
Informations principales
Titre du cartoon : Golden Axe
Créateur : Mike McMahan et Joe Chandler
Studio : Titmouse
Genre : Animation, action, aventure, comédie, fantasy
Nombre de saisons : 1
Nombre d’épisodes : 10
Durée moyenne : 21 à 22 minutes
Diffusion : Paramount+
Date de sortie : 16 septembre 2026
Un retour inattendu dans le monde de Yuria
Golden Axe reprend les personnages emblématiques de la franchise de SEGA pour leur offrir une nouvelle aventure qui se déroule après les événements des jeux. Ax Battler, Tyris Flare et Gilius Thunderhead doivent une nouvelle fois affronter Death Adder, le géant maléfique qui refuse décidément de rester mort. Cette fois, leur groupe accueille Hampton Squib, un aventurier débutant qui rêve de devenir un grand héros, mais dont les compétences sont très loin de ses ambitions. La série reprend donc les éléments fondamentaux de Golden Axe comme les héros, Yuria, Death Adder, les créatures fantastiques, les montures et la magie, mais choisit volontairement de transformer l’univers sérieux et heroic fantasy des jeux en comédie animée complètement déjantée. Le résultat ressemble davantage à une parodie affectueuse de Golden Axe qu’à une adaptation fidèle dans le ton.
Une équipe qui fonctionne surtout quand elle se chamaille
Gilius Thunderhead est clairement celui qui ressort le plus de cette première saison. Matthew Rhys lui donne énormément de personnalité, avec un mélange de grognement, d’arrogance et de frustration qui fonctionne particulièrement bien avec Hampton. Ce dernier sert d’ailleurs de point d’entrée idéal pour le spectateur : inexpérimenté, enthousiaste et constamment dépassé par ce qui lui arrive, il permet à la série de se moquer autant des clichés de la fantasy que des mécaniques absurdes des jeux vidéo. Ax et Tyris sont plus proches de leurs archétypes d’origine, même si leur dynamique avec Chronos « Evil » Lait fonctionne de manière plus inégale. L’évolution de Hampton constitue l’un des rares véritables arcs narratifs de la saison, tandis que certains personnages secondaires gagnent progressivement en importance. La distribution vocale est particulièrement solide, avec Danny Pudi, Lisa Gilroy, Liam McIntyre, Carl Tart et surtout Matthew Rhys qui donnent beaucoup de personnalité à leurs personnages.
Une quête classique transformée en terrain de jeu comique
L’histoire reste volontairement simple : Death Adder est de retour et les héros doivent trouver un moyen de l’arrêter. Les dix épisodes reprennent presque la structure d’une campagne de jeu vidéo, avec des déplacements, des monstres, des villages étranges, des quêtes secondaires et une progression graduelle vers le château de Death Adder. C’est justement cette simplicité qui permet aux scénaristes de multiplier les blagues sur les conventions de la fantasy et les mécaniques de Golden Axe. Certains épisodes sont particulièrement réussis lorsqu’ils utilisent directement le matériel des jeux, tandis que d’autres donnent davantage l’impression d’être des détours humoristiques. Le principal problème vient du fait que les blagues prennent parfois tellement de place qu’elles diminuent l’impact des moments plus sérieux. Plusieurs critiques ont également relevé que la série aurait pu approfondir davantage ses personnages et son intrigue au lieu de revenir constamment au méta-humour.

Un rythme rapide qui masque quelques inégalités
Avec seulement une vingtaine de minutes par épisode, Golden Axe ne perd pratiquement jamais de temps. Les dialogues s’enchaînent rapidement, les personnages passent d’une situation absurde à une autre et les épisodes possèdent généralement suffisamment de petits éléments pour maintenir l’intérêt. Le revers de la médaille est que certaines plaisanteries arrivent tellement rapidement qu’elles manquent leur cible et que certains développements narratifs auraient mérité quelques minutes supplémentaires. Les premiers épisodes demandent également un petit temps d’adaptation avant que la dynamique générale fonctionne pleinement. Une fois Gilius et Hampton correctement installés ensemble, la série devient toutefois beaucoup plus facile à enchaîner. Les dix épisodes étant disponibles sur Paramount+, la saison se prête particulièrement bien au visionnage en rafale.
Une animation cartoonesque parfaitement assumée
Titmouse signe une animation qui correspond parfaitement à l’approche de la série. On est très loin d’une adaptation fantasy réaliste : les personnages sont expressifs, les mouvements sont volontairement exagérés et les combats utilisent beaucoup de violence cartoonesque et de sang. L’animation n’est pas nécessairement la plus fluide ou spectaculaire du marché, mais elle sait exactement quel style elle veut adopter. Les affrontements avec les monstres, les créatures inspirées des jeux et les nombreuses références visuelles fonctionnent particulièrement bien grâce à cette direction artistique. Le design reprend suffisamment d’éléments reconnaissables de Golden Axe pour satisfaire les nostalgiques tout en donnant à l’ensemble une identité propre. Le choix d’intégrer Chronos, personnage issu de Golden Axe III, montre également que les créateurs connaissent suffisamment la franchise pour aller chercher des références au-delà du premier jeu.

Une ambiance sonore qui accompagne bien la fantasy
La musique de Chris Westlake participe efficacement à l’identité de la série en donnant à Yuria une dimension épique qui contraste avec les situations complètement absurdes vécues par les personnages. L’OST ne cherche pas forcément à reproduire directement les compositions des jeux originaux, mais elle conserve une atmosphère de grande aventure fantasy qui permet aux scènes d’action de conserver leur impact. La bande sonore joue donc davantage le rôle de contrepoids au ton comique que celui d’un gigantesque hommage nostalgique. Golden Axe ne repose pas non plus sur un opening devenu instantanément incontournable, mais l’ambiance musicale générale contribue à donner plus de personnalité aux épisodes.
Une nostalgie beaucoup plus intelligente qu’elle n’en avait l’air
Après les premières bandes-annonces, il était facile de croire que Golden Axe allait simplement être une énième série animée remplie de blagues méta et de personnages sarcastiques. Une fois la saison regardée, l’approche apparaît toutefois un peu plus nuancée. La série connaît réellement son matériel et plusieurs plaisanteries fonctionnent précisément parce que les scénaristes connaissent les jeux. Le fait de se moquer du nom d’Ax Battler alors qu’il n’utilise même pas une hache, les références aux mécaniques de jeu, les ennemis, les potions et même certaines situations directement inspirées du fonctionnement des jeux montrent une véritable affection pour la franchise. Gilius demeure le véritable moteur de la série, et sa relation avec Hampton apporte également quelques moments étonnamment sincères derrière les blagues. Le résultat n’est pas une adaptation de Golden Axe telle qu’on pouvait l’imaginer dans les années 1990, mais plutôt une version qui cherche à comprendre ce qui rendait cette franchise particulière tout en s’amusant avec ses absurdités.

Une série amusante, mais pas nécessairement faite pour être revue immédiatement
Golden Axe possède suffisamment de références et de détails cachés pour profiter d’un deuxième visionnage, particulièrement pour les joueurs ayant connu les jeux originaux. Certaines blagues gagnent probablement à être revues une fois que l’on connaît mieux les personnages et les différents éléments de l’univers. Toutefois, contrairement à une série davantage basée sur une intrigue complexe ou sur de nombreux mystères, son principal intérêt demeure son humour et ses personnages. Une fois les meilleures blagues connues, l’effet de surprise diminue forcément. La valeur de revisionnage est donc correcte, mais c’est surtout une série que l’on aura envie de revisiter par nostalgie ou pour certains épisodes et personnages plutôt que de recommencer constamment la saison complète.
Une hache qui frappe dans une direction inattendue
Golden Axe est une adaptation difficile à juger si l’on s’attend à retrouver le ton des jeux originaux. La franchise de 1989 reposait énormément sur son atmosphère de fantasy sombre, ses guerriers musclés, ses monstres et son aventure très directe. La série de 2026 prend exactement ces éléments et décide de les déconstruire avec un humour absurde et constamment conscient de ses propres clichés. Ce choix ne fonctionnera évidemment pas pour tous les fans, mais la saison démontre progressivement qu’il ne s’agit pas simplement de rire du matériel original : les créateurs connaissent Golden Axe, aiment ses personnages et savent trouver de l’humour dans ses mécaniques et son univers. Avec dix épisodes très rapides, une excellente performance de Matthew Rhys, une relation Gilius/Hampton qui devient le cœur de l’aventure et suffisamment de références pour récompenser les nostalgiques, la série réussit finalement à devenir plus attachante que ne le laissaient croire ses premières bandes-annonces. Ce n’est pas le Golden Axe que certains fans attendaient, mais c’est une adaptation qui possède sa propre personnalité et qui laisse suffisamment de matière pour espérer une deuxième saison capable d’approfondir davantage les personnages. Pour les amateurs de la franchise qui acceptent de voir Yuria sous un angle complètement différent, mais aussi pour ceux qui aiment les comédies fantasy animées à la Lower Decks, l’expérience vaut le détour.

L’avis de Freddy *mis à jour le 5 octobre 2026*
Il y a des jeux qui ont marqué leur époque et Golden Axe fait clairement partie de cette catégorie. Lancé dans les arcades en 1989, le classique de SEGA a laissé sa marque avec son univers de fantasy, ses guerriers, ses monstres et son fameux système de beat’em up.
Cette version de Golden Axe, par contre, ne cherche pas simplement à reproduire le jeu vidéo. La série transforme plutôt l’univers en comédie d’action. On retrouve donc Ax Battler, Tyris Flare et Gilius Thunderhead, mais avec un nouveau compagnon particulièrement mal préparé pour l’aventure : Hampton Squib.
Créée par Mike McMahan et Joe Chandler, la série mélange fantasy, action, humour et références au jeu original. McMahan est notamment connu pour Star Trek: Lower Decks et Solar Opposites. L’animation est réalisée par Titmouse.
Les dix épisodes sont maintenant disponibles sur Paramount+.

Synopsis
Après les événements des jeux classiques, les légendaires guerriers Ax Battler, Tyris Flare et Gilius Thunderhead doivent une fois de plus unir leurs forces afin de protéger le royaume de Yuria contre Death Adder.
Le problème, c’est que Death Adder semble avoir développé une très mauvaise habitude : mourir pour ensuite revenir semer le chaos.
À leur aventure s’ajoute Hampton Squib, un aspirant héros qui possède énormément de volonté, mais beaucoup moins d’expérience. Le groupe devra donc composer avec leurs personnalités très différentes alors qu’il tente de mettre fin aux plans de Death Adder une fois pour toutes.

L’histoire — Quand Golden Axe cherche trop à faire rire
Je vais être honnête dès le départ : j’avais vraiment envie d’aimer cette série. Étant un gros amateur de fantasy, des œuvres comme Record of Lodoss War et The Legend of Vox Machina sont exactement le genre de références qui me parlent. J’aime quand une aventure fantastique prend son univers au sérieux tout en sachant quand même nous faire rire.
C’est justement là que Golden Axe m’a un peu déçu.
On retrouve pourtant tous les ingrédients pour faire quelque chose de vraiment intéressant. Gilius Thunderhead, Ax Battler et Tyris Flare sont des personnages légendaires de l’histoire du jeu vidéo. On pourrait donc s’attendre à une grande aventure remplie de combats, de magie, de créatures fantastiques et d’un minimum d’enjeux dramatiques.
À la place, la série décide presque constamment de tourner tout ça en dérision.
L’histoire suit Gilius alors qu’il part à la recherche de la Dague d’Émeraude et tente une fois de plus de mettre un terme à la menace de Death Adder. Il fait rapidement équipe avec Hampton Squib, un aspirant héros particulièrement maladroit qui rêve de vivre une grande aventure. Le groupe se complète ensuite avec Ax, Tyris et Chronos, chacun apportant sa propre personnalité et ses propres problèmes.
Et c’est là que la série devient une succession de quêtes complètement absurdes. On visite des villages étranges, on affronte différents ennemis, Hampton se fait capturer, nos héros se retrouvent dans des situations improbables et tout semble constamment construit autour d’une blague.
Le problème, c’est que toutes les blagues ne fonctionnent pas.
Je n’ai absolument rien contre l’humour dans une série de fantasy. Au contraire. Vox Machina m’a justement démontré qu’on peut avoir des personnages complètement déjantés, des situations ridicules et de l’humour parfois très adulte tout en conservant un véritable sentiment d’aventure et des moments où les enjeux deviennent sérieux.
Avec Golden Axe, j’ai souvent eu l’impression que la série avait peur de laisser respirer son propre univers. Dès qu’une situation pourrait devenir épique ou dramatique, une blague vient souvent casser l’ambiance.

Et c’est dommage, parce qu’il y avait énormément de potentiel.
Je ne demandais pas une adaptation ultra-sérieuse où chaque personnage passe son temps à parler de destinée et de prophéties. Mais j’aurais aimé voir une série qui donne davantage de profondeur à ces personnages légendaires plutôt que de simplement les transformer en versions comiques d’eux-mêmes.
Même le nouveau personnage, Hampton, illustre un peu ce problème. Je comprends parfaitement ce que les créateurs veulent faire avec lui : créer un personnage auquel le public peut s’identifier et qui permet de découvrir cet univers à travers les yeux d’un débutant.
Mais soyons sérieux deux secondes : si Hampton était un personnage sélectionnable dans un nouveau Golden Axe, je vous garantis que personne ne le choisirait! On a déjà trois légendes devant nous et, personnellement, mon choix serait vite fait.
Ce qui me dérange surtout, c’est cette tendance que je remarque de plus en plus dans les séries d’animation modernes : prendre une propriété connue, conserver ses personnages et son univers comme toile de fond, puis construire essentiellement une comédie autour. À force, plusieurs séries finissent par donner l’impression d’utiliser leur univers comme simple décor plutôt que comme véritable élément de leur histoire.
Et Golden Axe aurait justement pu être autre chose.
Imaginez une série qui prend réellement le temps de développer Gilius, Ax et Tyris, qui explore leur passé, leurs relations et leurs motivations, tout en conservant quelques moments d’humour. Ajoutez à ça l’univers fantastique de Yuria, Death Adder comme véritable menace et des combats dignes de la réputation de la franchise. Pour moi, il y avait là les ingrédients d’une excellente série de fantasy.
Au lieu de ça, on obtient une aventure amusante par moments, mais qui me laisse avec cette impression persistante de « ça aurait pu être tellement plus gros ».
Et c’est probablement ce qui me déçoit le plus avec Golden Axe : ce n’est pas que la série soit une comédie. C’est qu’elle possède une licence, des personnages et un univers capables de raconter une véritable grande histoire de fantasy… et qu’elle choisit presque systématiquement de faire une blague à la place.
Analyse de Max
Points forts :
- Excellente dynamique entre Gilius et Hampton
- Beaucoup de références aux jeux Golden Axe
- Humour méta souvent très bien ciblé
- Animation expressive et adaptée au ton de la série
- Violence cartoonesque et combats amusants
- Bonne utilisation de personnages provenant de plusieurs jeux
- Format de 21-22 minutes qui favorise un visionnage rapide
- Une véritable connaissance et affection pour le matériel original
- Une série capable de surprendre malgré une prémisse très simple
Points faibles :
- L’intrigue principale demeure assez basique
- Ax, Tyris et Chronos sont moins intéressants que Gilius et Hampton
- Certains développements de personnages sont rapidement abandonnés
- Les premiers épisodes prennent un peu de temps avant de trouver leur rythme
- L’animation est efficace mais pas particulièrement impressionnante techniquement
Analyse de Freddy
Points forts :
- Un univers culte : retrouver l’univers de Golden Axe, ses créatures et ses personnages est forcément plaisant pour les fans de SEGA.
- Les personnages classiques sont reconnaissables : Gilius, Ax et Tyris ont chacun une personnalité bien définie.
- Une aventure facile d’accès : pas besoin d’avoir joué aux jeux originaux pour comprendre l’histoire.
Points faibles :
- Trop de comédie : à force de vouloir faire rire, la série oublie parfois qu’elle possède un univers qui aurait pu être beaucoup plus épique.
- Des blagues qui ne fonctionnent pas toujours : l’humour est très présent, mais certaines plaisanteries tombent complètement à plat.
- Un potentiel inexploité : Golden Axe avait les ingrédients pour devenir une vraie série de fantasy avec davantage de profondeur.
- Des personnages légendaires trop caricaturés : donner de la personnalité à Gilius, Ax et Tyris est une bonne idée, mais les transformer presque constamment en personnages comiques réduit parfois leur impact.
- Hampton Squib : l’idée d’un nouveau personnage est intéressante, mais il est difficile de ne pas se demander pourquoi on choisirait ce personnage plutôt que les héros historiques de la franchise.
Pour regarder le cartoon, c’est ici.