CRITIQUE DE SÉRIE TÉLÉ – DEUXIÈME SAISON DE C’EST COMME ÇA QUE JE T’AIME

par | Nov 6, 2026

Informations principales

Titre de la série : C’est comme ça que je t’aime

Studio / Production : Productions Casablanca

Genre : Comédie, Comédie Noire, Années 70, Mafia

Nombre de saisons : 3

Nombre d’épisodes : 28

Durée moyenne par épisode : 43 minutes

Plateforme / Streaming : ICI TOU.TV, CBC Gem

Date de sortie : 3 mars 2022

La trêve est terminée!
On revient avec cette comédie à l’humour noir avec nos deux familles qui ont pris une pause avec le retour des enfants à la maison, une trêve se met en place. Cependant, on sent l’impatience les gagner et retrouver leurs anciennes habitudes de cartel de l’été passé, alors que le retour du camp de jour pour nos mineurs approche, sauf le bébé qui ira rejoindre les parents de Huguette (Marilyn Castonguay), qui a évidemment accouché, puisqu’il y a un an, elle était enceinte de six mois.

Hélas, pour certains, reprendre le chemin de la délinquance après seulement quelques semaines d’expériences et une année d’abstinence ne semble pas aussi facile que de faire du vélo. Le désir de revoir l’œil du tigre est profond. En partie grâce à d’autres bandes criminelles, le vide créé par les Delisle et les Paquette a été comblé. L’ombre de La Mante religieuse de Montréal (Charlotte Le Bon) plane également.

Un traître qui ne manque pas de gaz
Il y aurait un traître péteur parmi nos protagonistes de Sainte-Foy et Gaétan (François Létourneau) tentera de le démasquer avec un souper rempli de légumineuse pour bien le repérer à l’odeur. C’est absurde à souhait, tout en demeurant hilarant. On réussit tout de même à créer une réelle tension alors que les soupçons foisonnent dans tous les coins et sur tous les sujets qui demeurent alertes dans la crainte de se faire poignarder dans le dos.

Maternité, violence et Fargo à Sainte-Foy
Le fait qu’Huguette ait accouché pourrait la rendre plus normale et moins vulnérable, mais il ne faut pas oublier qu’elle rend ses parents vulnérables en leur laissant son bébé. D’ailleurs, c’était un autre point de comparaison avec le film Fargo et les frères Cohen. Dans la première saison de la série québécoise, la protagoniste, Huguette, comme Marge Gunderson (Frances McDormand) dans Fargo, est visuellement entravée par son bébé de plusieurs mois. Cela la place dans une position loin d’être optimale pour manipuler les armes à feu utilisées dans le cadre de ses fonctions. On sort également des sentiers battus avec la femme féconde qui agit comme être de violence. L’image qu’on lui accorde se marie plutôt avec celle de la vie. Cette dichotomie ajoute un contraste toujours aussi intéressant auquel nous ne sommes pas toujours habitués d’apercevoir au petit écran.

La révolution sexuelle continue
La révolution sexuelle continue d’être abordée comme l’un des thèmes principaux, alors que cette fois-ci, notre Huguette nationale tente de profiter de cette année de la femme pour mettre en place un système similairement favorable aux hommes, mais conçu pour les femmes. Ainsi, les rôles typiques classiques de l’époque du mâle pourvoyeur et de la femme à la maison se retrouveront souvent renversés. On profite de cette mini-révolution pour caricaturer un brin ces rôles parfois trop genrés.

Serge et ses nouveaux cheveux
Beaux nouveaux cheveux de Serge (Patrice Robitaille).

Le retour d’une bande de criminels inoubliables
La seconde saison de « C’est comme ça que je t’aime » reprend là où la première s’était arrêtée et ravira les admirateurs avec son humour caustique, ses situations abracadabrantesques et sa révolution audacieuse de la sexualité, qui ne peut être exécutée que par une violence macabre. De plus, certains décès pèseront lourdement sur notre bande de Sainte-Foy, qui devra assumer les conséquences de ces événements tragiques. Puis, pour terminer sur une note plus positive et joyeuse, certains personnages secondaires nous replongeront dans le passé écrit de l’auteur François Létourneau, à notre plus grand bonheur.

9.1/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un humour noir toujours aussi efficace, avec des situations absurdes et hilarantes, notamment le souper aux légumineuses pour démasquer le traître
  • Des thèmes audacieux et intéressants, particulièrement la révolution sexuelle et le renversement des rôles traditionnels entre les hommes et les femmes
  • Des personnages qui gagnent en profondeur, tiraillés entre leurs activités criminelles, leurs relations familiales et les conséquences de leurs actes

Points faibles :

  • Une atmosphère de plus en plus lourde, alors que les décès et les événements tragiques pèseront sur les protagonistes
  • Un univers criminel qui se complexifie, avec de nouvelles bandes et la présence menaçante de La Mante religieuse de Montréal, qui viennent bouleverser l’équilibre de Sainte-Foy

Pour visionner la série, c’est ici.

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Enquiquineur

J’oublie parfois de sortir dehors. #viedegeek