
Informations principales
Titre du jeu : Ashes of the Damned : The Forgotten Ward
Développeur : Crimson Cloud Games
Éditeur : Crimson Cloud Games
Genre : Horreur, Thriller psychologique
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : 9,49$
Date de sortie : 19 août 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non
Classement ESRB : M
L’asile qui rend fou
Il y a quelque chose d’assez fascinant avec les jeux d’horreur indépendants. Ils n’ont pas toujours besoin d’une créature particulièrement originale ou d’une débauche d’hémoglobine pour nous mettre mal à l’aise. Parfois, un corridor sombre, une lampe de poche et quelques portes qu’on préférerait garder fermées font amplement le travail.
Ashes of the Damned: The Forgotten Ward, appartient exactement à cette famille. On se réveille dans une aile psychiatrique abandonnée sans trop savoir comment on s’est retrouvé là. Les sorties sont verrouillées, l’électricité semble avoir ses propres sautes d’humeur et, évidemment, nous ne sommes pas seuls.
L’endroit idéal pour NE PAS passer la nuit
L’asile psychiatrique abandonné est pratiquement devenu un classique du jeu d’horreur. Chambres de patients, salles de traitement, bureaux désertés et installations médicales peu rassurantes: The Forgotten Ward ne cherche pas à réinventer ce décor, mais plutôt à exploiter tout ce qu’il peut avoir d’oppressant.
La lumière et surtout l’environnement sonore font une bonne partie du travail. On avance lentement, on fouille et on écoute. Et lorsqu’un jeu réussit à nous faire hésiter avant de retourner dans une pièce que nous avons pourtant déjà visitée, c’est généralement bon signe. Car l’endroit n’est pas seulement abandonné. Il donne progressivement l’impression de nous connaître.

Fouiller dans les souvenirs
L’exploration constitue le cœur de l’expérience. Dossiers de patients, photographies et effets personnels permettent de reconstituer tranquillement l’histoire de l’établissement, mais également de comprendre pourquoi notre personnage semble entretenir un lien avec celui-ci.
Une étrange paire de lunettes permet aussi d’utiliser le Spirit Vision, une vision particulière révélant des éléments autrement invisibles. Il faudra notamment retrouver les morceaux d’une photographie et la reconstruire afin de progresser. Ce n’est donc pas simplement une succession de corridors sombres et de jump scares. Le jeu nous pousse à observer les lieux et à fouiller dans le passé de personnes qui, manifestement, n’ont pas toutes quitté l’établissement en paix.

Pas d’arme, pas de héros pour vous sauver
Comme dans plusieurs expériences d’horreur que j’ai parcourues dernièrement, notre vulnérabilité est l’une des principales sources de tension. Ici, aucune arme ne viendra éventuellement transformer notre pauvre victime en chasseur de monstres. Lorsqu’une présence surnaturelle décide de se manifester, il faut bouger et survivre.
C’est une formule connue, certes, mais qui fonctionne particulièrement bien avec l’idée centrale de The Forgotten Ward. Plus on découvre de choses, plus l’établissement semble réagir à notre présence. Un endroit familier peut soudainement ne plus l’être, et cette incertitude finit par rendre chaque déplacement suspect.

Les murs ont une mémoire
C’est probablement là que Ashes of the Damned: The Forgotten Ward trouve sa véritable personnalité. Derrière les apparitions et les corridors délabrés se cache une histoire qui tourne autour de la mémoire, de la culpabilité et des traumatismes enfouis.
Et soudainement, ouvrir le prochain dossier de patient devient presque aussi inquiétant que d’ouvrir la prochaine porte.
Merci à Crimson Cloud Games pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- L’ambiance folle de l’asile
- Le design des créatures
Points faibles :
- Quelques bugs de collisions, rien de majeur
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