CRITIQUE DE JEU VIDÉO – RENDERING RANGER: R² [REWIND]

par | Oct 17, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Rendering Ranger: R² [Rewind]

Développeur : Manfred Trenz, Rainbow Arts

Éditeur : Ziggurat Interactive

Genre : Action, Run and Gun, Shoot’em up

Plateformes : Nintendo Switch

Testé sur : Nintendo Switch 2

Prix : 12,99$

Date de sortie : 28 mars 2025

Nombre de joueurs : Solo

En français : Oui

Classement ESRB : E10+

Voilà un jeu avec une histoire bien particulière, ce qui m’a donné très envie de m’en procurer une copie lorsque Limited Run Games a annoncé sa sortie sur Switch.

Rendering Ranger: R² est à la base un jeu Super Famicom sorti uniquement au Japon en 1995 et produit en quantité très limitée. Il devait à l’origine sortir en Occident sous le nom de Targa, mais le projet a finalement été abandonné. Développé par Manfred Trenz, le créateur de Turrican, le jeu est devenu au fil des années un véritable morceau de l’histoire de la Super Famicom.

Pour résumer rapidement son histoire, Rendering Ranger: R² mélange deux styles de jeux : le run and gun et le shoot’em up. On avance donc toujours horizontalement, mais le jeu alterne constamment entre les phases à pied et les séquences où l’on prend les commandes d’un vaisseau. Le concept fonctionne vraiment bien et apporte une belle variété à l’aventure. Les sections shoot’em up sont d’ailleurs les plus difficiles à mon avis, avec énormément d’ennemis et de projectiles à éviter, mais elles sont aussi parmi les plus impressionnantes.

Notre arsenal est composé de quatre types d’armes que l’on peut changer en tout temps et améliorer au fil des niveaux. Chaque arme possède également son propre pouvoir spécial, comme un énorme laser ou une explosion capable de nettoyer une bonne partie de l’écran. Le système d’armes est vraiment bien pensé puisqu’il faut apprendre à utiliser la bonne arme selon les situations. Un autre petit détail que j’ai beaucoup aimé : lorsque notre énergie est au maximum et qu’on ramasse une capsule de vie, celle-ci se transforme en bouclier supplémentaire. Ça nous encourage à faire attention à notre vaisseau plutôt que de simplement tirer n’importe où et n’importe comment.

Du côté du mode action, on reconnaît immédiatement l’influence de Turrican. Le gameplay est cependant beaucoup plus linéaire et, à mon avis, un peu plus facile que les sections en vaisseau. Si on prend notre temps, on peut facilement éliminer les ennemis à distance, ce qui facilite grandement notre progression dans ces environnements remplis de robots et d’extraterrestres de toutes sortes. Les boss sont également très diversifiés et plusieurs d’entre eux sont vraiment impressionnants par leur taille et leurs animations.

Et que dire des graphiques! Rendering Ranger: R² est vraiment très beau et possède une direction artistique rétro-futuriste qui assume complètement son look des années 90. Les sprites pré-rendus, les explosions, les rotations et les énormes ennemis donnent parfois l’impression de regarder tourner une machine 32-bit alors qu’on est bel et bien sur une Super Nintendo. Le résultat est très « Robocop », très métallique et très années 90, et personnellement, j’adore ça. Les effets visuels ont ce petit côté plastique et pré-calculé qui risque particulièrement de plaire aux gens de ma génération.

Pour l’ambiance sonore, on est dans quelque chose de très particulier. Les musiques sont composées de boucles très synthétiques avec un mélange de sonorités presque arcade et de métal lourd. Ce n’est peut-être pas la meilleure trame sonore de la Super Famicom, mais elle contribue vraiment à créer cette ambiance de vieux film de science-fiction. En jouant, je me suis souvent senti comme dans un vieux film avec Arnold Schwarzenegger ou Jean-Claude Van Damme. Pour ceux qui ont les références, vous savez exactement ce que je veux dire! Les critiques sont d’ailleurs beaucoup plus partagées sur la musique que sur la réalisation technique.

Il faut toutefois parler de quelques défauts. La difficulté peut devenir assez brutale, particulièrement dans les derniers niveaux, et la mort fait perdre de la puissance à l’arme utilisée. Les niveaux peuvent aussi devenir assez longs et certains passages sont parfois un peu confus à cause de la quantité d’éléments qui bougent à l’écran. Les contrôles sont généralement bons, mais certaines collisions et certains placements d’ennemis peuvent aussi donner quelques moments frustrants.

La version Rewind de Limited Run Games est cependant une excellente façon de découvrir ce classique sans avoir à dépenser une fortune pour la cartouche originale. On retrouve le jeu original ainsi que Targa, qui est surtout une curiosité puisqu’il y a peu de différences avec Rendering Ranger, mais pour un collectionneur comme moi, le simple fait de pouvoir enfin jouer à cette version qui n’avait jamais été commercialisée ici, c’est vraiment cool.

Au final, j’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir Rendering Ranger: R². Ce qui m’a surtout accroché, c’est que ce n’est pas seulement un vieux jeu que je ne connaissais pas : c’est une production qui possède sa propre histoire, son développement mouvementé et son petit côté oublié de l’histoire du jeu vidéo. C’est exactement le genre de projet champ gauche que j’adore découvrir. En plus de satisfaire le joueur en moi, ça vient directement chercher ma fibre de collectionneur. Et maintenant qu’il est beaucoup plus accessible sur Switch, c’est vraiment le genre de curiosité rétro que je suis content d’avoir ajoutée à ma collection!

7,8/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Excellent mélange entre run and gun et shoot’em up
  • Des graphismes pré-rendus impressionnants et une réalisation technique incroyable pour la Super Nintendo
  • Système d’armes et de pouvoirs très satisfaisant

Points faibles :

  • Une difficulté qui devient vraiment brutale vers la fin
  • Certains niveaux sont un peu trop longs et répétitifs
  • Les musiques sont beaucoup moins mémorables que la réalisation visuelle

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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ELDEN

Je suis un passionné et développeur de jeux vidéo, artiste-dessinateur, papa… et adepte de planches en tout genre !

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