CRITIQUE DE JEU VIDÉO – SONGS OF GLIMMERWICK

par | Oct 19, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Songs of Glimmerwick

Développeur : Eastshade Studios

Éditeur : Eastshade Studios

Genre : Simulation de Vie, Monde Ouvert, Scénario Riche, Fabrication

Plateformes : Pc

Testé sur : Pc

Prix : 29,99$

Date de sortie : 30 septembre 2026

Nombre de joueurs : Solo

En français : Interface et Sous-titres

Classement ESRB : N/A

Ce jeu nous plonge dans la peau d’un novice en sorcellerie qui se retrouve sur une île mystérieuse où se trouve un charmant village avec des habitants aux personnalités distinctes, mais surtout, une école de magie qui fonctionne grâce à la musique. Comme on essaie de réparer les dommages causés par les 40 ans du Silence, notre chef de faculté nous demandera de cultiver une terre abandonnée pour récolter plusieurs fleurs et plantes. Ces ingrédients se révéleront utiles pour élaborer des potions dans nos cours universitaires.

Une rentrée scolaire sous le signe de la magie
Après avoir créé notre personnage, on s’aventure rapidement dans la mythologie riche de l’univers de Glimmerwick. Trop souvent, peu importe à quoi je joue, je mets le jeu en français, mais trop souvent, si l’interface et les sous-titres se transforment dans la langue de Molière, l’audio demeure dans celle de Shakespeare, m’octroyant une certaine gymnastique du cerveau alors que j’entends dans un dialecte germanique, mais que je lis la même chose, mais dans une langue latine. En plus, comme l’introduction commence par un récit riche sur l’histoire du monde dans lequel on plonge, ça énerve un brin de ne l’avoir su qu’après. Heureusement, on se laisse dorloter par une intrigue qui marquera la légende de l’université The Etchery et la terre sur laquelle elle repose.

Au début de l’aventure, les conversations avec les habitants de l’école de magie et les résidents du village voisin peuvent ralentir le processus de départ, car la plupart d’entre eux possèdent un discours doublé et leurs histoires quotidiennes changent constamment. Aussi, les personnages qui nous guident dans notre périple d’étudiant ont tendance à nous expliquer en détail leur vision du monde. Une dichotomie se dessine rapidement entre deux courants de pensée que l’on sent vivre dans notre périple: doit-on oui ou non enseigner la magie à tout le monde? En jouant, on se rend rapidement compte qu’il y a un mélange entre Hogwarts Legacy et Stardew Valley.

Poudlard rencontre Stardew Valley
En effet, notre personnage a accès à un dortoir directement sur le campus. De plus, les cours de magie partagent plusieurs points communs avec l’école d’Harry Potter, notamment les sombres classes de potions et les plus animées de botanique, où l’on apprend à cultiver et à identifier la flore sous toutes ses formes. Dès notre approche, on est pris en charge un peu comme notre héros de Poudlard, en suivant un protocole, en obtenant nos accessoires nécessaires pour les cours. La plus grande différence, c’est qu’on a pas de baguette pour exercer la magie, on utilise plutôt une flûte unique qui sera créée à partir de nos préférences selon un petit questionnaire de quatre questions.

Puis, comme on en apprendra plus sur la botanique, on aura le mandat de défricher une terre et de la cultiver pendant qu’on crée des liens avec les habitants et commerçants du village voisin, Wisk. En marchandant avec eux, on se fera donner diverses missions pour nous amener à expérimenter ce que l’on a appris dans nos cours de magie et explorer davantage l’ile.

Une vie tranquille, sans baguette ni épée
La grosse différence avec l’opus de Eastshades Studios, c’est qu’on est jamais pressé et qu’il n’y a pas de combats. Si l’on a un rendez-vous à une telle heure, le temps s’arrête et l’on peut continuer à s’occuper de nos quêtes secondaires avant de décider d’avancer dans la journée en allant à son rendez-vous. Comme il n’y a pas de combats, on se rapproche un peu plus d’un simulateur de ferme. On produit beaucoup, puis on peut passer à la cuisine, mais seulement si l’on sait où se trouvent les fours, information qui m’avait initialement échappé, car elle n’était pas clairement indiquée dans le jeu.

J’ai mis du temps avant de voir des retombées monétaires. Je ne savais pas si je pouvais vendre tous les objets que je fabriquais ou cultivais. Un personnage non-joueur m’avait dit de tout mettre dans le puits, qu’il me les achèterait ! Mais ce n’était pas instantané, le « virement» se faisait pendant la nuit.

Quelques petits accrocs dans la vie étudiante
Petit bogue lors d’une quête secondaire, mon personnage est resté coincé pendant que j’allais rencontrer le personnage non-joueur pour clore mon aventure. Je me suis dit que c’était pas la première fois que ça arrivait, dès que je m’approchais de lui, une sauvegarde automatique se faisait. Effectivement, j’ai rechargé la partie et je suis reparti où j’étais, sans perdre de progression.

Un automne magique aux couleurs boréales
Ces petits soucis du détail n’occasionneront de frein à mon plaisir d’y jouer. Je le rappelle, Glimmerwick nous plonge dans un univers riche et immersif qui s’avère toujours vivant. J’ai vraiment cru que ce monde existait. Au niveau du visuel, malgré un style 2D relativement simple, il réussit à créer des décors incroyables en jouant avec les palettes de couleurs dans un univers qui s’apparente fortement aux forêts boréales de l’automne. Avec les étudiants tous vêtus de leur toge de sorcier, on se croirait dans un party costumé d’Halloween. C’est donc une bonne date pour la sortie du jeu, puisqu’il s’apparente fortement à l’automne tant au niveau du visuel et de la rentrée scolaire.

Eastshades Studios a essayé pour la première fois un style 2D, alors que ses opus précédents étaient créés dans un univers 3D, on remarque que la direction artistique et les environnements n’ont guère changé, ils ont pu ainsi exploiter ce décor qu’ils semblent tant affectionner.

L’univers de « Songs of Glimmerwick » est d’une beauté rare et offre une expérience de jeu incontournable pour ceux qui aiment les jeux relaxants et se plonger dans un univers unique et riche. Bien que son début soit assez lent, je vous encourage à persévérer, car vous aurez ensuite toujours la possibilité d’être actif. Pour ceux qui aiment l’action et qui en ont besoin constamment, ce jeu risque d’être trop calme. OK, je m’y replonge, bye là!

Merci à Eastshades Studios pour l’exemplaire du jeu.

8,8/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un univers magique riche et immersif, avec une intrigue qui donne envie de poursuivre l’aventure.
  • Une direction artistique 2D réussie, sublimée par de belles palettes de couleurs et une ambiance automnale distinctive.
  • Une expérience relaxante qui combine cours de magie, botanique, culture, cuisine et relations avec les habitants.
  • Une grande liberté dans la gestion du temps, sans combats ni pression constante pour accomplir les activités.

Points faibles :

  • Un début assez lent, avec de longues conversations et beaucoup d’explications avant que l’aventure prenne son envol.
  • Certaines informations manquent de clarté, notamment pour la cuisine et la vente des objets, et un bogue mineur peut survenir.

Pour vous procurer le jeu, c’est ici.

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Enquiquineur

J’oublie parfois de sortir dehors. #viedegeek

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