CRITIQUE DE MANGA – DEMON SLAVE TOME 3

par | Nov 5, 2026

Informations principales

Titre du manga : Demon Slave

Éditeur : Kurokawa

Distributeur : Interforum

Mangaka : Takahiro, Yôhei Takmura

Genre : Seinen

Nombre de pages : 192

Prix : 14,95$

Date de sortie : 26 août 2021

Salut, mes petits coquins! Nous sommes rendus au troisième tome de cette série à la fois bourrée d’action et un peu osée… OK, pas mal plus que je ne le pensais! J’ai nommé Demon Slave, écrit par Takahiro et illustré par Yōhei Takemura.
Au départ, la raison pour laquelle je me suis intéressé à ce manga, c’était que l’auteur était le même que celui de Red Eyes Sword (Akame Ga Kill!), un manga que j’adore et dont l’anime vaut aussi le détour. Mais je l’avoue, quand j’ai vu le buzz que son côté ecchi suscitait, ma curiosité a été encore plus piquée. Que voulez-vous, votre Dieu Geek aime quand ça dérange, de toutes les manières possibles!
Maintenant, une question se pose, car les opinions sont divisées sur les réseaux sociaux : est-ce que le ecchi a encore sa place dans une société qui se veut un peu plus prude? Restez jusqu’à la fin, car je vous donnerai mon opinion. Pour l’instant, allons voir ce que j’ai pensé de ce troisième tome.

Résumé
Le duel inter-escadron vient de commencer! Himari ne peut rien contre les techniques temporelles de sa sœur Yachiho, mais Yûki lui permet de renverser le match et de remporter la victoire! Le deuxième duel entre Shushu et Sahara est sur le point de débuter. Seulement, l’ennemi est bien décidé à jouer les trouble-fête…!

Un scénario qui va au-delà de l’action et du ecchi
Un tome bourré d’action et vraiment très intéressant dans le développement de son scénario. Je pense ne pas trop me répéter quand je dis que ce manga ne se résume pas à de l’action et à des scènes osées. Nous avons ici un manga avec un concept intéressant et un univers qui semble se développer en même temps que notre lecture.
Les escadrons anti-démons semblent être gênés par un groupe partisan de la cité de Mato. Des êtres humains aux allures démoniaques font leur apparition. Du même coup, la sœur de Yûki semble faire partie de ce groupe… ou non. Ce mystère ajoute de l’intérêt à ce manga, qui continue de suivre une excellente ligne directrice.
Le développement de Yûki reste un élément vraiment intéressant. Il gagne en confiance et adore son rôle d’esclave, qui lui procure le pouvoir de devenir une sorte de héros. En prime, le pouvoir de Kyôka lui permet d’obtenir des récompenses qui satisferont le côté pervers refoulé de notre héros. Ce qui, selon moi, ajoute un peu d’humour à ce manga, qui aurait pu être plus générique.

Un travail visuel remarquable
Visuellement, on a droit à un travail incroyable de Yōhei Takemura. On ressent vraiment le plaisir qu’a le dessinateur à réaliser ce manga. Chaque page est travaillée avec précision afin de donner vie au scénario sur les planches.
De plus, Takemura nous a mentionné que, lorsqu’il dessinait ce tome, il était en plein déménagement, ce qui a nui un peu à sa productivité. Pourtant, cela ne paraît pas du tout dans le résultat!
Une particularité que j’aime dans ce manga, c’est qu’aucun personnage ne se ressemble. Takemura illustre très bien les personnalités distinctes de chacun d’entre eux. J’aime retrouver ce genre de travail dans les œuvres que je lis.

Est-ce que le ecchi a encore sa place dans une société qui se veut un peu plus prude?
Vous commencez à me connaître, donc mon opinion ne surprendra personne. Si vous pensez comme moi… eh bien, bienvenue parmi nous!
Je suis plus du genre à vivre et à laisser vivre, tant que cela reste dans la légalité. Je n’aime pas imposer mes idéologies, donc je ne veux pas m’en faire imposer. Dans le cas du manga qui nous intéresse, nous avons une polémique entourant son côté osé.
Le problème, c’est que ce manga entre dans la catégorie shonen, qui vise principalement un jeune public masculin au Japon. C’est pour cette raison que, de mon côté, je le considère davantage comme un seinen, justement à cause de son contenu aux connotations sexuelles prononcées.
Par contre, il faut faire une distinction importante : les catégories shonen et seinen ne sont pas des classifications officielles basées sur le niveau de violence ou de contenu sexuel. Elles désignent principalement le public auquel une publication s’adresse. Un manga peut donc contenir des éléments très osés tout en étant publié dans un magazine shonen. C’est justement là que je pense que les éditeurs doivent faire leur travail : s’assurer que la présentation et les recommandations d’âge correspondent au contenu proposé.
Au fond, mon problème n’est pas que ce genre de manga existe. C’est plutôt de savoir si on le présente au bon public.
Je ne veux pas partir un débat aujourd’hui, car, oui, je trouve que notre société occidentale est devenue beaucoup trop sensible face à certains sujets. Certaines personnes veulent censurer ce manga en disant qu’il est dégradant et beaucoup trop vulgaire. Selon elles, mettre un personnage dans un état d’esclavage et montrer qu’il y prend du plaisir revient à valoriser cette pratique.
Certaines personnes trouvent dégradant le fait que Yûki soit placé dans une situation d’esclavage et qu’il puisse y prendre du plaisir. Je comprends que cet aspect puisse déranger certains lecteurs, mais je pense qu’il faut aussi faire une distinction entre la fiction et la réalité.
Le BDSM, par exemple, regroupe différentes pratiques et dynamiques qui peuvent impliquer des rapports de pouvoir consentis entre adultes. Évidemment, une situation d’esclavage fictive dans un manga n’est pas automatiquement comparable à ces pratiques, et tout dépend du contexte présenté dans l’œuvre. Mais le simple fait qu’un manga aborde des thèmes sexuels ou des dynamiques de pouvoir ne signifie pas nécessairement qu’il encourage les lecteurs à reproduire ces situations dans la vraie vie.
Personnellement, je crois qu’on peut critiquer une œuvre, ne pas apprécier son contenu et même la trouver de mauvais goût sans nécessairement vouloir la faire disparaître. On peut discuter de la façon dont elle représente certains sujets, remettre en question ses choix et débattre de son public cible. Mais entre critiquer une œuvre et vouloir la censurer, il y a une différence.
J’ai beaucoup de difficulté avec les tentatives de censure d’une œuvre à cause de son contenu. Je suis d’accord pour dire que la classification n’est pas adéquate, mais de là à vouloir censurer une œuvre, je vous répondrai simplement : vous n’avez qu’à ne pas la lire si elle vous choque!

Un excellent manga, mais pas pour tous les publics
Finalement, ce manga continue d’être excellent, avec une intrigue qui tient la route. Le ton humoristique et coquin ajoute du soul à ce titre et divertit vraiment votre Dieu Geek.
De plus, en faisant mes recherches, ça me permet de rire un peu en voyant le monde s’indigner devant un peu de contenu sexuel. Mais je le répète : ce manga s’adresse à un public averti. Les éditeurs, faites votre job! Ce n’est pas pour les kids!

Merci à Interforum pour la copie du livre.

8.8/10
La note du Dieu Geek

Analyse

Points forts :

  • Un dessin incroyable
  • Des personnages aux personnalités distinctes
  • Une intrigue qui fonctionne

Points faibles :

  • Pour un public averti (ce n’est pas vraiment un point faible)
  • Mal catégorisé : ce n’est pas un shonen

Pour se procurer le manga, c’est ici.

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Frank le Dieu Geek

être doté d'une extraordinaire culture générale