
Informations principales
Titre du manga : Tanya the Evil
Éditeur : Delcourt
Distributeur : Interforum
Mangaka : Chika Tojo
Genre : Isekai
Nombre de pages : 192
Prix : 14,95$
Date de sortie : 7 janvier 2019
Une histoire qui tourne en rond
Le cinquième tome de Tanya the Evil poursuit encore une fois les aventures de Tanya Degurechaff dans un contexte où la guerre et la stratégie militaire occupent une place centrale. Pourtant, après plusieurs volumes, je commence à ressentir une certaine fatigue devant la manière dont l’histoire avance. Plus les tomes défilent, plus certaines situations semblent se répéter, donnant l’impression que le récit tourne parfois en rond au lieu de construire une véritable progression. Tanya reste malgré tout un personnage intéressant grâce à son caractère fort, son intelligence et son charadesign immédiatement reconnaissable. Cependant, ce tome me laisse avec l’impression que le potentiel de la série n’est pas toujours exploité comme il pourrait l’être.
Une stratégie militaire qui prend trop de place
Le principal problème de ce cinquième tome vient, selon moi, du scénario. On sent de plus en plus que Carlo Zen semble avoir de la difficulté à faire avancer son histoire avec Tanya the Evil. Sa passion pour la stratégie militaire est toujours aussi présente, et cela se ressent dans les nombreuses explications et situations liées à la guerre. Le problème n’est pas la présence de ces stratégies, car elles font partie de l’identité de l’œuvre, mais leur répétition finit par créer des longueurs. À plusieurs moments, j’ai eu l’impression que l’histoire servait surtout de prétexte pour présenter une nouvelle stratégie militaire plutôt que de faire évoluer réellement les personnages ou l’intrigue. Cette impression est dommage, car Tanya possède une personnalité suffisamment forte pour porter un récit beaucoup plus riche. Son comportement froid, calculateur et parfois complètement démesuré continue d’être l’un des meilleurs éléments du manga, mais il est parfois mis au second plan derrière les longues explications militaires. Malgré tout, les dessins de Chika Tojo viennent clairement sauver une partie de l’expérience. Son travail est d’une qualité remarquable, avec des personnages expressifs, des scènes de guerre détaillées et un charadesign qui donne beaucoup de présence à Tanya. Pour moi, Chika Tojo « carry » véritablement le manga grâce à la qualité supérieure de ses dessins. Chaque planche possède une précision qui rend les affrontements beaucoup plus impressionnants et permet de maintenir l’intérêt lorsque le scénario ralentit.
Un potentiel qui demande à être exploité
En conclusion, ce cinquième tome de Tanya the Evil me laisse donc une impression assez mitigée. La série possède encore énormément de potentiel, principalement grâce à Tanya, à sa personnalité unique et au travail exceptionnel de Chika Tojo. Cependant, le scénario commence à montrer des signes de faiblesse. Les actions redondantes, les longueurs et l’impression que l’histoire n’aboutit pas réellement commencent à peser sur la lecture. Carlo Zen démontre clairement sa passion pour la stratégie militaire, mais il faudrait maintenant que cette passion serve davantage l’histoire au lieu de prendre toute la place. Il serait également intéressant de voir davantage les conséquences humaines de cette guerre, puisque cela permettrait de donner plus de profondeur au récit et de rendre les décisions de Tanya encore plus importantes pour le lecteur. J’espère donc que les prochains tomes réussiront à donner une direction plus claire au récit, à approfondir Tanya et les autres personnages et à réduire les moments répétitifs. Pour l’instant, je reste curieux de voir comment l’histoire va évoluer, car malgré ses défauts, Tanya the Evil possède encore les qualités nécessaires pour redevenir une série beaucoup plus captivante.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- Le dessin
- La personnalité de Tanya
Points faibles :
- Le manque d’éléments scénaristiques
- La longueur du scénario
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