
Informations principales
Titre du jeu : Orbitals
Développeur : Shapefarm
Éditeur : Kepler Interactive
Genre : Coopération
Plateformes : Nintendo Switch 2
Testé sur : Nintendo Switch 2
Prix : 53,49$ en digital et 69,99% en physique
Date de sortie : 3 septembre 2026
Nombre de joueurs : Multijoueur (obligatoire)
En français : Oui
Classement ESRB : E 10+
Une magnifique aventure coopérative dans l’espace
Du côté de Nintendo, Orbitals est une toute nouvelle exclusivité qui mise entièrement sur la coopération. Et quand je dis entièrement, c’est réellement le cas : le jeu se joue uniquement à deux. Il ne s’agit donc pas d’une expérience que vous pourrez parcourir seul, puisque la coopération est au cœur même de ce qui fait fonctionner l’aventure.
Une bonne nouvelle vient toutefois rapidement simplifier les choses. En mode en ligne, il est possible d’inviter un ami à rejoindre gratuitement une session de jeu grâce au téléchargement permettant de rejoindre la partie. Autrement dit, une seule copie du jeu est nécessaire pour jouer à deux en ligne. Une formule qui rappelle évidemment ce que l’on a pu voir avec certains jeux de Hazelight.
Et c’est justement là que Orbitals risque de se faire comparer régulièrement à ces jeux. Pourtant, malgré certaines ressemblances dans son approche coopérative, je pense que Orbitals mérite réellement d’être considéré comme une expérience à part.
Deux explorateurs face à une situation impossible
Dans Orbitals, on incarne Maki et Omura, deux jeunes explorateurs de l’espace. Leur station spatiale est également leur maison, mais leur quotidien va rapidement être bouleversé lorsqu’une tempête cosmique surnaturelle s’abat sur celle-ci.
La station commence alors à se détériorer et les deux personnages doivent se lancer dans une aventure afin de trouver de l’aide et tenter de la sauver.
C’est à partir de cette situation que le jeu nous entraîne dans son univers. Je vais volontairement rester vague sur la suite de l’histoire afin de ne pas gâcher la découverte, mais le concept fonctionne particulièrement bien pour mettre en place une aventure où les deux joueurs doivent constamment travailler ensemble.

Une coopération au cœur du gameplay
La coopération est évidemment le gros morceau de Orbitals. Le jeu propose différentes situations où les deux joueurs doivent communiquer et collaborer afin de progresser.
Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que le level design réussit à se renouveler de niveau en niveau. Les décors changent, les énigmes évoluent, de nouveaux équipements viennent modifier notre façon de jouer et les NPC contribuent également à renouveler l’expérience.
On retrouve même des combats de boss, ce qui vient ajouter un peu de variété à l’aventure.
La majorité des énigmes restent relativement faciles, mais certaines situations demandent tout de même un peu plus de maîtrise. C’est d’ailleurs une différence importante avec certaines expériences coopératives de Hazelight : le deuxième joueur doit posséder un minimum d’expérience avec une manette pour certaines séquences.
Ce n’est pas nécessairement un problème, mais il faut le savoir avant de commencer.

Une liberté intéressante entre les deux joueurs
Un autre élément que j’ai particulièrement apprécié est le fait que les actions ne soient pas constamment bloquées à un personnage précis.
Vous pouvez décider qui va faire quoi. Cela peut sembler être un petit détail, mais cela donne beaucoup plus de sens à la coopération. Les deux joueurs ne sont pas simplement obligés de suivre un rôle déterminé par le jeu.
Cela permet de discuter, de s’organiser et de décider ensemble de la meilleure façon d’aborder certaines situations. Pour un jeu qui repose entièrement sur la coopération, c’est une excellente décision.
Et surtout, cela renforce cette impression que Maki et Omura forment véritablement une équipe.

Une direction artistique magnifique
Jusqu’ici, il est franchement difficile de trouver de véritables défauts à Orbitals. Et lorsqu’on arrive à la direction artistique, le jeu continue de nous impressionner.
Le titre s’inspire visuellement et musicalement des animés japonais des années 80. C’est un choix qui lui donne énormément de personnalité.
Les cinématiques sont particulièrement belles. Elles donnent l’impression d’avoir été réalisées à la main et le jeu utilise également du stop-motion afin de retrouver cette inspiration des animés de l’époque.
Le résultat est tout simplement magnifique.
On sent vraiment que beaucoup d’attention a été portée à la direction artistique et cela donne à Orbitals une identité très forte. Ce n’est pas simplement un jeu qui ressemble à d’autres productions : il possède sa propre façon de présenter son univers.

Un doublage français qui fait plaisir
Le doublage français est également un élément qui mérite d’être souligné. On a notamment la chance d’entendre Brigitte Lecordier, connue notamment pour avoir doublé Goku enfant.
Et franchement, le doublage est très bon.
C’est toujours agréable de voir autant d’attention portée à la version française d’un jeu, surtout lorsqu’elle vient compléter une direction artistique aussi particulière. Le doublage contribue donc à rendre l’aventure encore plus agréable à suivre.

Une musique qui complète parfaitement l’expérience
Du côté de la musique, c’est également une très belle réussite. La bande sonore accompagne parfaitement l’ambiance générale du jeu et vient renforcer cette inspiration des animés japonais des années 80.
Pour vrai, c’est rare que j’arrive à trouver autant de qualités à un jeu sans avoir une liste de défauts importante à mentionner.
Et Orbitals réussit justement cette prouesse. Entre sa direction artistique, ses cinématiques, son doublage français et sa musique, le jeu possède une identité particulièrement forte.
Une aventure malheureusement trop courte
Il faut toutefois parler du principal problème que j’ai avec Orbitals, et celui-ci concerne sa durée de vie.
L’aventure propose environ 5 à 7 heures de jeu, en incluant les sortes de mini-jeux qui peuvent être débloqués. Personnellement, une aventure de cette durée ne me dérange pas nécessairement. Je préfère parfois un jeu plus court qui sait maintenir son rythme plutôt qu’une expérience qui cherche à s’étirer inutilement.
Le problème vient plutôt du prix.
La version numérique coûte 53,49 $, tandis que la version physique est proposée à 69,99 $. Et à ce prix, une aventure de seulement 5 à 7 heures peut sembler un peu chère.
C’est réellement le seul défaut majeur que j’arrive à trouver à Orbitals, mais il mérite tout de même d’être mentionné.

Une excellente expérience à deux
Au final, Orbitals est une très belle surprise. Le jeu réussit à proposer une véritable expérience coopérative où les deux joueurs ont constamment leur importance. Le level design se renouvelle, les énigmes sont variées, les équipements et les NPC ajoutent de la diversité et les combats de boss viennent compléter l’aventure.
Mais c’est surtout sa direction artistique qui m’a impressionné. Son inspiration des animés japonais des années 80, ses cinématiques faites à la main, son utilisation du stop-motion, son doublage français et sa musique forment un ensemble extrêmement réussi.
La durée de vie est malheureusement courte pour le prix demandé, et c’est à mes yeux son seul véritable point négatif. Pour le reste, Orbitals est une expérience coopérative que je recommande particulièrement si vous cherchez un jeu à faire à deux.
Merci à Nintendo pour la copie du jeu !
Analyse
Points forts :
- Une excellente expérience exclusivement coopérative
- Une seule copie nécessaire pour jouer en ligne avec un ami
- Un level design qui se renouvelle
- Des énigmes variées
- Une bonne utilisation des équipements et des NPC
- Des combats de boss
- Une liberté dans la répartition des tâches entre les joueurs
- Une magnifique direction artistique inspirée des animés japonais des années 80
- De très belles cinématiques
- Du stop-motion particulièrement réussi
- Un excellent doublage français
- Une très bonne musique
Points faibles :
- Une durée de vie de seulement 5 à 7 heures
- Le prix peut sembler élevé pour cette durée de vie
- Certaines séquences demandent un minimum d’expérience avec une manette
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