CRITIQUE D’ANIME – BLACK TORCH

par | Sep 27, 2026

Informations principales

Titre de l’anime : Black Torch

Studio : 100studio

Doublage : Oui

Genre : Action, aventure, shōnen, surnaturel

Réalisateur : Kei Umabiki

Scénariste : Tsuyoshi Takaki

Nombre d’épisodes : 12

Durée moyenne : 23-24 minutes

Plateforme : Crunchyroll

Date de sortie : 4 juillet 2026

Quand un ninja rencontre un mononoke
Jiro Azuma est un lycéen plutôt turbulent, mais derrière son tempérament bagarreur se cache un jeune homme profondément attaché aux animaux. Descendant d’une lignée de shinobi et capable de communiquer avec les animaux, il mène une existence relativement normale jusqu’au jour où il sauve un mystérieux chat noir blessé nommé Rago. Ce dernier est en réalité un puissant mononoke recherché pour ses capacités extraordinaires. Leur rencontre propulse Jiro au cœur d’une guerre secrète opposant les humains à des créatures surnaturelles japonaises. Jiro rejoint alors l’organisation Black Torch, une unité spécialisée dans les affrontements contre les mononoke. Cette prémisse permet à la série de mélanger folklore japonais, ninjas, pouvoirs surnaturels et combats de shōnen dans un cocktail particulièrement efficace.

Une équipe qui ne manque pas de mordant
Jiro est probablement le principal moteur de la série. Son caractère impulsif, son côté bagarreur et son amour presque excessif des animaux pourraient facilement le transformer en simple héros shōnen caricatural, mais sa relation avec Rago lui donne progressivement davantage de profondeur. Rago constitue d’ailleurs le véritable cœur émotionnel de Black Torch : leur relation évolue d’une rencontre improbable vers une véritable confiance mutuelle. Ichika Kishimojin, Reiji Kirihara, Ryosuke Shiba et Hana Usami forment un groupe secondaire suffisamment varié pour donner de la personnalité à l’équipe, même si certains personnages auraient mérité davantage de temps à l’écran. Ichika fonctionne particulièrement bien grâce à sa relation conflictuelle avec Jiro, tandis que Reiji apporte une dimension plus sérieuse et compétitive. Le problème vient surtout du nombre de personnages introduits en peu de temps : plusieurs restent davantage définis par leur archétype shōnen que par une véritable évolution personnelle.

Entre ninjas, monstres et secrets
Black Torch possède une prémisse particulièrement efficace : mélanger ninjas, créatures du folklore japonais, pouvoirs surnaturels et combats très shōnen. L’histoire commence de façon relativement classique, mais elle gagne rapidement en intérêt lorsque les véritables enjeux entourant Rago et les mononoke apparaissent. La relation entre Jiro et Rago constitue le fil conducteur le plus réussi, tandis que les affrontements contre les différents adversaires permettent d’élargir progressivement l’univers. Le problème est que l’anime doit condenser énormément de matériel en seulement douze épisodes. Les derniers épisodes accélèrent fortement les révélations et l’arc final, notamment autour d’Amagi, donnant parfois l’impression que certains éléments auraient eu besoin de davantage de préparation. L’histoire fonctionne donc mieux comme une aventure shōnen courte et intense que comme le début d’une immense saga. Le choix de couvrir l’intégralité du manga en une seule saison permet toutefois d’éviter un cliffhanger interminable.

A smiling young man with spiky black hair, sitting in a room filled with bookshelves and a cozy atmosphere.

Douze épisodes qui ne perdent pas de temps
Le rythme est l’un des aspects les plus intéressants, mais également l’une des principales limites de Black Torch. Les premiers épisodes prennent le temps d’établir Jiro, Rago et les membres de Black Torch, avant d’accélérer progressivement vers les missions et les affrontements. La série est rarement ennuyeuse et les épisodes s’enchaînent facilement, mais certaines transitions sont beaucoup trop rapides. Les épisodes 9 à 12 illustrent particulièrement ce problème : l’histoire entre clairement dans son dernier acte et plusieurs informations sont révélées alors que la série doit déjà préparer sa conclusion. Malgré cela, le format de douze épisodes fonctionne très bien pour un visionnement en rafale : Black Torch sait généralement terminer ses épisodes avec suffisamment d’élan pour donner envie de poursuivre.

Des combats qui prennent vie
Visuellement, Black Torch peut être très impressionnant lorsqu’il décide de mettre les moyens sur ses affrontements. Les designs de Tsuyoshi Takaki passent bien à l’animation et conservent cette identité mélangeant esthétique moderne, ninjas et folklore japonais. Les combats de Jiro et Rago bénéficient notamment d’une bonne lisibilité et d’une mise en scène dynamique. L’animation atteint son meilleur niveau lors des affrontements importants, avec quelques séquences particulièrement réussies dans le dernier épisode. En revanche, la qualité n’est pas parfaitement constante et certaines scènes utilisant davantage de 3D ou de compositing peuvent paraître moins naturelles. Cela ne ruine jamais l’expérience, mais empêche Black Torch d’atteindre le niveau visuel des productions shōnen les plus ambitieuses.

A black cat with glowing green eyes, poised in a dynamic stance against a dark, abstract background with hints of smoke.

Une claque musicale signée SiM
La partie musicale est l’une des grandes réussites de l’adaptation. L’opening « FREEZE ME UP » de SiM donne immédiatement le ton avec une énergie rock agressive parfaitement adaptée aux combats et à l’identité de Black Torch. L’ending « Groooovy » de I Don’t Like Mondays. apporte au contraire une atmosphère plus légère et fonctionne comme un excellent contraste. Yutaka Yamada, notamment connu pour son travail sur Vinland Saga, signe également la musique de la série. L’association entre les compositions, les effets sonores et les séquences d’action renforce considérablement l’ambiance. « FREEZE ME UP » est particulièrement difficile à oublier après quelques épisodes et constitue l’un des éléments les plus mémorables de l’anime.

Un potentiel qui donne envie d’en voir plus
Black Torch m’a surtout donné l’impression de regarder une série qui aurait pu devenir beaucoup plus grande que ce qu’elle a finalement eu l’occasion de raconter. Il y a une vraie énergie dans le duo Jiro/Rago, une mythologie intéressante autour des mononoke et une équipe qui devient progressivement attachante. Les meilleurs moments sont ceux où la série laisse ses personnages respirer avant de les replonger dans l’action. Les affrontements de Jiro, les interactions avec Rago et la montée vers le dernier combat constituent les moments les plus mémorables. En contrepartie, il est difficile de ne pas ressentir une certaine frustration devant la vitesse à laquelle certaines idées sont introduites puis développées. Le potentiel était clairement là pour une aventure beaucoup plus longue. Malgré cette impression, la série conserve suffisamment de personnalité pour laisser une bonne impression après son dernier épisode.

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Une aventure qui se revisite facilement
Black Torch possède une bonne valeur de revisionnage, principalement grâce à son format court et à son rythme. Douze épisodes d’environ 24 minutes représentent une durée idéale pour revoir la série sans avoir l’impression de s’engager dans une aventure interminable. Les combats constituent également un argument intéressant pour un second visionnement, tout comme les interactions entre Jiro et Rago. Une deuxième écoute permet probablement de mieux apprécier certains éléments de la relation entre les personnages et les indices placés avant les révélations finales. Ce n’est toutefois pas une série que je placerais parmi celles que je pourrais revoir régulièrement : son principal défaut, le manque de développement de certains éléments, demeure présent au deuxième visionnement.

Une flamme qui aurait mérité de brûler plus longtemps
Black Torch est finalement un anime qui laisse une impression légèrement paradoxale. D’un côté, la série propose exactement ce que l’on peut attendre d’un bon shōnen surnaturel : un héros énergique, des pouvoirs intéressants, des combats spectaculaires, une équipe attachante, des créatures inspirées du folklore japonais et une relation centrale suffisamment forte pour porter l’ensemble. De l’autre, ses douze épisodes donnent constamment l’impression de regarder une version condensée d’une histoire qui aurait pu être beaucoup plus ambitieuse. L’adaptation de 100studio respecte suffisamment l’identité du manga pour offrir une aventure cohérente et divertissante, mais son rythme accéléré empêche plusieurs personnages et éléments de l’univers d’atteindre leur plein potentiel.

Je recommande donc Black Torch particulièrement aux amateurs de shōnen surnaturels qui apprécient les séries courtes, les combats au corps à corps et les histoires mélangeant folklore japonais et action moderne. Ce n’est pas une œuvre parfaite, mais elle possède suffisamment de personnalité pour se démarquer. Et surtout, la relation entre Jiro et Rago fonctionne suffisamment bien pour donner envie de voir ce que cette franchise aurait pu devenir avec davantage de chapitres. Le manga original étant terminé depuis 2018, une éventuelle nouvelle saison dépendrait donc d’un choix d’expansion de l’univers plutôt que de la simple adaptation d’un nouvel arc existant.

8.8/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Une excellente dynamique entre Jiro et Rago
  • Une prémisse mélangeant ninjas et folklore japonais très efficace
  • Des combats dynamiques et souvent spectaculaires
  • Un opening de SiM particulièrement réussi
  • Une bande sonore solide signée Yutaka Yamada
  • Un format de 12 épisodes facile à regarder d’une traite
  • Des personnages secondaires qui possèdent chacun une identité visuelle forte
  • Une conclusion qui permet de terminer l’histoire plutôt que de laisser uniquement un cliffhanger

Points faibles :

  • Un rythme qui devient trop rapide dans la deuxième moitié
  • Plusieurs personnages secondaires auraient mérité davantage de développement
  • Certaines révélations arrivent trop brutalement
  • Une qualité d’animation et de 3D qui n’est pas toujours constante
  • L’univers possède beaucoup plus de potentiel que ce que les 12 épisodes permettent d’explorer
  • L’antagoniste et certaines motivations auraient gagné à être développés plus progressivement
  • Une impression persistante que l’histoire aurait pu bénéficier d’une saison plus longue

Pour regarder l’animé, c’est ici.

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WoodenKnees

Passionné par l’histoire du jeu vidéo et chasseur de RetroAchievements, j'explore les classiques du passé et les découvertes modernes avec un regard curieux et nostalgique. Grand amateur de lecture, particulièrement de romans LitRPG, des univers où les mécaniques de jeu rencontrent la littérature.

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