
Informations principales
Titre du manga : Assassin’s Creed: Forgotten Temple
Éditeur : Mana Books
Distributeur : Interforum
Mangaka : Arc
Genre : Manhwa
Nombre de pages : 224
Prix : 23.95$
Date de sortie : 15 mai 2026
Ici Coffee&Keeps.
Rendu à son septième tome, Assassin’s Creed: Forgotten Temple poursuit l’escalade amorcée dans les volumes précédents. Alors que Noa et Edward se retrouvent de plus en plus liés par les mystères de l’Animus, l’histoire quitte maintenant Macao pour nous emmener jusqu’aux Philippines.
Entre nouvelles factions, affrontements et événements mystérieux, ce tome semble bien décidé à pousser encore plus loin les liens entre le passé et le présent.
Voyons ce que ce septième volume nous réserve.
De Macao aux Philippines : une nouvelle étape
Après les événements de Macao, Noa se retrouve désormais aux Philippines, où une situation dégénère rapidement. Accompagné de Madame Sei et de Yuki, il découvre que les enjeux entourant le carnet de bord d’Edward Kenway sont loin d’être terminés.
Grâce aux informations récupérées, Noa retourne dans l’Animus afin de poursuivre l’exploration des souvenirs de son ancêtre. Edward, quant à lui, tente de quitter Macao pour poursuivre sa route vers les Philippines, mais les nombreux intérêts qui s’affrontent sur son chemin compliquent rapidement son voyage.
Entre affrontements, nouvelles alliances et tensions entre différentes factions, Edward devra trouver un moyen de libérer ses compagnons et de reprendre sa quête. Pendant ce temps, Noa découvre que les événements du passé pourraient bien avoir des répercussions beaucoup plus importantes sur le présent.
Le tome 7 poursuit ainsi directement l’escalade amorcée dans les volumes précédents, tout en ouvrant une nouvelle étape de l’aventure.
Une nouvelle destination, de nouveaux enjeux
Avec ce septième tome, Assassin’s Creed: Forgotten Temple quitte enfin Macao pour nous emmener aux Philippines. Ce changement de décor apporte un nouveau souffle à l’aventure d’Edward Kenway, alors que son voyage le mène jusqu’à Manille et le place face à de nouvelles puissances.
Entre la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, les Espagnols et les différentes factions d’Assassins, Edward se retrouve une nouvelle fois pris dans un conflit qui dépasse largement sa propre quête. Ce qui m’intéresse particulièrement, c’est de voir ces différentes factions commencer à se croiser et à poursuivre leurs propres intérêts. On n’a plus simplement deux camps qui s’affrontent : chacun semble avoir ses propres objectifs, ses alliances et ses raisons d’agir.
Personnellement, ce changement de direction m’a fait beaucoup de bien. Après plusieurs tomes où Macao était devenu le centre de toutes les intrigues, j’avais besoin que l’histoire bouge et nous fasse découvrir autre chose. L’arrivée aux Philippines donne enfin cette impression de voyage et d’aventure que j’attends d’un récit centré sur Edward Kenway. Surtout, avec toutes ces factions qui commencent à entrer en collision, j’ai l’impression que l’histoire prend enfin une ampleur beaucoup plus grande.
Noa et Edward : deux histoires qui se rapprochent
Ce qui m’intéresse particulièrement dans ce tome, c’est le parallèle qui se crée autour de la Compagnie Zhang Wei. Dans le passé, Edward Kenway se retrouve directement confronté à ses membres et à leurs intérêts, alors que dans le présent, Noa se retrouve lui aussi face à cette même organisation. Pourtant, leurs interactions sont complètement différentes.
Edward évolue au cœur de cette réalité. Il négocie, affronte et compose directement avec les différentes factions qui gravitent autour de lui. Pour lui, Zhang Wei fait partie du monde dans lequel il tente de survivre et de poursuivre sa quête.
Noa, lui, découvre cette organisation avec plusieurs siècles de recul. Il ne la rencontre pas comme un simple vestige du passé, mais comme une force qui semble encore avoir une influence dans son propre présent. Et c’est justement ce parallèle que je trouve intéressant : Edward cherche à comprendre les personnes et les enjeux de son époque, tandis que Noa commence à comprendre que les conséquences de ces mêmes événements peuvent encore le rattraper.
Cette distinction renforce énormément le lien entre les deux personnages. Noa n’est plus simplement en train de revivre les aventures de son ancêtre. Il commence à découvrir pourquoi son passé familial est directement lié à ce qu’il vit aujourd’hui.
Pour moi, c’est là que Assassin’s Creed: Forgotten Temple devient vraiment intéressant : lorsque l’histoire d’Edward cesse d’être uniquement celle d’un pirate-assassin du passé et devient progressivement une partie intégrante de l’histoire de Noa.
Les factions au cœur du conflit
Ce septième tome continue de développer un aspect que j’apprécie de plus en plus dans la série : la multiplication des factions et leurs intérêts divergents. Entre l’Union de Zhang Wei, les Assassins de l’Asie, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales et les Espagnols, Edward se retrouve au milieu d’un véritable jeu de pouvoir où chacun semble poursuivre son propre objectif.
Ce que je trouve intéressant, c’est que ces factions ne sont pas simplement là pour remplir le décor. Elles influencent directement les événements et obligent Edward à constamment s’adapter. Une alliance peut rapidement devenir un obstacle, tandis qu’un groupe qui semblait être un adversaire peut momentanément devenir un allié. Cette dynamique rend l’aventure beaucoup moins prévisible et donne davantage de poids aux décisions d’Edward.
Mais c’est surtout du côté de Noa qu’un élément vient donner une toute nouvelle importance à cette guerre de factions. Lors de sa confrontation avec le groupe venu à son secours, leur chef lui révèle un détail particulièrement important sur son propre passé : son père était lui-même membre de la Confrérie des Assassins.
Cette révélation ajoute une nouvelle couche à l’histoire de Noa. Jusqu’ici, son lien avec les Assassins passait principalement par Edward et son héritage génétique. Maintenant, on découvre que cette connexion ne s’arrête peut-être pas à son ancêtre : elle semble également être présente dans sa propre famille.
Avec l’implication de Zhang Wei dans le présent, les factions ne sont donc plus uniquement des éléments du passé d’Edward. Elles deviennent directement liées à l’histoire personnelle de Noa, donnant encore plus de poids au conflit qui se construit entre les deux époques.
Un mystère qui relance l’intrigue
Ce qui m’a surtout marqué dans ce tome, c’est la manière dont le récit se termine sur une nouvelle question plutôt que sur une véritable conclusion. Alors que Kenway prépare son évasion à Manille, une émeute éclate devant le Gouverneur général espagnol, avant qu’une étrange aura ne traverse soudainement la foule.
Je trouve que ce passage fonctionne particulièrement bien comme élément de suspense. Après plusieurs tomes consacrés au développement des factions, à leurs conflits et au lien grandissant entre le passé d’Edward et le présent de Noa, le récit introduit quelque chose de beaucoup plus mystérieux, dont on ne comprend pas encore réellement la nature.
Et c’est justement ce que j’apprécie ici : le tome ne cherche pas à tout expliquer immédiatement. Il nous laisse suffisamment d’éléments pour réfléchir, tout en gardant volontairement certaines réponses pour la suite.
Après un tome 6 qui préparait clairement l’escalade du conflit, ce nouveau mystère donne l’impression que l’histoire est maintenant prête à franchir une nouvelle étape. Les pièces sont en place, les factions se rapprochent, l’héritage de Noa devient de plus en plus important et, maintenant, quelque chose d’inconnu vient complètement changer la donne.
C’est donc sur cette promesse que se termine ce septième tome. Et pour une fois, ce n’est pas seulement la curiosité qui me pousse vers la suite : j’ai réellement envie de voir comment tous ces éléments vont finir par se rejoindre.
Une aventure qui prend enfin de l’ampleur
Avec ce septième tome, Assassin’s Creed: Forgotten Temple continue de me surprendre dans la bonne direction. J’ai particulièrement apprécié le changement de décor vers les Philippines, qui donne enfin une véritable impression de voyage et permet à l’histoire d’élargir son univers. La multiplication des factions, le rapprochement entre le passé d’Edward et le présent de Noa, ainsi que la révélation concernant le père de Noa apportent également une profondeur supplémentaire à l’ensemble.
Ce que j’ai un peu moins aimé, c’est la vitesse à laquelle certaines situations sont développées. Avec autant de factions, de personnages et d’enjeux différents, j’aurais parfois aimé que certains éléments prennent davantage le temps de respirer. Le tome nous donne beaucoup d’informations, mais garde volontairement plusieurs réponses pour la suite. C’est intéressant pour maintenir le suspense, mais cela laisse aussi quelques éléments qui auraient mérité d’être davantage approfondis.
Malgré cela, je dois reconnaître que la série continue son ascension. En repensant au premier tome, qui m’avait laissé plutôt sceptique, il est assez impressionnant de voir jusqu’où l’histoire est maintenant rendue. Le récit possède aujourd’hui une direction beaucoup plus claire et, surtout, une identité qui lui est propre. J’ai maintenant davantage l’impression de suivre une véritable aventure dans l’univers d’Assassin’s Creed plutôt qu’une simple adaptation qui cherche à reproduire ce que les jeux ont déjà fait.
Ce septième tome n’est peut-être pas celui qui apporte toutes les réponses, mais il réussit quelque chose d’important : il me donne réellement envie de connaître la suite. Et après sept volumes, je pense que c’est probablement l’un des meilleurs signes qu’une série a réussi à gagner mon intérêt.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- Le passage aux Philippines donne un nouveau souffle au récit et élargit enfin l’univers au-delà de Macao
- Les différentes organisations commencent réellement à poursuivre leurs propres objectifs, ce qui rend le conflit beaucoup plus complexe
- Le lien entre les deux époques devient de plus en plus important et donne davantage de profondeur à l’utilisation de l’Animus
- La révélation concernant le père de Noa ajoute une nouvelle dimension à son histoire personnelle et à son lien avec la Confrérie
- L’événement mystérieux de l’émeute apporte une nouvelle question qui donne réellement envie de découvrir la suite
Points faibles :
- Avec l’arrivée de nouvelles factions et de nouveaux personnages, le récit peut parfois devenir difficile à suivre
- Certaines situations importantes sont développées trop rapidement et auraient mérité davantage de temps pour laisser les enjeux respirer
- Le tome soulève plusieurs questions intéressantes, mais repousse volontairement beaucoup de réponses aux prochains volumes
- Malgré le niveau de détail des illustrations, j’ai parfois eu de la difficulté à comprendre certains éléments visuels, particulièrement lors des mouvements et des scènes d’action. Certaines positions et transitions manquent de clarté
- Avec Noa, Edward, Zhang Wei, les Assassins, les Espagnols et les Hollandais, le récit jongle avec énormément d’éléments. L’ensemble reste cohérent, mais certaines intrigues secondaires auraient gagné à être davantage approfondies
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