
Informations principales
Titre du manga : Demon Slave
Éditeur : Kurokawa
Distributeur : Interforum
Mangaka : Takahiro, Yôhei Takmura
Genre : Seinen
Nombre de pages : 194
Prix : 14,95$
Date de sortie : 4 juin 2021
Le fan-service est très commun dans les mangas et les anime en général. Quelques fois, cet ajout est vraiment inutile. Ils cherchent à aller chercher un auditoire typiquement masculin qui apprécie ce genre de contenu et, en Occident, nous le voyons souvent comme quelque chose de négatif, car il dépeint souvent du contenu suggestif, vulgaire et, dans certains cas, une image hypersexualisée, surtout chez la femme.
Toutefois, votre Dieu Geek n’a rien du tout contre le fan-service. Lui, il trouve cela souvent très drôle, mais il aime encore plus cela quand ça fait du sens.
Si vous avez lu ma première critique du manga Demon Slave (Chained Soldier), vous savez maintenant à quoi vous attendre. Nous avons eu un scénario très bien écrit par Takahiro, mais avec une « twist » vraiment surprenante. Imaginez-vous devenir l’esclave d’une femme qui peut vous donner des pouvoirs surhumains et qui, si vous obéissez comme un gentil petit esclave, vous récompensera d’une façon assez particulière. Imaginez si l’esclave est secrètement un pervers. C’est ça, Demon Slave, et j’ai vraiment beaucoup de plaisir dans cette lecture… et je ne sous-entends aucun double sens dans cette phrase.
Est-ce que cela continue dans ce 2e tome?
Résumé
Yûki Wakura, lycéen, s’est perdu dans le Monde de Mato où il a été sauvé par Kyôka Uzen, commandant du 7e escadron antidémons. Celle-ci en a fait son esclave et le concierge de son Quartier Général.
Le 7e escadron a rencontré « Unicorne », le démon qui a anéanti le village de Kyôka, alors qu’ils étaient en train de détruire un nid de démons Shûki. Mais Yûki est surtout intrigué par la personne qui chevauche « Unicorne » et qui semble lui rappeler quelqu’un…
Encore plus de fan-service
Si vous avez trouvé que le premier tome avait trop de contenu suggestif, eh bien, le deuxième en a encore plus. Donc, en entrée de jeu, vous savez maintenant que ce manga ne s’adresse pas à tout le monde, si un peu de nudité vous choque.
Toutefois, le manga de Takahiro n’est pas qu’un ramassis de scènes osées. Il y a quand même un thème intéressant. Il faut se mettre en contexte : dans cet univers, la femme est idolâtrée parce qu’elle protège le monde grâce à ses pouvoirs qui viennent d’un fruit démoniaque.
Donc, ici, notre petit Yûki a toujours voulu être plus qu’un homme afin de retrouver sa sœur qu’il a perdue il y a longtemps. L’homme ici n’est pas ce qu’on pourrait dire être au top de la hiérarchie, donc leur orgueil est un peu touché et certains voient aussi ces femmes comme étant intimidantes.
Et laissez-moi vous dire que cela peut aussi changer complètement la dynamique du manga. Notre héros devient un esclave et homme à tout faire du 7e escadron. Pourquoi ne pas donner un penchant particulier à notre héros pour pimenter ce manga? C’est sûrement ce que s’est dit l’auteur.
Le fameux bémol du pouvoir me fait vraiment rire et cela change complètement le ton du manga. On va se le dire, ça ressemble à beaucoup de prémisses déjà vues, mais cette fois-ci, on peut voir une autre facette de ce genre de narration. Le fan-service n’est donc pas seulement là pour être là : il devient directement lié à la mécanique des pouvoirs de Yûki et aux situations dans lesquelles les personnages se retrouvent.
Je vous le dis, Yûki a des désirs bien spéciaux dans ces récompenses que Kyôka ne contrôle aucunement lorsqu’elle doit récompenser son esclave. Ho le petit pervers!
Himari entre en scène
Dans ce tome, on découvre aussi davantage Himari, celle qui n’a pas la meilleure impression de Yûki. Cependant, on découvre qu’elle possède l’habileté de copier les pouvoirs de quelqu’un… Je vous laisse deviner quelle habileté elle décide de copier ici et je vous le dis, les conséquences sont hilarantes.
De plus, dans ce tome, on a le droit de comprendre un peu plus la dynamique qui se déroule entre les escadrons antidémons et il y a une sorte de rivalité entre eux.
Dans ce tome, nous allons assister à un affrontement entre Himari et sa sœur. Ce qui nous démontre aussi que l’auteur a plus que des scènes ecchi à nous offrir. Ce monde est vraiment intéressant et il semble avoir plus qu’un monde où des femmes affrontent des démons.
Et, on sous-entend ici que la sœur de Yûki, si c’est vraiment elle, semble être du côté des démons. Ce mystère est vraiment une excellente ligne directrice accrocheuse qui donne envie d’en savoir plus. C’est probablement l’un des éléments qui me donne le plus envie de continuer la série, parce qu’on commence à voir que l’histoire ne repose pas uniquement sur son concept de départ.
Un dessin qui en met plein la vue
Visuellement, le travail de Yôhei Takemura est vraiment incroyable, surtout dans les scènes de combat. Nous avons le droit à des actions intenses et remplies d’action.
Les scènes ecchi sont vraiment bien dessinées, mais je n’ai pas le choix d’en parler puisque cela fait partie intégrante du manga. J’ai encore de la difficulté à croire que ce manga est dans la catégorie Shonen chez Kurokawa. C’est clairement un manga destiné à un public mature.
Les combats sont particulièrement réussis et permettent au manga de ne pas être uniquement défini par son fan-service. Le dessin donne beaucoup d’impact aux pouvoirs et aux affrontements, ce qui équilibre bien les différents aspects de l’œuvre.
Un deuxième tome plus solide et plus torride
Finalement, ce deuxième tome est vraiment très divertissant et, à mon avis, meilleur que le premier. Son histoire est accrocheuse et la touche ecchi ajoutée à ce manga apporte quelque chose de différent plutôt que de simplement nuire à l’histoire.
Est-ce que ce manga est pour tout le monde? Non! Mais votre Dieu Geek a beaucoup de plaisir à lire ce manga. Entre les personnages, la mécanique particulière des pouvoirs et le mystère entourant la sœur de Yûki, j’ai maintenant envie de voir jusqu’où l’auteur va pousser son univers et les désirs du petit coquin de Yûki.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- Dessin à couper le souffle
- Un monde intéressant
- Une mécanique de pouvoir qui laisse aller à l’imagination
Points faibles :
- Ne vise pas une large clientèle
- Une image de la femme forte qui se transforme en dominatrice
- Ce n’est pas un Shonen
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