CRITIQUE DE JEU VIDÉO – NO MORE ROOM IN HELL 2 (VERSION XBOX SERIES)

par | Sep 11, 2026

Informations principales

Titre du jeu : No More Room in Hell 2

Développeur : Torn Banner Studios

Éditeur : Torn Banner Studios

Genre : FPS, Survie, Horreur, Coopération

Plateformes : Xbox Series X|S, PlayStation 5, PC

Testé sur : Xbox Series S

Prix : 38,99$

Date de sortie : 11 août 2026

Nombre de joueurs : Solo et multijoueur coopératif

En français : Oui

Classement ESRB : N/A

L’apocalypse n’est pas une promenade de santé
Le principe de No More Room in Hell 2 est relativement simple. Vous incarnez un intervenant envoyé dans une zone touchée par une épidémie qui a transformé une grande partie de la population en zombies.

Votre objectif?
Accomplir différentes tâches, récupérer ce dont vous avez besoin et surtout revenir vivant.
Ça semble facile sur papier.
Dans le jeu, c’est une autre histoire.

Les missions nous demandent notamment de réparer certains systèmes, récupérer des ressources, alimenter des générateurs ou encore rejoindre certains endroits de la carte. Le problème est que les objectifs nous obligent souvent à nous déplacer dans des endroits où les zombies sont nombreux.
Et contrairement à certains jeux du même genre, on ne peut pas simplement foncer dans le tas en espérant que notre personnage soit suffisamment puissant pour survivre.

La coopération est presque obligatoire
Le jeu peut accueillir jusqu’à huit joueurs et c’est vraiment en équipe que No More Room in Hell 2 prend tout son sens.
Les joueurs peuvent se retrouver séparés au début d’une partie et doivent ensuite se rejoindre. Cela donne parfois des situations assez drôles.
Tu cherches ton équipe.
Tu entends quelqu’un crier au loin.
Tu avances vers lui.
Tu réalises finalement que ce n’est pas ton coéquipier.
C’est un zombie.

Bienvenue dans No More Room in Hell 2.
La communication devient donc extrêmement importante. Le système de voix de proximité ajoute d’ailleurs une belle couche d’immersion puisque les communications deviennent moins audibles lorsque les joueurs sont éloignés.
Et croyez-moi, lorsqu’un membre de votre équipe commence à crier qu’il est encerclé alors qu’il se trouve à l’autre bout de la carte, ça devient rapidement stressant.

Pas besoin de vider 30 balles dans un zombie
Une chose que j’apprécie particulièrement est la façon dont les combats sont conçus.
Les armes à feu sont puissantes, mais elles ne sont pas toujours votre meilleure solution.
Pourquoi?
Parce que le bruit attire les zombies.
Vous venez de trouver une arme et quelques munitions? Super!
Vous tirez.
Vous tuez votre zombie.
Puis vous entendez des grognements.
Encore des grognements.
Et encore des grognements.
Et soudainement, vous vous demandez pourquoi vous avez décidé d’utiliser cette arme.

Les armes de mêlée deviennent donc très importantes. Tuyaux, marteaux, haches, battes et autres objets permettent de gérer les zombies isolés sans gaspiller vos précieuses munitions.
Il faut donc apprendre à choisir ses combats.
Et c’est justement ce qui rend le jeu intéressant.

Les munitions sont votre or
Dans beaucoup de FPS, manquer de munitions signifie simplement qu’il faut trouver une autre arme.
Ici, c’est beaucoup plus problématique.
Les ressources sont limitées et il faut fouiller les bâtiments pour trouver des munitions, des soins et différents équipements.

On doit constamment se demander si ça vaut réellement la peine d’utiliser nos balles.
Personnellement, c’est un aspect que j’ai beaucoup aimé parce que ça oblige à jouer différemment.
On ne joue pas à No More Room in Hell 2 comme à un jeu de tir traditionnel.
On joue davantage comme quelqu’un qui essaie de survivre à une catastrophe.
Et la différence est importante.

La mort fait vraiment mal
L’un des systèmes les plus intéressants est celui de la progression des personnages.
Votre Responder peut évoluer et devenir plus efficace au fil des parties. Mais il y a un problème assez important :vous pouvez perdre votre personnage.

La mort permanente donne donc beaucoup plus de poids à nos décisions.
Plus votre personnage progresse, plus vous avez envie de le garder en vie.
Et lorsque vous êtes blessé ou infecté, la situation peut rapidement devenir compliquée.
Imaginez avoir passé plusieurs parties à développer votre personnage pour finalement faire une erreur stupide et mourir parce que vous avez décidé d’ouvrir une porte sans regarder derrière vous.
Ça fait mal.
Mais c’est exactement ce qui rend la survie gratifiante.

Et si vous deveniez le problème?
L’infection apporte également une mécanique intéressante.
Une morsure ou une exposition peut avoir de graves conséquences et transformer une situation déjà dangereuse en véritable cauchemar.

Le jeu joue donc avec une idée que j’aime beaucoup dans les histoires de zombies :
vous ne devez pas seulement avoir peur des zombies.
Vous devez également vous demander si votre propre personnage est encore en sécurité.
Et pour une équipe de huit joueurs, ça peut rapidement devenir compliqué lorsqu’un membre commence à être infecté.

Une ambiance qui fait le boulot
Visuellement, No More Room in Hell 2 n’est pas nécessairement le jeu qui va vous faire arrêter devant votre téléviseur pendant cinq minutes pour admirer chaque texture.
Mais ce n’est pas vraiment ce qu’il cherche à faire.

Le jeu mise énormément sur son ambiance
Les environnements sombres, les bâtiments abandonnés, les routes désertes et les zones plongées dans l’obscurité créent une atmosphère qui fonctionne particulièrement bien.
La lampe de poche devient rapidement votre meilleure amie.
Et lorsqu’elle éclaire quelque chose qui bouge au fond d’un corridor…
Vous commencez à regretter d’être entré.

Le son joue un rôle important
Le design sonore contribue énormément à l’expérience.
Les zombies peuvent être entendus avant même d’être vus et les coups de feu permettent rapidement de comprendre qu’une zone est en train de devenir problématique.
Avec un casque d’écoute, l’immersion est encore meilleure.
On finit par écouter les bruits autour de nous avant même de penser à tirer.
Et c’est exactement ce que le jeu veut nous faire faire.

Sur Xbox Series S
Ayant testé No More Room in Hell 2 sur Xbox Series S, j’ai trouvé l’expérience globalement convaincante.

Le jeu doit gérer plusieurs éléments simultanément : plusieurs joueurs, des zombies, des effets de lumière, des environnements assez détaillés et des affrontements qui peuvent rapidement devenir chaotiques.

Il reste évidemment quelques petites imperfections techniques, mais rien qui m’a empêché de profiter de l’expérience.
La version console bénéficie également du cross-play, ce qui est particulièrement intéressant pour ceux qui jouent avec des amis sur différentes plateformes.

Une expérience qui dépend beaucoup de vos coéquipiers
Je dois toutefois mettre un petit bémol ici.
La qualité de votre expérience dépend énormément des personnes avec lesquelles vous jouez.
Avec une équipe qui communique, partage les ressources et reste relativement groupée, le jeu devient vraiment intéressant.

Avec quatre joueurs qui partent chacun dans une direction différente?
Bonne chance.
C’est d’ailleurs un peu le paradoxe de No More Room in Hell 2. Le jeu possède des mécaniques qui encouragent fortement la coopération, mais il faut évidemment que les joueurs veuillent coopérer.
Pour cette raison, je recommande fortement d’y jouer avec des amis si vous en avez la possibilité.

Conclusion
No More Room in Hell 2 est un jeu qui ne cherche pas à réinventer l’apocalypse zombie, mais qui réussit très bien à nous faire ressentir ce que signifie réellement essayer d’y survivre. La gestion des ressources, les combats plus réfléchis, l’importance de la coopération et surtout la possibilité de perdre son personnage donnent beaucoup plus de poids à chacune de nos décisions.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que le jeu nous encourage à réfléchir avant d’agir. Est-ce que je prends cette porte? Est-ce que je dépense mes dernières balles? Est-ce que je reste avec mon équipe ou est-ce que je pars chercher cette ressource? Ce sont de petites décisions, mais elles peuvent rapidement faire toute la différence.

Si vous cherchez un FPS de zombies où vous pouvez simplement courir partout en tirant sur tout ce qui bouge, ce n’est probablement pas celui qu’il vous faut. Par contre, si vous aimez les expériences coopératives où la tension monte progressivement et où une simple erreur peut transformer une mission réussie en véritable catastrophe, No More Room in Hell 2 mérite définitivement votre attention.

Merci à Torn Banner Studios pour la copie du jeu.

8,5/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Excellente ambiance de survie
  • Système de progression intéressant
  • Système d’infection intéressant

Points faibles :

  • Peut être assez difficile pour les nouveaux joueurs
  • Certaines parties peuvent devenir répétitives
  • Beaucoup moins intéressant si vous préférez jouer complètement seul

Pour vous procurer le jeu, c’est ici.

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FreddyBwoy

Je suis un geek pas mal old school! J'adore les Mangas, jeux vidéos, fims, séries et le monde des super héros. Grand fan de Kurt Russel et des Bruins de Boston. Également fan de lutte sur tout Kenny Omega.