
Informations principales
Titre du jeu : Onimusha: Way of the Sword
Développeur : Capcom
Éditeur : Capcom
Genre : Action, aventure, hack & slash
Plateformes : PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 et PC
Testé sur : PlayStation 5
Prix : 94,99$
Date de sortie : 4 septembre 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Oui
Classement ESRB : N/A
Le grand retour du samouraï légendaire
Après près de vingt ans d’absence, la série Onimusha effectue enfin son grand retour avec Way of the Sword. Capcom ne cherche pas simplement à reproduire les anciens épisodes : le studio modernise profondément la formule tout en conservant son identité de samouraï surnaturel. Et après quelques heures manette en main, une chose devient rapidement évidente : le véritable héros du jeu, c’est son système de combat.
Un retour aux sources réussi
On incarne Miyamoto Musashi, célèbre samouraï plongé dans une version fantastique du Japon de l’époque d’Edo. Kyoto est envahie par les Genma, des créatures démoniaques provenant du monde surnaturel. Armé du gantelet Oni, Musashi doit traverser des champs de bataille ensanglantés et affronter une multitude d’ennemis.
L’histoire reste relativement classique. On retrouve le mélange d’histoire japonaise, de folklore et de fantastique qui fait partie de l’ADN d’Onimusha depuis ses débuts. La narration fonctionne surtout grâce à ses personnages et à sa mise en scène plutôt qu’à un scénario particulièrement surprenant.
Un système de combat exceptionnel
C’est ici que Way of the Sword frappe très fort.
Les combats demandent beaucoup plus que de simplement marteler le bouton d’attaque. Parade, esquive, contre, déviation, attaques imparables et surtout l’Issen obligent constamment le joueur à observer son adversaire et à réagir au bon moment.
L’Issen, emblématique de la série, procure toujours cette sensation incroyable de couper un ennemi au moment parfait. Avec les différentes armes et les pouvoirs Oni, les affrontements deviennent progressivement plus techniques.
Le jeu peut rappeler certains Soulslike et Sekiro, mais il ne se transforme jamais complètement en clone de ces jeux. Onimusha conserve sa propre personnalité. La difficulté peut être élevée, mais les combats sont généralement justes : lorsqu’on se fait battre, on comprend souvent ce qu’on aurait pu mieux faire.

Kyoto : une bonne idée, pas toujours bien exploitée
Capcom propose cette fois une structure plus ouverte avec une zone semi-ouverte représentant Kyoto. On peut y trouver des quêtes secondaires, des objets, des améliorations et différents secrets.
Le problème, c’est que cette partie du jeu n’est pas aussi intéressante que les combats. Certaines quêtes secondaires donnent parfois une impression de remplissage et plusieurs déplacements deviennent répétitifs. L’aventure aurait probablement gagné à être un peu plus concentrée. Plusieurs critiques ont justement reproché au jeu de diluer ses excellents combats avec du contenu secondaire moins convaincant.

Une claque visuelle
Le RE Engine fait encore une fois des merveilles.
Les personnages sont extrêmement détaillés, les animations sont fluides et les affrontements sont particulièrement impressionnants. Musashi bénéficie notamment d’un visage inspiré de l’acteur japonais Toshiro Mifune, ce qui donne au personnage une présence remarquable.
Les créatures Genma sont également très réussies, avec des designs qui mélangent horreur, fantastique japonais et une certaine influence du cinéma de monstres japonais.
Sur PS5, le jeu offre une présentation très solide et profite notamment des fonctionnalités de la DualSense.

Une aventure assez généreuse
Il faut compter environ 25 à 30 heures pour terminer l’aventure avec une partie du contenu secondaire, selon votre façon de jouer. Certaines critiques ont terminé le jeu autour de 28 à 30 heures, tandis que d’autres estiment qu’une expérience plus directe pourrait tourner autour de 15 à 20 heures.
Cette durée est correcte pour un jeu d’action, même si certains passages donnent l’impression que Capcom aurait pu couper quelques éléments de remplissage.
Les trophées
Bonne nouvelle pour les chasseurs de platine : Onimusha: Way of the Sword possède bien une liste de trophées sur PlayStation 5.
Les amateurs de défis auront donc une raison supplémentaire de retourner dans Kyoto et de perfectionner leur maîtrise du système de combat.

Verdict
Onimusha: Way of the Sword réussit là où plusieurs retours de vieilles licences échouent : il respecte suffisamment son passé tout en essayant réellement de faire évoluer la formule.
Son scénario n’est peut-être pas mémorable et sa structure semi-ouverte aurait pu être beaucoup mieux travaillée, mais dès que Musashi dégaine son sabre, le jeu devient extrêmement difficile à lâcher.
Capcom signe donc un excellent retour pour Onimusha. Les combats sont précis, brutaux et particulièrement gratifiants, les boss sont mémorables et la réalisation technique est à la hauteur des productions modernes du studio.
Après presque vingt ans d’attente, Onimusha est bel et bien de retour, et il revient avec une lame particulièrement affûtée.
Avec ma note de 9,8/10, Onimusha: Way of the Sword se place clairement dans la catégorie des expériences exceptionnelles de 2026. À l’image de jeux comme PRAGMATA ou Requiem, qui ont eux aussi reçu des évaluations très élevées cette année, Onimusha démontre qu’un jeu n’a pas besoin d’être parfait pour frôler la note maximale. Ses quelques défauts sont bien réels, mais ils deviennent rapidement secondaires face à la qualité de son système de combat, à son ambiance, à sa direction artistique et au plaisir constant qu’il procure manette en main. Pour moi, 9,8/10 représente donc beaucoup plus qu’une excellente note : c’est le signe d’un jeu qui m’a véritablement marqué.
Analyse
Points forts :
- Système de combat excellent et très satisfaisant
- Boss spectaculaires et exigeants
- Direction artistique magnifique
Points faibles :
- Structure semi-ouverte parfois inutile
- Quelques répétitions d’ennemis et d’affrontements
- Scénario assez prévisible