CRITIQUE DE JEU VIDÉO – SPACE TALES

par | Sep 23, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Space Tales

Développeur : Saigon Dragon Studios

Éditeur : Saigon Dragon Studios

Genre : Stratégie en temps réel, Construction de base, Années 90

Plateformes : PC

Testé sur : PC

Prix : 19,49$

Date de sortie : 19 août 2026

Nombre de joueurs : Solo

En français : Interface et sous-titres

Classement ESRB : M

Ah, les années 90! La belle époque où l’empathie envers les minorités démographiques et sociologiques n’était qu’optionnelle. On retourne un peu en arrière grâce à ce jeu de stratégie en temps réel. Heureusement, on évite de s’égratigner sur les écueils de mauvais goût qui passaient quotidiennement dans les nombreux projets culturels de l’époque. Ainsi, on se retrouve, sans grande surprise, dans l’espace à commander une armée rétrofuturiste afin de combattre et surtout survivre face à une horde d’extraterrestres qui feraient l’envie des hentais aux nombreux tentacules. Notre héros, le commandant Xander Falcon, fils d’une icône défunte de la guerre, construira la résistance tout en recherchant la vérité concernant les instances de cette horrible guerre.

Avec son esthétique rétro et ses personnages géants empruntés au monde de la bande dessinée, ainsi qu’un graphisme daté évoquant l’âge d’or des jeux de stratégie en temps réel (j’avais parfois l’impression de rejouer à Starcraft II), on ne peut qu’admettre l’humour, parfois macabre, qui imprègne notre expérience. D’ailleurs, ses personnages un peu clichés dans le space opera, surtout le ton utilisé, m’ont fait penser au célèbre « Défenseur de la Terre » : Capitaine Gordon dans Disgaea : Hour of Darkness.

Un retour aux sources du RTS
Le jeu débute calmement, permettant aux joueurs d’apprendre à se déplacer d’un point A à un point B. Il faut attendre les deux premières missions avant de pouvoir commencer à construire des bâtiments, ce qui équivaut à établir une base pour recruter de nouvelles troupes. En même temps, on apprendra à tirer sur des mollusques et d’autres zinzins de l’espace à partir des différentes armes et des diverses compétences des personnages, qui ne sont pas encore très nombreux.

Vue aérienne d'un jeu vidéo montrant une base futuriste avec des personnages et des machines, en pleine action pour défendre contre des ennemis.

Une base à bâtir, des troupes à commander
La progression consiste d’abord à bâtir une base, puis un lieu pour former des soldats et édifier des habitations, ce qui permet d’accroître le nombre d’unités que l’on peut dominer. On peut ensuite ériger un centre de recherche pour renforcer l’assaut et la défense de nos armées, tout comme je me souviens que c’était le cas à l’époque. On ne réinvente pas la roue, on l’exécute.

Les missions sont assez brèves. J’ai pris l’habitude de préférer les jeux exigeants en termes de stratégie, tels que Civilization, dans lesquels il faut plusieurs heures pour accomplir une mission, plutôt que ceux où une mission peut être terminée en moins d’une heure. Cela me semble plus stimulant. Par contre, les missions devenaient de plus en plus longues, plus j’avançais, alors, peut-être que certaines demanderaient plus d’engagements dans le futur.

Un paysage extraterrestre coloré avec une créature massive au centre, des personnages en train de se battre, des éléments de l'interface de jeu affichant des statistiques.

À la recherche de nouvelles améliorations
Grâce à nos équipes, on nous incite à partir à l’aventure pour découvrir divers objets, tels que des points de recherche et des journaux spatiaux. Ces découvertes nous permettront, une fois la mission accomplie, de débloquer de nouveaux pouvoirs pour notre héros ainsi que pour sa joyeuse bande de mercenaires. Malheureusement, le déplacement des unités n’est pas particulièrement rapide et l’ajout d’une option pour accélérer le jeu aurait certainement rendu l’expérience plus captivante. Heureusement, débloquer de nouvelles capacités dans l’arbre des compétences est satisfaisant, surtout lorsqu’on nous oblige à choisir entre deux branches d’amélioration, et qu’une fois qu’on a choisi une branche, on ne peut plus choisir l’autre. C’est pas si grave, chaque branche comprend seulement deux améliorations uniques.

Capture d'écran d'un jeu vidéo montrant des unités militaires se déplaçant dans un environnement futuriste, avec des structures organiques et des réservoirs verts en arrière-plan.

On peut se promener dans notre navette spatiale pour changer de planète, on sort alors de notre vue isométrique et on se retrouve complètement dans un espace en deux dimensions pour naviguer dans ce nouvel écosystème. Comme j’avais pas terminé les missions sur la première planète XV-22, il y a rien que je pouvais faire d’autre.

Le jeu propose aussi un mode survie à la place du mode histoire.

Les journaux spatiaux peuvent être consultés entre les missions et offrent de belles illustrations style bande dessinée en noir et blanc pour représenter personnages et créatures des étoiles. L’image est accompagnée d’un descriptif très détaillé. Ça ajoute un cachet de profondeur grandement apprécié au jeu.

On commence avec un héros, mais une place pour d’autres semble disponible dans les menus.

Un écran de jeu montrant des équipements futuristes, des personnages et une explosion. Des robots et des appareils sont dispersés sur un terrain rouge, avec des éléments de stratégie visible en bas.

Un joli hommage, sans révolution
Space Tales semble presque une brise de fraîcheur dans un genre qui a été supplanté par les MOBA (Multiplayer Online Battle Arena = Arène de bataille en ligne multijoueur), nées de jeux de stratégie en temps réel, puisque l’on contrôle un seul héros et où le joueur a moins de stress à gérer avec beaucoup moins de mécaniques pour demeurer compétitif. Il offre un joli divertissement, mais ne remettra pas le genre à la mode, ses innovations étant très modestes. Les enthousiastes de la construction d’une base militaire devraient trouver un certain plaisir, mais je doute que le jeu soit meilleur que les maitres de cette époque, comme Warcraft, Age of Empire et autres.

Merci à Saigon Dragon Studios pour l’exemplaire du jeu.

7,6/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Une esthétique rétro assumée qui colle bien à l’ambiance science-fiction et aux jeux de stratégie d’une autre époque

  • Une progression satisfaisante grâce à la construction de la base, aux nouvelles troupes et à l’arbre de compétences

  • Les journaux spatiaux apportent une belle profondeur narrative et visuelle avec leurs illustrations en bande dessinée

  • Les missions gagnent progressivement en longueur

Points faibles :

  • Les déplacements des unités sont trop lents et l’absence d’une fonction d’accélération nuit au rythme

  • Le jeu manque d’innovations importantes et reste nettement en retrait par rapport aux grands classiques du genre

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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Enquiquineur

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