
Informations principales
Titre du jeu : Deadlock Station
Développeur : Luxorix Games
Éditeur : Luxorix Games
Genre : À compléter
Plateformes : Tactique en temps réel, roguelite, jeu de rôle
Testé sur : PC
Prix : PC
Date de sortie : 9,99$
Nombre de joueurs : 19 août 2026
En français : Oui
Classement ESRB : Non classé
Ce roguelite nous plonge dans un monde dystopique où la survie de l’humanité est menacée. Nous sommes aux commandes d’un groupe de commandos de cyborgs qui tentent de découvrir la vérité et anéantir la menace de la destruction du monde. Chaperonnées par le Dr Isaacson, nos troupes pourront s’améliorer avec le temps grâce au déverrouillage des diverses instances de notre base.
Avec un humour digne des meilleurs films d’action de gros bras des années 80-90, on nous explique combat par combat différentes mécaniques pour bien se sentir à l’aise avec le fonctionnement de ces affrontements, puisque cela s’avère la pièce de résistance du jeu. L’aventure nous fait découvrir les trois premiers personnages accessibles, un par un. On s’identifiera en premier lieu à Rasoir, puisqu’il a perdu la mémoire et qu’il ne se souvient de plus rien à comment se battre à la connaissance des gens qui l’entourent. Puis, on fera la rencontre de Vipère et Volcan. Si notre amnésique est très rapide et préfère le combat au corps à corps, la demoiselle svelte de notre trio de départ possède les qualités d’une tireuse d’élite, tandis que Volcan, un gros gaillard, fait moins dans la précision et dans la dentelle avec son minigun qui tire partout. À force d’avancer dans cet univers hostile, on pourra déverrouiller jusqu’à dix personnages plus colorés les uns que les autres.
Un escadron de cyborgs bien huilé
Ces dix salopards uniques, malgré un visuel pixelisé, se démarquent bien l’un de l’autre. Ils sont facilement identifiables. Ça devient une tout autre histoire pendant les combats où le chaos des projectiles, de vives explosions et des avancées ennemies foisonnent à l’écran. Certains pourraient dire que cela n’a pas d’importance, car ces affrontements sont gérés par l’ordinateur. Cependant, cela ne peut être complètement vrai. En effet, avant chaque attaque, il est nécessaire de planifier la position de nos troupes sur le champ de bataille. Dès qu’on appuie sur le bouton « commencer », toutes les unités entrent en action, s’agitant et s’affrontant simultanément. Cependant, on a toujours accès à certaines options, telles que lancer une attaque unique ou employer des artefacts.
Ces lieux de mini-guerre sont générés aléatoirement, on se rend vite compte qu’on ne peut pas toujours optimiser le placement de notre compagnie afin d’exploiter pleinement l’avantage du terrain.

Une guerre préparée au millimètre
En fait, la dynamique de nos parties ressemble à ceci : nous sommes à notre base et nous débloquons quelques améliorations pour notre escadron à notre base en échange de différentes monnaies. Ensuite, nous sortons explorer un « donjon » (au début, on se retrouve dans un marais effroyable) qui nous donne souvent le choix, après chaque niveau, de choisir le chemin que l’on souhaite prendre, un peu comme dans Slay The Spire. Ainsi, hormis les luttes contre les mutants suceurs de sang, on aura aussi des événements aléatoires où l’on aura des décisions à prendre. Généralement, selon le groupe de personnes que vous aurez choisi pour vous accompagner lors de l’excursion, d’autres options deviendront disponibles. Évidemment, on rencontrera aussi marchand et endroit pour se reposer.
Le jeu ne permet que d’avoir une partie sauvegardée à la fois. Lorsqu’on décide de reprendre notre passe-temps interactif, on ne dispose que des options suivantes : « Continuer », « Options » et « Quitter ». On doit donc effacer notre partie en cours si on veut en démarrer une nouvelle.

Un rétrofuturisme qui fait mouche
La magnifique trame sonore à la sauce rétrofuturiste, comme on pourrait entendre dans Turbo Kid, Terminator et Robocop, accompagne bien notre périple d’explosions, de tirs et d’éviscérations.
Parlant de Turbo Kid, c’est pas mal la direction artistique que l’on suit avec des lieux déserts abandonnés et arides, des humanoïdes déformés, robotisés et un tantinet clichés. La précarité de ce monde a développé des êtres hostiles, durs, presque toujours prêts à se battre. Bref, malgré sa simplicité et son graphisme en pixel, le visuel fonctionne bien.

Une progression qui donne envie de repartir
La courbe de progression m’a semblé plus qu’adéquate. Presque à chaque fois que je revenais à la base, je pouvais acheter/déverrouiller de nouveaux pouvoirs, nouveaux objets afin d’augmenter mon taux de réussite lors de ma prochaine expédition. Ces nombreuses nouvelles armes et autres équipements maintenant accessibles procurent un vaste sentiment de liberté de personnalisation et ça, c’est bon, je trouve.
Deadlock Station m’a beaucoup plu. Sa mécanique de roguelite ne surprendra personne, mais elle est bien maîtrisée pour plaire à tous les amateurs du genre. J’avais toujours envie d’y revenir et de débloquer plus d’outils pour surpasser ma marque précédente et me rendre plus loin dans le récit. Avec des personnages plus vilains les uns que les autres, on accroche rapidement à leur visuel, même si les échanges verbaux entre eux restaient très clichés et toujours en surface. De plus, la variété d’articles et de pouvoirs que l’on rencontre à chaque partie diffère, procurant une sensation de renouveau. On se tanne pas.
Merci à Luxorix Games pour l’exemplaire du jeu.
Analyse
Points forts :
- Une progression très satisfaisante qui donne constamment envie de retourner en expédition
- Une grande variété d’armes, d’objets et de pouvoirs qui favorise la personnalisation
- Des personnages facilement reconnaissables et visuellement distincts malgré le pixel art
- Une bonne sensation de renouvellement grâce aux événements, aux parcours et aux récompenses qui changent d’une partie à l’autre
Points faibles :
- Le chaos des combats rend parfois difficile la lecture des unités et de leurs positions
- Les dialogues restent très clichés et superficiels, ce qui limite la profondeur des personnages
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