CRITIQUE DE FILM – THE LAST FOOTAGE

par | Sep 13, 2026

Informations principales

Titre du film : The Last Footage

Réalisateur : Arkar Soe Oo

Scénariste / Auteur original : Arkar Soe Oo

Studio / Production : aTwentyThree

Genre : Horreur

Durée : 88 minutes

Date de sortie : 27 juillet 2026

Dans le cadre du festival Fantasia, j’ai pu découvrir une panoplie de films indépendants de genre variés de tous les horizons. L’une de ces œuvres que j’ai découvertes est le film d’horreur birman d’Arkar Soe Oo, The Last Footage, qui met en vedette Kyaw Kyaw Bo, Charline Nyein, Li Li Kyaw Khaing, Swan Htet Aung, Thura Zaw Htet, Phyo Khant, Mo Khum, Adira oo, Arkar Soe Oo, Thiha Tin Aung Soe, Lain Maw Tee, et Saw Thit. À la manière de The Blair Witch Project, REC, et Paranormal Activity, le film reprend le style « found footage », et est le premier du pays à prendre cette approche.

Une nuit cauchemardesque
Un groupe d’amis s’engage dans une forêt isolée. Durant la nuit, le groupe tombe sur une vieille dame qui donne l’avertissement de se méfier des dangers surnaturels de la forêt. Chacun se questionne sur la marche à suivre ensuite, mais pendant qu’ils hésitent, le danger se rapproche des jeunes adultes, et les prend d’assaut un par un…

L’utilisation du found footage
La perspective du found footage utilisée dans le film est employée au travers de lunettes munies de minicaméras (petite anecdote, une semaine avant d’écrire cette critique, j’ai pu voir en vrai une de ces paires). Du coup, on suit le film un peu à la manière d’un jeu FPS, où on suit à la première personne un joueur (au cinéma, le film Nickel Boys emploie cette même tactique aussi). Cette approche permet au film d’employer ce trope différemment de ces prédécesseurs comme The Blair Witch Project. Cependant, deux aspects de son utilisation m’ont dérangé.
D’abord, le film débute avec un long montage de différentes personnes qui utilisent les lunettes pour différents faits. Mais vu que le reste du film ne se concentre pas sur les lunettes, mais sur ce que j’aborderai dans la prochaine partie, cette partie du film semblait un peu hors propos, et aurait pu être coupée pour qu’on passe directement aux protagonistes de l’histoire.
Deuxièmement, certaines scènes, notamment de danger, sont efficacement démontrées à travers cette perspective. Mais pour d’autres, celui qui porte les lunettes doit souvent regarder des scènes de loin au lieu d’intervenir, ce qui vient nous faire demander, et j’en détaillerai plus après, pourquoi il n’interviendrait pas plus tôt.

Les dangers de la forêt
L’intrigue joue avec le folklore, les légendes urbaines, et le surnaturel. Prenant des éléments des contes de fantômes, de sorcellerie, de morts-vivants ou autres, l’histoire évoque les différentes règles et enjeux des dangers que nos protagonistes devront affronter.
L’antagoniste du film (je reste vague pour éviter les divulgâcheurs) est bien représenté (notamment dans un environnement nocturne) et a un design assez unique, qui me donne un mélange entre un personnage de One Piece, un de 28 Years Later, et un d’un générique de American Horror Story. Et son histoire tragique est bien développée également.
Mon seul regret est que l’antagoniste n’est pas assez imposant à mon goût, car autrement d’autres méthodes auraient pu être employées plus tôt pour pouvoir l’arrêter.

Quelques défauts techniques…
Là où le film souffre un peu, c’est du point de vue technique audiovisuel…
Vu la perspective cinématographique, le film n’utilise pas de bande sonore musicale, seulement des sons, bruitages et dialogues. Et autant ils sont pour la plupart du temps bien exploités, le résultat durant certaines scènes est un peu moyen. Quant au visuel, le film fait de son mieux avec les scènes obscures, mais certains détails, notamment avec l’utilisation d’effets spéciaux vers la fin du film, laissent à désirer.

Une intrigue simple
Que ce soit par les mystères, les révélations-chocs, ou la peur de l’inconnu, le film nous maintient en haleine, nous fait questionner sur qui on peut compter, et nous fait douter du destin des personnages. Cette tension augmente durant les scènes de tensions entre les personnages, ou encore lorsqu’un imprévu soudain les tombe dessus.
Cependant, le film reprend les défauts de plusieurs films d’horreur à petits budgets. À savoir que si les personnages réfléchissaient plus (par exemple, en décidant de se mettre tous à attaquer l’ennemi en même temps alors qu’ils ont l’avantage du nombre et que l’ennemi n’est pas si invincible que ça…), ils auraient pu se sortir de plusieurs situations délicates sans problèmes. Mais si c’était le cas, il n’aurait pas de scénario…

Conclusion
The Last Footage est un film d’horreur B divertissant qui apporte une nouvelle perspective au genre du found footage. C’est le type de film où vous devez laisser votre cerveau de côté pour profiter pleinement de l’expérience, mais si vous aimez ce genre et que vous voulez découvrir des films étrangers, celui-ci serait un bel ajout à votre liste.

Merci à Fantasia et aTwentyThree pour la projection!

6,1/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Belle utilisation de la caméra en perspective pour le found footage
  • Bon design de « l’antagoniste »
  • Tension efficace avec le folklore et l’intrigue

Points faibles :

  • Introduction peu pertinente à l’histoire
  • Montage sonore boiteux par moment
  • Effets visuels vers la fin bancals
  • L’intrigue se repose sur plusieurs décisions et actions irréfléchies des personnages
<a href="https://gpourgeek.ca/author/bradlee11/" target="_self">Brad Lee</a>

Brad Lee

Artiste, graphiste, écrivain, cosplayeur, chroniqueur. Élevé par des aliens, ninjas, sorciers, revenants, superhéros, pirates, et princesses.

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