wingspan et Wyrmspan permettaient une certaine dose de surprise, ici tout est exposé sur la table. Cela demande d’adopter une nouvelle lecture du rythme de la partie, en observant constamment les actions adverses pour ajuster ses propres choix.
Ce changement dans l’information disponible rend Finspan plus linéaire et moins punitif, ce qui pourrait rebuter certains joueurs avares d’optimisation cachée, mais s’avère au contraire une excellente porte d’entrée pour ceux qui avaient trouvé les jeux précédents intimidants. L’expérience demeure plaisante, mais avec une tension différente. On ne cherche plus à maximiser un enchaînement mystérieux, mais à construire une machine bien huilée en anticipant ouvertement les mouvements des autres.

Résumé des règles : une simplicité bien pensée
Dans Finspan, chaque joueur incarne un écologiste marin tentant de préserver et développer la faune océanique d’une réserve sous-marine. Le cœur du jeu repose toujours sur la construction d’un moteur de production, mais cette fois-ci en utilisant la défausse de cartes comme monnaie d’échange principale.
Chaque tour, les joueurs peuvent choisir entre plusieurs actions : jouer une carte de faune, activer une ligne de production, piocher de nouvelles cartes ou gagner des ressources. Pour jouer une carte, on doit en défausser d’autres, ce qui crée des choix stratégiques constants : faut-il sacrifier une carte puissante dans l’espoir de la récupérer plus tard?
La grande nouveauté, c’est justement que les cartes défaussées sont conservées dans une pile personnelle et peuvent être récupérées plus tard. Cette mécanique réduit la frustration liée à la perte d’options prometteuses et encourage des paris tactiques : jeter aujourd’hui pour mieux rebondir demain.
Mise en place rapide et efficace
L’installation de Finspan suit la tradition de la série : claire, efficace et propice à lancer la partie en quelques minutes. Chaque joueur reçoit un plateau personnel représentant leur réserve marine, un ensemble de cartes de départ, ainsi que quelques ressources de base.
Un plateau central (vertical) est placé au centre de la table, servant à suivre les objectifs communs, la progression des manches, et les cartes disponibles pour le marché. Comme toujours avec Stonemaier, les composantes sont d’une grande qualité, et il est même possible de se procurer des Ressources Premium pour rehausser l’esthétique de votre partie — une option vivement recommandée pour les amateurs d’élégance ludique.
Comment gagner?
Le but ultime de Finspan reste classique : accumuler le plus de points de victoire. Ceux-ci proviennent des cartes jouées, des objectifs communs et des synergies activées tout au long de la partie.
La clé réside dans la construction d’un moteur cohérent et bien rythmé. Contrairement à Wingspan, où les combinaisons pouvaient être imprévisibles, ici la transparence des actions permet une stratégie plus directe. Cela rend les tours plus fluides, mais demande aussi une lecture plus fine du tempo global.
Un dernier chapitre qui ne nage pas à contre-courant
Finspan n’est pas une simple refacadesous-marine. Il propose une véritable évolution du concept original. À bien des égards, il est même plus différent de Wingspan que Wyrmspan ne l’a été. Le choix d’un moteur visible, d’une défausse récupérable et d’un rythme linéaire donne naissance à une expérience plus douce, mais toujours engageante.
Pour les joueurs vétérans, il s’agira d’un changement rafraîchissant; pour les débutants, d’un tremplin vers les autres titres de la série. Et pour tous ceux qui aiment déjà Wingspan et Wyrmspan, Finspan est un ajout incontournable pour compléter une trilogie désormais culte.
Merci à îlo pour la copie du jeu.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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