CRITIQUE DE JEU VIDÉO – BIOEDEN – PC

par | Sep 11, 2026

Informations principales

Titre du jeu : BioEden

Développeur : Broken Arms Games

Éditeur : Focus Entertainment

Genre : Nature, gestion de ressource, occasionnel

Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2

Testé sur : PC

Prix : 29,99$

Date de sortie : 3 septembre 2026

Nombre de joueurs : Solo

En français : Oui

Classement ESRB : E

Ce jeu de gestion de ressource nous projette sur une planète complètement polluée. On se retrouve donc dans l’obligation, en tant que géogarde, de la dépolluer tout en développant, comme le ferait John Hammond dans Jurassik Park, une nouvelle faune à partir d’ADN ancienne.

Une planète à remettre sur pied
On commence avec un scénario tutoriel, qu’on est pas obligé de suivre, sinon, on choisit l’une des cinq grandes guildes qui orienteront notre façon de développer notre nouvel écosystème et les avantages spécifiques d’avoir choisi ce groupe. Au début, on a très peu d’information, donc on ne peut élever que quelques rares animaux. Il en va de même avec les outils et installations, qui sont limités en début de partie. Plus on cultive notre écosystème en réutilisant les déchets et en extrayant certains minéraux, plus on a accès à une variété d’espèces animales et végétales, permettant de créer un milieu adéquat pour élever nos charmantes créatures.

Bien que nous ayons choisi une guilde de départ, les autres resteront à l’affût pour nous conseiller sur la façon de procéder, ou bien nous enverront des requêtes pour conserver l’équilibre de la nature, tout en nous rappelant que nous avons fait un mauvais choix de groupe. Ainsi, en plaçant diverses machineries sur la planète, on augmente son taux de pollution. Elle est déjà archicontaminée, ajouter des impuretés augmentera les risques de catastrophes naturelles, ce qui risque de faire échouer notre mission. Il faut donc bien gérer l’étendue de notre machinerie et s’en débarrasser rapidement lorsqu’elle devient désuète en la récupérant pour abaisser le taux de pollution.

Attention aux catastrophes naturelles
J’ai d’abord essayé le scénario « “tutoriel », puis je me suis lancé dans le scénario « “idéal pour une première partie », réalisant que le scénario « “tutoriel » n’était pas nécessaire en voyant comment on nous prenait la main dans le suivant. Évidemment, lorsqu’on rentre dans ce plan de vraie partie, on réussit à débloquer plus d’effectifs et l’on trouve plus à découvrir.

Sur la page du magasin Steam, il est écrit:  »Dans BioEden, vous avez tout le temps qu’il faut. Pas d’échec, pas de pression, juste le doux appel de l’aventure et la grande satisfaction de voir un monde naître de vos actions. » Pourtant, ce n’est pas ce que font miroiter nos robots conseillers qui nous rappelle constamment que si la menace de catastrophe atteint un certain seuil, on risque de tout perdre. Heureusement, l’une des options de guildes permet un scénario plus décontracté, mais la menace de l’échec plane toujours.

Tout l’audio est en anglais : la cinématique de début ainsi que les responsables de la guilde qui nous interpellent dans cette langue. Le reste n’a pas d’audio vocal. Les messages sont communiqués par texte seulement et, comme il y a possibilité de les mettre en français, c’est cool.

Les tons des couleurs ont été lavés avec le détergent liquide Tide Plus ColorGuard, du moins, je le crois, puisqu’elles ont conservé leur vivacité et leur éclat. Que ce soit les arbres, les animaux ou les minéraux, l’amalgame des teintes dont ils sont composés va donner du pep à l’œil du joueur. C’est un cocktail presque explosif pour la vue, mais j’ai aimé ça. Ça pourrait rebuter quelques joueurs.

Une faune à recréer, biome par biome
L’élevage de notre faune s’effectue en plusieurs étapes qui demandent des conditions particulières afin de parvenir à nos fins (le relâchement dans la nature). Souvent, elle est entrelacée avec d’autres tâches. Ainsi, la plupart des prédateurs pour s’épanouir et bien se développer auront comme condition d’avoir un certain nombre d’animaux qui agiront comme proie. Il faudra alors se consacrer à bien élever ce bétail afin de recevoir les carnivores. Les animaux sont répertoriés par biome, un peu comme au Biodôme de Montréal. D’ailleurs, c’est dans des dômes que l’on commence à élever nos bêtes où l’on peut adapter le climat, sous le même toit, pour posséder différents écosystèmes, à l’instar de ce qu’on fait dans la métropole du Québec.

Du gris industriel au vert écologique
Souvent, les conditions interreliées nous amèneront à sortir de notre dôme pour nous affairer à exploiter la planète en allant chercher plus d’eau, d’électricité ou d’autres matériaux. On sautera donc souvent de l’intérieur du dôme avec notre jeune faune à l’extérieur avec notre pollution et les ressources de l’environnement empoisonné. Puis, petit à petit, on purifiera les lacs et rivières pour restaurer notre planète.

BioEden offre une belle expérience pour les amateurs d’écologie. Il est clair qu’il ajoutera une touche de couleur si vous passez des journées grises. Il possède un charme indéniable. Il n’est pas aussi reposant comme il a été annoncé, mais je le trouve plus engageant. On sent une menace de catastrophe, mais on ne se sent pas débordé, on se trouve toujours en contrôle. Ce projet semble prometteur, mais je m’interroge sur le nombre de scénarios, qui pourrait être insuffisant. Il y aurait de la place pour du contenu téléchargeable.

Merci à Focus Entertainment pour l’exemplaire du jeu.

8.2/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Une mécanique d’écologie et de restauration de la planète particulièrement engageante
  • L’élevage des différentes espèces et les conditions liées aux biomes offrent une progression intéressante
  • Une direction artistique extrêmement colorée et éclatante qui apporte beaucoup de charme
  • Une expérience qui demeure accessible et maîtrisable malgré la menace constante de catastrophe

Points faibles :

  • L’expérience est moins reposante que ce que la présentation du jeu laisse entendre
  • Le nombre de scénarios pourrait être insuffisant pour assurer une bonne durée de vie à long terme

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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Enquiquineur

J’oublie parfois de sortir dehors. #viedegeek

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