CRITIQUE DE JEU RÉTRO – ASSASSIN’S CREED IV: BLACK FLAG (XBOX ONE)

par | Sep 27, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Assassin’s Creed IV: Black Flag

Développeur : Ubisoft Montreal, Ubisoft Annecy

Éditeur : Ubisoft

Genre : Action et aventure

Plateformes : PlayStation, Xbox 360, Wii U, Xbox One, PC, Nintendo Switch, Xbox Series X|S

Testé sur : Xbox Series X

Prix : 29,99$

Date de sortie : 22 novembre 2013

Nombre de joueurs : 1

En français : oui

Classement ESRB : 17+ (Mature 17+)

Avec Assassin’s Creed IV: Black Flag, Ubisoft a pris un risque qui s’est finalement avéré payant. Plutôt que de simplement poursuivre la formule établie par les précédents épisodes, le studio a placé la piraterie, l’exploration et les batailles navales au cœur de l’expérience. Le résultat est une aventure beaucoup plus ouverte, qui donne souvent l’impression de jouer à un excellent jeu de pirates dans l’univers d’Assassin’s Creed.

L’histoire nous transporte en 1715, alors que les Caraïbes vivent l’un des moments les plus fascinants de l’âge d’or de la piraterie. On y incarne Edward Kenway, un pirate ambitieux qui cherche surtout à améliorer sa situation et à amasser une fortune. Contrairement à plusieurs protagonistes précédents de la série, Edward n’est pas immédiatement motivé par une grande cause ou un idéal. Son parcours personnel est justement l’un des éléments qui rendent le personnage intéressant.

Les Caraïbes comme terrain de jeu
La plus grande force de Black Flag demeure sans aucun doute son immense monde ouvert. Les Caraïbes offrent un environnement particulièrement agréable à parcourir, que ce soit à pied ou à bord de notre navire.

Et c’est justement la navigation qui transforme complètement l’expérience. Le Jackdaw devient rapidement bien plus qu’un simple moyen de transport. On doit améliorer son armement, renforcer sa coque, augmenter sa capacité de transport et développer ses différentes caractéristiques afin de pouvoir affronter des adversaires toujours plus puissants.

Naviguer entre les différentes îles est également une activité en soi. On peut tomber sur des navires ennemis, découvrir une petite île isolée, chercher un trésor, partir à la chasse ou simplement poursuivre notre route en profitant du paysage.

Le sentiment de liberté est particulièrement réussi. Il est parfaitement possible de mettre la mission principale de côté pendant plusieurs heures afin de partir explorer les environs.

Un monde rempli d’activités
Black Flag comprend énormément de contenu secondaire et c’est probablement ce qui lui permet de conserver un excellent rythme sur la durée.

Les joueurs peuvent notamment rechercher des trésors, explorer des épaves, récupérer des objets cachés, s’attaquer à des navires plus puissants ou encore améliorer leur équipement. La chasse permet également de récupérer différentes ressources nécessaires à la progression.

Certaines activités donnent même l’impression d’avoir leur propre petite aventure. On peut partir à la recherche d’une créature marine particulièrement dangereuse, explorer une nouvelle zone ou simplement suivre une piste menant à un trésor.

Cette abondance de contenu fonctionne particulièrement bien parce que le jeu ne donne pas constamment l’impression de nous pousser vers l’objectif principal. Black Flag laisse suffisamment de liberté pour permettre au joueur de créer son propre parcours.

A scenic harbor at night featuring a rustic wooden building, a large ship docked, and various people engaging in activities on the pier, with illuminated lanterns and dark rocky cliffs in the background.

Edward Kenway, un protagoniste différent
Edward Kenway apporte une personnalité différente à la franchise. Il n’a pas la même motivation que les assassins que nous avons suivis auparavant et son intérêt pour l’argent et la réussite personnelle influence une bonne partie de son parcours.

Cette approche permet également à Ubisoft d’adopter un ton plus léger. L’aventure conserve évidemment certains éléments sérieux, mais elle ressemble davantage à une grande histoire de pirates qu’à une intrigue constamment sombre et dramatique.

Edward est imparfait, parfois égoïste et souvent guidé par ses propres intérêts. C’est justement ce qui rend son évolution intéressante.

Le jeu réussit progressivement à montrer les conséquences de ses choix et la manière dont ses ambitions changent au fil de son aventure.

A hooded figure wielding dual swords walks through shallow water on a beach, with a pirate ship in the background and palm trees framing the scene.

Les batailles navales prennent le large
Si une mécanique devait être retenue comme la grande nouveauté de Black Flag, ce serait certainement les combats navals.

Après avoir été introduits dans Assassin’s Creed III, les affrontements en mer prennent ici une importance beaucoup plus considérable. Le contrôle du navire est relativement accessible, mais les combats peuvent rapidement devenir intenses lorsqu’on se retrouve entouré de plusieurs bâtiments ennemis.

Il faut choisir son angle d’approche, utiliser les différents types de canons disponibles et profiter des faiblesses des navires adverses. Les améliorations du Jackdaw deviennent donc essentielles lorsque l’on souhaite s’attaquer aux plus gros bâtiments.

Les batailles peuvent également se terminer par un abordage. Après avoir suffisamment affaibli un navire, Edward peut monter à bord pour éliminer l’équipage et récupérer différentes ressources.

Cette mécanique donne beaucoup de variété aux déplacements et transforme chaque voyage en une occasion potentielle de repartir avec du butin.

L’exploration reste au cœur de l’expérience
Malgré l’importance accordée aux navires, Assassin’s Creed IV n’abandonne évidemment pas les fondamentaux de la série.

Edward se déplace avec beaucoup d’agilité dans les villes et les différents environnements. L’escalade, les déplacements sur les toits et les attaques furtives demeurent au rendez-vous.

La fluidité des mouvements contribue encore une fois à cette sensation de liberté. On peut rapidement grimper sur un bâtiment, traverser une zone par les hauteurs ou utiliser l’environnement pour échapper aux gardes.

Tout n’est toutefois pas parfait. Le système de déplacement peut parfois interpréter une commande de manière inattendue, ce qui peut entraîner Edward dans une direction différente de celle souhaitée. Dans certaines situations, cela peut devenir frustrant, particulièrement lorsqu’une séquence demande de rester précis.

A busy street scene in a historic town, featuring a character in a hooded outfit engaging with a man in a hat and a woman in a red dress, surrounded by onlookers in period clothing.

Une histoire principale moins convaincante
L’aventure principale possède plusieurs bons moments, mais elle n’est pas toujours aussi solide que son monde ouvert.

Certaines missions reprennent notamment les séquences de filature déjà bien connues de la franchise. Le problème n’est pas nécessairement leur présence, mais leur répétition. Devoir suivre un personnage pendant plusieurs minutes tout en attendant que la conversation avance peut casser le rythme d’une aventure autrement très dynamique.

Le scénario connaît également quelques passages plus intéressants que d’autres. L’évolution d’Edward est réussie, mais l’histoire principale ne possède pas toujours la même force que l’univers qui l’entoure.

C’est d’ailleurs un paradoxe intéressant de Black Flag : ses activités secondaires peuvent parfois être beaucoup plus mémorables que certaines missions obligatoires.

A hooded character stands on a wooden platform, using a spyglass to survey a lush tropical landscape with palm trees and ancient ruins by a blue river.

Une direction artistique toujours impressionnante
Pour son époque, Assassin’s Creed IV: Black Flag demeure particulièrement réussi visuellement.

Les environnements tropicaux, les villes portuaires, les plages et surtout les océans donnent au jeu une identité visuelle forte. Les changements de météo et les différentes conditions en mer contribuent également à rendre les déplacements plus agréables.

Les séquences à bord du Jackdaw sont particulièrement réussies. Observer le navire traverser les vagues pendant qu’une tempête approche fait partie des moments les plus impressionnants de l’aventure.

Sur les plateformes de génération suivante, le jeu bénéficiait également d’améliorations techniques permettant notamment de profiter d’une distance d’affichage plus importante et de temps de chargement réduits.

A dramatic scene from a video game depicting a pirate battle on a ship, featuring a character in a hooded outfit performing an acrobatic attack with swords against another character in military uniform, amidst explosions and a chaotic environment.

Une excellente ambiance de pirate
La bande sonore joue un rôle important dans l’identité de Black Flag. Les chants marins entendus à bord du navire sont notamment devenus l’un des éléments les plus mémorables du jeu.

Ces moments où l’équipage se met à chanter pendant que le navire poursuit tranquillement sa route donnent énormément de personnalité à l’aventure.

Cela contribue aussi à créer une atmosphère différente des autres épisodes. Même lorsque l’on ne fait rien de particulier, naviguer simplement vers une nouvelle destination peut devenir un moment agréable.

Two male characters dressed as pirates stand in a dark, forested area, with one wearing a tricorn hat and holding a mug, and the other in a hooded coat with weapons visible.

Le multijoueur apporte une autre dimension
Black Flag propose également un mode multijoueur basé sur les mécaniques de chasse et de dissimulation déjà utilisées dans les précédents épisodes.

L’objectif n’est pas simplement d’éliminer ses adversaires. Il faut observer les comportements des personnages contrôlés par l’intelligence artificielle, se fondre dans la foule et identifier sa cible sans se faire repérer.

Cette formule crée des affrontements beaucoup plus particuliers qu’un multijoueur traditionnel. La tension vient davantage de l’observation et de la capacité à tromper l’adversaire que de la simple rapidité à appuyer sur la gâchette.

Le mode demeure toutefois davantage un complément qu’une raison suffisante pour revenir constamment au jeu.

In-game screen displaying six characters from the video game, each with unique outfits and stats, in a multiplayer lobby before a game session.

Les passages dans l’Animus
Black Flag surprend également avec ses séquences se déroulant en dehors de la période historique.

Ces passages permettent de découvrir une facette différente de l’univers d’Assassin’s Creed tout en apportant quelques éléments intéressants concernant Abstergo et les événements entourant la série.

Ils sont beaucoup moins présents que l’aventure principale et certaines séquences sont assez simples, mais elles permettent néanmoins de faire avancer l’histoire globale de la franchise.

Pour les amateurs de la mythologie d’Assassin’s Creed, ces moments peuvent même devenir particulièrement intéressants puisqu’ils contiennent plusieurs éléments servant à développer l’univers.

A futuristic workstation featuring an ergonomic curved desk with a digital interface, displaying the word 'ANIMUS' in bright text. The setup includes a transparent keyboard, computer speakers, a headset, and various stationary items.

Une formule Assassin’s Creed enfin bien équilibrée
Assassin’s Creed IV: Black Flag représente une période particulièrement intéressante pour la franchise. Ubisoft conserve les mécaniques fondamentales de la série tout en donnant énormément d’importance à l’exploration et aux batailles navales.

Le jeu n’est pas exempt de défauts. Certaines missions manquent de variété, l’intelligence du système de déplacement peut parfois nous jouer des tours et quelques problèmes techniques peuvent occasionnellement perturber l’aventure.

Mais ces irritants sont largement compensés par la richesse du monde, la qualité des combats navals, la liberté offerte au joueur et l’excellente ambiance pirate.

Ce qu’il faut retenir
Assassin’s Creed IV: Black Flag demeure l’un des épisodes les plus distinctifs de la franchise. Son univers ouvert, ses batailles navales et son atmosphère de piraterie lui permettent de se démarquer considérablement des autres aventures d’Assassin’s Creed.

Edward Kenway n’est peut-être pas le héros traditionnel de la série, mais son évolution fonctionne justement parce que le jeu prend le temps de montrer comment ses ambitions personnelles se transforment.

Même plusieurs années après sa sortie, Black Flag reste une aventure particulièrement agréable à parcourir. C’est un Assassin’s Creed qui comprend l’importance de laisser le joueur explorer, expérimenter et simplement profiter de son monde.

9/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un immense monde ouvert riche en exploration
  • Les batailles navales particulièrement réussies
  • Une excellente ambiance de piraterie
  • Edward Kenway, un protagoniste différent des précédents héros
  • Beaucoup d’activités secondaires
  • Une direction artistique encore très réussie
  • Une excellente trame sonore et de mémorables chants de marins
  • Une grande liberté dans la façon d’explorer les Caraïbes

Points faibles :

  • Certaines missions principales manquent de variété
  • Les séquences de filature peuvent devenir répétitives
  • Quelques problèmes avec les déplacements d’Edward
  • Certains problèmes techniques peuvent interrompre l’expérience
  • L’histoire principale est moins marquante que l’univers qui l’entoure
  • Le multijoueur reste davantage un complément qu’un élément essentiel
<a href="https://gpourgeek.ca/author/djseifer/" target="_self">Pascal Emond</a>

Pascal Emond

On va faire ça bref, ....... j'aime les jeux vidéo, voilà c'est fait.

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