
Informations principales
Titre du manga : Sanda
Éditeur : Ki-oon
Distributeur : Interforum
Mangaka : Paru Itagaki
Genre : Seinen
Nombre de pages : 192
Prix : 13,95$
Date de sortie : 12 août 2026
Tonakai, le p’tit renne au gros ego
On l’appelait « Tonakai »
Ah ! Comme il était mignon,
Le p’tit renne Tonakai,
Beau comme un Apollon.
Son ego me faisait rire,
Votre Dieu Geek s’en moquait beaucoup,
On allait jusqu’à dire
Qu’il aimait se voir un peu trop.
Ok, j’ai manqué la dernière rime, mais vous avez compris qu’on va parler de Sanda et de Tonakai, celui qui possède du sang de renne. Il refait surface, mais cette fois-ci, son ego est frappé quand il se rend compte que Sanda ne cherche plus à vouloir son aide.
Un tome moins étrange que les précédents, mais intéressant. Paru Itagaki aime chambouler son lecteur par ses idées qui sortent du conventionnel. On s’entend, qui aurait cru lire un jour une histoire d’un jeune garçon qui se transforme en père Noël pour défendre les enfants d’adultes qui cherchent à prendre leur jeunesse… Pas moi, en tout cas.
Allons voir ce que Sanda tome 8 avait à nous offrir.
Le résumé
Catastrophe ! Depuis que la doyenne de l’académie Daikoku Aigo lui a dévoilé le passé de M. Oshibu, Sanda a du mal à considérer le directeur comme son ennemi, même s’il sait qu’il lui faudra le vaincre pour changer l’école et accomplir sa mission…
En proie au doute, l’apprenti père Noël va s’excuser auprès de Tonakai, le descendant des rennes, et lui annonce qu’il se débrouillera sans lui… mais le jeune homme, habitué à être admiré de tous, ne l’entend pas de cette oreille. Il décide alors de prouver son utilité à Sanda !
Un tome plus posé
Ce tome huit est plus posé que les précédents en matière de sujets troublants, mais ce tome m’a permis de comprendre ce que peut être le message de Paru Itagaki.
Cette lecture nous permet de prendre du recul sur tout ce qui se produit dans cet univers où le taux de natalité est à son plus bas. Dès les premières pages, on a un Sanda qui contemple une statue du Directeur, un directeur qui, au début, nous avait été présenté comme étant un antagoniste. Mais maintenant, même si celui-ci désire toujours éliminer le père Noël, aux yeux de Sanda, Oshibu n’est pas le vilain qu’il laisse percevoir. Celui-ci a tout de même un désir de protéger les enfants.
L’école contre le monde extérieur
Dans ce tome, on découvre aussi l’extérieur de l’école, qui semble être vraiment dangereux pour les enfants, où rôdent des adultes désireux d’avoir des parties du corps de ceux-ci.
Ce qui me laisse penser qu’en fait, l’école représente un peu cette manie que nous avons de vouloir surprotéger nos enfants face à une réalité qui leur sautera dans la face tôt ou tard.
Protéger l’innocence des enfants, les empêcher de vieillir trop vite, n’est-il pas ce qu’Oshibu tente de faire ?
Le retour de Tonakai
Je reviens aussi sur la mort d’Ichie Ono, cette mort étrange parce qu’elle avait mûri trop rapidement. J’ai toujours trouvé étrange ce moment et il refait aussi surface lorsque Tonakai mentionne que son sang peut redonner la vie, ce qui ne laisse pas de glace Fuyumura.
Justement, ce tome introduit Tonakai, qui découvre que son ego peut être brisé quand il n’est pas idolâtré par les autres. Il veut à tout prix prouver sa valeur. J’aime l’introduction de ce personnage qui est habitué que tout le monde est à ses pieds, mais que maintenant il doit absolument prouver ce qu’il vaut face à celui qui devrait être son maître. Certains verront peut-être un rapport de force entre Sanda et Tonakai, mais en ce moment, moi je le vois plus comme une remise en question de la perception que se fait Tonakai face à lui-même. Une autre étape dans le passage de la maturité.
Plusieurs thèmes, beaucoup d’idées
Plusieurs thèmes sont illustrés dans ce tome : l’estime de soi, l’innocence des enfants face à la réalité extérieure et, celui qui est là depuis le début, les enfants qui gagnent en maturité.
Toutefois, j’ai trouvé que ce tome semblait partir dans tous les sens et certaines incohérences se sont glissées. Le rythme de ce tome est vraiment étrange et je cherche à comprendre pourquoi les élèves vont en sortie de classe dans un monde qui semble être dangereux pour eux.
Est-ce que ce n’est pas se jeter dans la gueule du loup ? Et tout cela pour faire un volte-face soudain d’un des personnages et nous présenter un changement assez surprenant ?
Un style toujours aussi particulier
Visuellement, cela reste très unique, et cela dans un style que je catégorise moi-même de «Burtonesque».
Pour mieux m’expliquer, le dessin est très glauque, ce qui claque avec le thème du père Noël. Aucun personnage n’est dessiné à la perfection et ils sont plutôt difformes.
Ce style de dessin ajoute au malaise que veut créer Paru Itagaki. Pour l’ensemble, j’aime bien, mais je sais que ce style ne plaira pas à tout le monde.
Finalement…
Finalement, j’en avais plus à dire que je ne le pensais sur ce tome 8, un tome qui m’éclaire davantage sur l’idée que je me fais du message que l’auteur veut passer.
Ce manga continue à m’intriguer malgré le malaise et l’étrangeté de son contenu.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- L’originalité de ce manga
- Les thèmes, même s’ils sont choquants, reflètent des réalités de notre monde
- Des personnages intéressants
Points faibles :
- Un dessin qui ne plaira pas à tous
- Un rythme qui n’est pas comme dans les autres tomes
- Le changement de cap d’un personnage trop drastique
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