
Informations principales
Titre du jeu : The Trolley Solution
Développeur : byDanDans
Éditeur : The Bueno Interactive
Genre : Minijeux, Pointer et cliquer, Comédie, Humour Noir, Parodie, Minimaliste, Philosophie, Dilemme du Tramway
Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch
Testé sur : PlayStation 5
Prix : 13,49$
Date de sortie : 24 septembre 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Oui
Classement ESRB : Everyone 10+
Ce petit amalgame de minijeux où tout tourne et naît du concept philosophique du dilemme du tramway, une célèbre expérience de pensée éthique formulée pour la première fois par la philosophe Philippa Foot en 1967. Ainsi donc, on se déchirera à maintes reprises entre des choix qui s’apparentent à l’utilitarisme ou à la déontologie. Puis, on enchaînera avec un minijeu débloqué suite au choix cornélien qu’on a subit.
Un tramway nommé dilemme
Dès les débuts du jeu, on nous avertit d’une certaine violence et des problèmes éthiques que pourraient entraîner certaines décisions. Malgré tout, le visuel simpliste permet d’amoindrir le choc de la voiture qui défile sur les rails et vient exploser les victimes attachées au sol. On les voit à répétition, même énormément, dans l’un des petits jeux. Presque étonnamment, il y a eu des censures en faisant apparaître rapidement, venant de nulle part, un grossier carré noir par-dessus la scène d’explosion d’un bébé. En ce qui me concerne, c’était un carré rouge, car il est possible de modifier les teintes en noir et blanc. Le jeu à la base est blanc avec des lignes noires qui définissent les personnages, objets et éléments de décors. J’ai opté pour une base noire avec des lignes rouges, ça change complètement l’ambiance. C’est un petit détail pas nécessaire, mais que j’aime énormément.

Deux heures de philosophie et de carnage
Développer par une petite équipe, pour ne pas dire une personne, The Trolley Solution se complète rapidement, en une séance prolongée de deux heures tout au plus. Je tiens à remercier chaleureusement deux personnes extraordinaires, les sœurs Ruiz, qui ont révisé les textes et créé les illustrations des philosophes à collectionner. Je ne sais pas qui elles sont, mais c’est sûr et certain que ce sont de bonnes personnes. ;P

Le tramway déraille dans l’absurde
J’utilise un peu d’humour, mais après avoir joué au jeu de byDanDans où les gags absurdes et noirs prennent une place majeure dans le déroulement de la partie. Je crois que le meilleur minijeu d’absurdité est celui de Mai Torori-sama Romansu, où le personnage principal doit dater un tramway. On propose même un contenu téléchargeable payant pour continuer ces péripéties ubuesques. Tandis que l’humour noir se trouve en permanence dans tous nos choix, dans toutes les activités qu’on entreprend. Au début du jeu, l’abondance de corps éclatés à répétition dans le but de résoudre l’éternel dilemme du tramway peut sembler subtile. Cependant, l’humour acide et cruel est mis en évidence par la gratuité des explosions de corps dénuées de toute justification rationnelle. De toute façon, on est probablement désensibilisé après toute cette violence gratuite depuis le début du jeu. Traitez-moi de sadique, mais je me suis bien dilaté la rate.
J’ai maintenant joué en français et la traduction n’était pas toujours parfaite, en particulier dans les aventures de Mai Torori-sama Romansu, où les échanges sont plus longs. Enfin, j’ai connu pire et, pour le reste de ma séance de visionnage, j’ai rien remarqué.
J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir les subtils hommages rendus à divers genres grâce à la variété de mini-jeux déverrouillés, tous imprégnés du thème du tramway. Après l’avoir mentionné plusieurs fois, je me surprends à désirer voir le tramway de Québec !

Une balade sur des rails musicaux
L’accompagnement musical de notre voyage en train se caractérise généralement par un doux piano apaisant, évoquant initialement le jeu vidéo Echochrome en raison de son esthétique visuelle similaire à celle de The Trolley Solution. Cependant, c’est un quatuor à cordes minimaliste qui prédomine, offrant un son nettement plus profond et captivant, alors qu’ici, on laisse respirer. Néanmoins, le piano, qui est aussi un instrument à cordes, accompagne bien notre périple du dilemme du tramway.

Philosophie, humour noir et tramway
The Trolley Solutions m’étonne parfois parce qu’il est destiné à un public de dix ans et plus. En effet, son humour noir ne plaira pas à tout le monde, mais les nombreux dilemmes du tramway pourraient engager des conversations intéressantes avec notre jeune adolescent et d’autres personnes plus âgées. Le jeu est relativement court, mais il offre un bon divertissement aux personnes averties, surtout que ce sont de nombreuses mini-parties qui sont faciles à prendre en main pour la plupart. Bref, un jeu philosophique qui frise l’irrévérence, mais qui s’amuse à essayer divers genres à notre plus grand plaisir.
Merci à The Bueno Interactive pour l’exemplaire du jeu.
Analyse
Points forts :
- Une excellente variété de minijeux qui permet au concept du dilemme du tramway de visiter plusieurs genres
- Un humour noir, absurde et irrévérencieux qui m’a particulièrement amusé
- Une direction artistique simple, mais efficace, avec la possibilité de modifier les teintes
- Une trame musicale réussie, qui respire
Points faibles :
- Une expérience très courte, qui se complète en environ deux heures
- Une traduction française parfois imparfaite, surtout dans les passages plus dialogués de Mai Torori-sama Romansu
Pour vous procurer le jeu, c’est ici.