APERÇU DE JEU VIDÉO – 1666: AMSTERDAM (ACCÈS ANTICIPÉ)

par | Sep 14, 2026

Informations principales

Titre du jeu : 1666: Amsterdam

Développeur : Panache Digital Games

Éditeur : Panache Digital Games

Genre : Action-aventure, exploration, enquête surnaturelle

Plateformes : PC

Testé sur : PC

Prix : 34,99$

Date de sortie : 25 août 2026 en accès anticipé

Nombre de joueurs : Solo

En français : Interface et sous-titres

Classement ESRB : Non classé

Une aventure qui renaît de ses cendres
1666: Amsterdam est un projet particulièrement intéressant puisqu’il représente le retour d’une idée imaginée il y a de nombreuses années par Patrice Désilets, l’un des créateurs derrière les premiers Assassin’s Creed. Après une longue période de développement mouvementée, le jeu arrive finalement sous la direction de Panache Digital Games. Disponible en accès anticipé sur PC depuis le 25 août 2026, cette première version permet de découvrir une partie de l’aventure et de se faire une idée du potentiel de cette nouvelle production. Mélangeant action, exploration, enquête et éléments surnaturels, 1666: Amsterdam cherche clairement à proposer une expérience différente, mais plusieurs aspects montrent encore les limites d’un jeu en développement.

Une ville qui vole presque la vedette
L’un des plus grands atouts de 1666: Amsterdam est sans aucun doute sa représentation de la capitale néerlandaise au XVIIe siècle. Les canaux, les ruelles, les bâtiments, les marchés et les nombreux quartiers donnent à Amsterdam une véritable personnalité. La direction artistique s’inspire fortement de la peinture hollandaise, ce qui se ressent notamment dans les éclairages, les couleurs et la composition de certains décors. La ville devient rapidement l’une des principales raisons de poursuivre l’exploration, simplement pour découvrir de nouveaux endroits et observer les détails qui composent cet univers. Même lorsque certaines mécaniques montrent leurs limites, Amsterdam reste suffisamment fascinante pour donner envie de continuer à parcourir ses rues et ses toits.

Une exploration qui encourage la curiosité
L’exploration constitue probablement l’élément le plus réussi de cette première version. Le jeu ne cherche pas uniquement à faire suivre une succession de marqueurs au joueur et propose régulièrement d’observer son environnement afin de comprendre comment progresser. Les enquêtes demandent parfois de trouver des indices, d’observer certains personnages ou de comprendre ce qui se déroule autour de soi. Cette approche donne une importance particulière à l’environnement et permet de mieux apprécier le travail réalisé sur la ville. La verticalité joue également un rôle intéressant puisque les toits permettent de se déplacer rapidement et d’observer Amsterdam sous différents angles. L’ensemble fonctionne particulièrement bien lorsque le jeu laisse suffisamment de liberté au joueur pour trouver lui-même la solution.

Une scène sombre avec un arbre mort au centre, entouré de personnes en noir et de feux crépitants, se déroulant sous une lune pleine.

Un duo qui apporte une vraie personnalité
Noa et Aaron constituent le cœur de l’expérience et leur relation fonctionne particulièrement bien. Noa, une sorcière connue sous le nom de Collector, possède différentes capacités surnaturelles qui lui permettent de combattre et d’interagir avec son environnement. Aaron, quant à lui, se retrouve lié au corps d’un chat, ce qui lui donne accès à des endroits et à des situations impossibles à atteindre de manière traditionnelle. Le changement entre les deux personnages apporte une certaine variété et permet d’aborder certaines situations différemment. Les interactions entre Noa et Aaron contribuent également à rendre l’aventure plus sympathique, notamment grâce au contraste entre leurs personnalités et leurs différentes façons de voir les événements.

Des combats encore trop basiques
C’est probablement dans les affrontements que 1666: Amsterdam montre le plus clairement ses limites actuelles. Le système de combat repose sur des mécaniques assez simples et manque encore de profondeur. Les attaques, esquives et capacités spéciales permettent de venir à bout des ennemis sans demander énormément d’adaptation. Le problème vient surtout du comportement des adversaires, qui peuvent parfois sembler peu réactifs et donner l’impression d’attendre leur tour avant d’attaquer. Cette situation réduit considérablement la tension des affrontements et rend les combats rapidement répétitifs. Les capacités de Noa pourraient pourtant permettre de construire un système beaucoup plus intéressant, mais elles sont encore insuffisamment exploitées dans cette version.

Un chat noir avec des yeux rouges brillants dans une ambiance sombre et mystérieuse.

Une progression qui laisse entrevoir beaucoup de potentiel
La progression est actuellement difficile à juger dans son ensemble puisque le jeu est encore en accès anticipé. Le premier chapitre permet néanmoins de découvrir progressivement les différentes mécaniques et d’explorer plusieurs facettes de l’univers. Les capacités de Noa prennent graduellement de l’importance tandis que les possibilités offertes par Aaron permettent d’aborder certains environnements différemment. Le problème vient principalement du fait que certaines mécaniques semblent encore manquer de profondeur et que la progression ne transforme pas toujours suffisamment la manière de jouer. Il faudra voir comment les développeurs feront évoluer le système avec les prochaines mises à jour et les futurs chapitres.

Une histoire mystérieuse qui donne envie d’aller plus loin
L’histoire mélange habilement éléments historiques et surnaturels. La présence de la sorcellerie, des créatures étranges et des différents mystères entourant les personnages donne à l’aventure une ambiance particulière. Noa et Aaron sont suffisamment intéressants pour donner envie de comprendre leur situation et de découvrir ce qui se cache derrière les événements auxquels ils sont confrontés. L’intrigue peut toutefois sembler parfois difficile à suivre, notamment lorsque plusieurs éléments sont introduits rapidement. Malgré cela, le scénario possède suffisamment de potentiel pour maintenir l’intérêt et surtout donner envie de découvrir ce que les prochains chapitres auront à raconter.

Un personnage mystique en robe rouge tient un bâton magique émettant des lumières rouges dans une ambiance sombre.

Une ambiance sonore au service de l’immersion
La bande-son accompagne efficacement l’atmosphère du jeu. Les musiques savent rester discrètes pendant l’exploration avant de devenir plus présentes lors des moments importants. Les sons de la ville participent également à donner vie à Amsterdam, avec les conversations, les déplacements dans les rues et les différents bruits provenant des bâtiments et des canaux. Les passages nocturnes profitent particulièrement bien de cette ambiance sonore, puisque la ville devient alors beaucoup plus mystérieuse. Sans être l’élément le plus impressionnant de la production, le travail audio remplit correctement son rôle et contribue à renforcer l’identité du jeu.

Une difficulté encore trop permissive
La difficulté demeure relativement accessible dans cette version. Les ennemis ne représentent généralement pas une menace particulièrement importante et les combats demandent rarement une véritable stratégie. Les phases d’enquête et d’exploration sont souvent plus intéressantes sur le plan du défi puisqu’elles demandent davantage d’observation. Certains problèmes de guidage peuvent cependant créer une difficulté artificielle lorsque le joueur ne comprend pas clairement ce que le jeu attend de lui. Un meilleur équilibre entre liberté d’exploration et indications serait donc souhaitable afin d’éviter les moments où l’on cherche simplement quoi faire plutôt que de réellement résoudre une énigme.

Une femme en costume historique se tient debout dans une forêt sombre, portant un capuchon et un regard pensif.

Une rejouabilité qui devra attendre du contenu supplémentaire
Pour le moment, la rejouabilité repose principalement sur l’exploration et la possibilité de retourner dans certains endroits afin de découvrir des éléments qui auraient pu être manqués. Le plaisir de parcourir Amsterdam peut certainement pousser certains joueurs à fouiller davantage les environnements, mais le contenu disponible demeure encore trop limité pour offrir une véritable forte rejouabilité. Les futures mises à jour pourraient toutefois changer la situation en ajoutant de nouvelles zones, de nouvelles capacités, davantage d’enquêtes et probablement plus de possibilités d’approche.

Une finition technique qui trahit encore l’accès anticipé
Sur le plan technique, 1666: Amsterdam montre encore plusieurs signes d’un développement en cours. Les animations peuvent manquer de naturel, certains déplacements sont parfois rigides et la caméra peut devenir problématique dans certaines situations. Des problèmes de collision et quelques comportements étranges peuvent également apparaître durant l’exploration. Les phases avec Aaron ne sont pas toujours aussi fluides qu’elles devraient l’être et certains objectifs manquent parfois de clarté. Rien de tout cela ne remet complètement en question l’expérience, mais ces imperfections nuisent à l’immersion et rappellent constamment que le jeu n’est pas encore dans sa version définitive.

Un chat assis dans un couloir sombre et coloré, avec des murs en désordre et des reflets lumineux.

Un potentiel évident malgré les imperfections
1666: Amsterdam possède une identité qui lui est propre et c’est probablement ce qui lui permet de se démarquer. Son Amsterdam historique, son ambiance surnaturelle, son système d’enquête et son duo de personnages constituent une base particulièrement intéressante. Le problème est que plusieurs mécaniques ne sont pas encore suffisamment développées pour atteindre le niveau de qualité attendu d’une production de cette ambition. L’exploration fonctionne très bien, tandis que les combats et certains aspects techniques tirent actuellement l’expérience vers le bas. La bonne nouvelle est que ces défauts semblent principalement liés à des éléments qui peuvent encore être améliorés au fil du développement.

Une promesse qui mérite encore du temps
1666: Amsterdam est loin d’être parfait, mais cette première version montre suffisamment de qualités pour laisser entrevoir une aventure beaucoup plus intéressante une fois terminée. La reconstitution d’Amsterdam est superbe, l’atmosphère surnaturelle fonctionne particulièrement bien et le duo formé par Noa et Aaron apporte une véritable personnalité à l’aventure. En revanche, les combats trop simplistes, les problèmes techniques et certaines mécaniques encore peu développées empêchent actuellement le jeu d’atteindre tout son potentiel. Cette note de 7,2/10 tient donc compte de la version actuellement disponible en accès anticipé. Si Panache Digital Games parvient à approfondir les combats, améliorer la finition technique et enrichir la progression, 1666: Amsterdam pourrait devenir une aventure historique particulièrement intéressante.

Merci à Panache Game Studio pour la copie du jeu.

 

Analyse

Points forts :

  • Une magnifique reconstitution d’Amsterdam au XVIIe siècle.
  • Une direction artistique fortement inspirée de la peinture hollandaise.
  • Une ambiance surnaturelle originale.
  • Une exploration qui encourage l’observation.
  • Un duo Noa/Aaron intéressant et complémentaire.
  • Une histoire mystérieuse qui donne envie de connaître la suite.
  • Une bonne ambiance sonore.

Points faibles :

  • Des combats trop simples et répétitifs.
  • Des ennemis qui manquent parfois de réactivité.
  • Des animations encore rigides.
  • Une caméra parfois imprécise.
  • Des problèmes de collision et de guidage.
  • Certaines phases avec Aaron manquent de fluidité.
  • Une progression encore limitée par le contenu disponible.
  • Une finition technique qui nécessite encore du travail.
  • Pas de doublage français pour un jeu québécois.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/woodenknees/" target="_self">WoodenKnees</a>

WoodenKnees

Passionné par l’histoire du jeu vidéo et chasseur de RetroAchievements, j'explore les classiques du passé et les découvertes modernes avec un regard curieux et nostalgique. Grand amateur de lecture, particulièrement de romans LitRPG, des univers où les mécaniques de jeu rencontrent la littérature.

En savoir plus sur G Pour Geek

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture