CRITIQUE DE FILM – MAYDAY

par | Sep 15, 2026

Informations principales

Titre du film : Mayday

Réalisateur : Jonathan Goldstein, John Francis Daley

Scénariste / Auteur original : Jonathan Goldstein, John Francis Daley

Studio / Production : Apple Studios, Skydance Mdia, Maximum Effort, Apple TV

Genre : Historique, action, comédie

Durée : 111 minutes

Date de sortie : 4 septembre 2026

Ce septembre, Apple TV nous livre un film original se déroulant vers la fin de la guerre froide. Mettant en vedettes Ryan Reynolds et Kenneth Branagh dans les rôles principaux, et Marcin Dorociński, Maria Bakalova, et David Morse dans les rôles secondaires, Mayday explore une histoire d’amitié entre deux nations ennemies à une époque tendue.

Un étrange allié en territoire hostile
En 1987, Troy Kelly (Ryan Reynolds), surnommé « Assassin », est un pilote de chasse hors pair. Sous ordre de son commandant, il doit s’infiltrer en tant qu’espion dans l’URSS, mais sa présence aérienne est repérée et il se retrouve en danger. Tentant par tous les moyens de s’échapper, il tombe sur Nikolai Ustinov (Kenneth Branagh), un Russe amoureux des États-Unis (et de Top Gun), qui souhaite l’aider afin que lui et sa fille (Maria Bakalova) suivent Kelly dans son pays natal. Mais alors qu’ils tentent d’échapper au KGB (la sécurité de l’État soviétique) dirigé par Alexander Volkov (Marcin Dorociński), Kelly découvre que son nouveau compagnon détient plusieurs compétences cachées dont il ne saurait se douter…

La première chose à savoir…
Même après avoir vu la bande-annonce, j’ignorais quelques détails du film et ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’étais désorienté au début par rapport au ton du film, et, durant une scène d’action, un détail crucial qui m’avait jusque là échappé m’a resurgi en pleine face.
Ce film est un cartoon.
Pas au sens littéral, cela reste un long-métrage en prise de vue réelle. Mais le ton du film est semblable à un cartoon. Que ce soit par son humour constant (notamment avec Ryan Reynolds qui reprend son style d’humour à la Deadpool ou Detective Pikachu), les situations loufoques où se retrouvent les personnages, ou encore les combats absurdes où Branagh se prend pour James Bond, John Wick, et Sangoku à la fois.
Je précise, car si vous vous attendez à un film de suspense ou de guerre typique sérieux, ce n’est pas ce que vous retrouverez ici. Certes, le film aborde des thématiques sérieuses (notamment avec la fille de Nikolai) et des moments plus sombres, mais cela reste une comédie sans prise de tête avant tout. Il reste ensuite à voir si ce type de film vous convient (et si vous aimez l’humour de Reynolds…).

Une subversion des films de la Guerre froide?
Le film aborde une approche intéressante avec les conflits entre L’URSS et les États-Unis.
L’histoire certes démontre l’exceptionnalisme des films proaméricains de l’époque, mais avec un peu de nuance. En effet, il explore les côtés positifs de la culture soviétique, et démontre des défauts de la culture américaine. Et c’est par cette nuance que la relation entre Troy et Nikolai se développera, et que Nikolai verra sa vision changer de son « rêve américain ».
L’amitié entre Troy et Nikolai est d’ailleurs le cœur principal du film. Et même si les deux acteurs jouent des rôles typiques à leurs personnages habituels, leurs chimies nous captivent et nous incitent à suivre leurs aventures.
Et en parlant des personnages, j’ai aussi apprécié le fait que, outre Branagh qui est britannique, le film emploie des acteurs de l’Europe de l’Est (comme Bakalova et Dorociński), ce qui a sans doute aidé à nuancer les propos du film.

Un décor… québécois?
Oui, en effet, le film a été tourné en grande partie à Montréal, et on peut s’en apercevoir dans certains décors.
Et en parlant de décors, c’est aussi l’un des points forts du film, qui arrive à nous plonger dans l’URSS de l’époque, mais en gardant une certaine vivacité pour supporter les différentes scènes.
Sur d’autres plans techniques, les scènes de combat sont bien exécutées pour la plupart, notamment dans la scène du bar et celle du train. Mais la meilleure scène demeure pour moi celle impliquant une garde-robe, qui est une combinaison parfaite de tension et d’humour dans le film.

On a compris, vous aimez Top Gun…
L’histoire ne se cache pas d’employer quelques easter eggs minions durant le film, et la plupart passe. Notamment la première fois où ils ont référencé Top Gun, c’était drôle. Puis ils l’ont référencé à nouveau. Et encore. Et encore…
Bon. Je sais qu’il y a beaucoup de parallèles entre Top Gun et Mayday : les deux sont des buddy comedies se passant dans les années 1980, l’aviation est au cœur des deux récits, les deux films sont des propagandes promilitaires américains qui démontre l’exceptionnalisme américain typique des films hollywood… euh, je veux dire, les deux films sont très « patriotiques », disons… Mais à force de référer tellement à Top Gun, Mayday semble dire qu’il a du mal à se tenir sur ses jambes seules, sans se servir du film de Tom Cruise comme appui. Du coup, on se demande si on n’est pas mieux d’aller écouter ce dernier (ou sa suite) au lieu de voir le film devant nous.

Conclusion
Mayday est un film cartoonesque mais divertissant qui reprend l’humour typique de Reynolds et l’adapte dans une buddy comedy avec Branagh durant la guerre froide. L’humour ne plaira pas à tous et l’histoire se repose un peu trop sur Top Gun à mon goût, mais si vous avez Apple TV et que vous aimez les films d’action, ce film pourrait potentiellement vous plaire.

Merci à Screen Rant et Apple TV pour la projection en avant-première!

7,2/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Belle chimie entre Ryan Reynolds et Kenneth Branagh
  • Scènes d’action bien exécutées
  • Décors immersifs
  • La scène de la garde-robe

Points faibles :

  • L’humour n’est pas forcément pour tous
  • C’est le type de films où il ne faut pas trop réfléchir au scénario
  • Vous aimez Top Gun, c’est bon, on avait compris les dix premières fois…
<a href="https://gpourgeek.ca/author/bradlee11/" target="_self">Brad Lee</a>

Brad Lee

Artiste, graphiste, écrivain, cosplayeur, chroniqueur. Élevé par des aliens, ninjas, sorciers, revenants, superhéros, pirates, et princesses.

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