CRITIQUE DE BANDE DESSINÉE – KIDS

par | Août 29, 2026

Informations principales

Titre de la BD : Kids

Éditeur : Delcourt

Distributeur : Interforum

Auteur : Garth Ennis

Dessinateur : Dalibor Talajic

Nombre de pages : 43

Prix : 19,95$

Date de sortie : 22 mai 2026

Une bande dessinée qui ne fait pas dans la douceur
OK, là, on a quelque chose qui m’a marqué et qui risque de rester longtemps dans ma tête. Kids est écrit par Garth Ennis, le créateur de The Boys et de Preacher. Et disons que, connaissant un peu le genre d’histoires qu’il est capable de raconter, il fallait s’attendre à quelque chose qui n’allait certainement pas être destiné aux âmes sensibles.

Et effectivement, Kids ne fait pas dans la douceur.

Pourtant, ce qui m’a particulièrement surpris, c’est la façon dont l’histoire réussit à nous prendre complètement au dépourvu. On commence avec une situation qui semble relativement normale, presque banale, avant que tout parte complètement en vrille.

Et quand je dis complètement, je le pense vraiment.

Une nuit qui commence comme les autres
L’histoire commence avec une famille dans une banlieue qui se couche après une soirée qui semble parfaitement normale. Rien ne laisse présager ce qui va se produire quelques heures plus tard.

Puis, au beau milieu de la nuit, le plus jeune enfant de la famille se met à pleurer.

Les parents se réveillent et comprennent rapidement que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas leur Ivan qui se trouve dans la chambre. À sa place se trouve un homme d’environ 20 ans, nu, dangereux et complètement hors de contrôle.

C’est à partir de ce moment que la situation commence à devenir franchement inquiétante.

Au fil des pages, on comprend progressivement ce qui est arrivé. Tous les enfants âgés de moins d’un an se sont soudainement transformés en adultes d’environ 20 ans.

Évidemment, une transformation aussi soudaine ne peut qu’entraîner un chaos monumental.

Le chaos s’installe
Le couple tente alors de comprendre ce qui se passe et surtout de survivre à cette nuit qui risque de devenir l’une des plus chaotiques de l’histoire de l’humanité.

Ils ne sont toutefois pas seuls. Leur plus vieux et leur voisine vont également les aider à essayer de comprendre la situation et à trouver une façon de s’en sortir.

Je vais volontairement rester très vague sur la suite, parce que Kids est le genre de bande dessinée qu’il vaut mieux découvrir sans trop savoir ce qui nous attend.

Une grande partie de son efficacité vient justement du fait qu’on commence la lecture avec énormément de questions. Qu’est-ce qui s’est passé? Pourquoi ces enfants sont-ils devenus des adultes? Est-ce que la situation peut être contrôlée?

Et surtout : comment cette famille va-t-elle réussir à passer au travers de cette nuit?

Une histoire courte, mais efficace
Il y a toutefois quelque chose qu’il faut savoir avant de commencer Kids : ne vous attendez pas à avoir entre les mains une énorme bande dessinée.

L’œuvre fait plutôt une quarantaine de pages.

Et pourtant, malgré cette courte longueur, Kids réussit à raconter énormément de choses. Le récit ne perd pas énormément de temps avant d’installer son suspense et de nous faire comprendre que quelque chose de beaucoup plus gros est en train de se produire.

Au début, j’ai d’ailleurs eu un peu de difficulté à comprendre exactement où l’histoire voulait aller. On nous présente une situation étrange et on doit progressivement assembler les morceaux.

Mais c’est justement ce qui fonctionne.

Plus on avance, plus le suspense s’installe et plus on veut comprendre ce qui est réellement arrivé.

Une ambiance digne de Goosebumps
La façon dont la narration se termine m’a particulièrement fait penser à un épisode de Goosebumps.

Vous savez, cette sensation où l’histoire vous entraîne tranquillement dans une situation étrange, vous fait vous poser plusieurs questions et finit par vous laisser avec une impression assez particulière?

C’est exactement ce que j’ai ressenti avec Kids.

La comparaison peut sembler surprenante, surtout avec une œuvre de Garth Ennis qui est loin d’être aussi douce que Goosebumps, mais la construction du récit possède cette même capacité à nous faire découvrir une situation qui devient progressivement de plus en plus inquiétante.

Et malgré ses quelque quarante pages, Kids réussit à laisser une impression beaucoup plus importante que ce que sa longueur pourrait laisser croire.

Un dessin violent et gore
Visuellement, Kids est également très réussi.

Le dessin est super beau et accompagne parfaitement le ton de l’histoire. Évidemment, compte tenu de ce qui se passe, il fallait s’attendre à quelque chose de violent et de gore.

Et c’est effectivement le cas.

La thématique de départ pourrait presque donner l’impression qu’on se dirige vers quelque chose de complètement différent, mais le dessin vient rapidement nous rappeler que nous sommes bel et bien dans une histoire qui cherche à nous faire réagir.

C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de Kids. La bande dessinée ne cherche pas simplement à raconter une histoire étrange. Elle veut provoquer une réaction chez le lecteur.

Et elle y arrive.

Que vous soyez parent ou non, certaines images risquent de vous surprendre.

Une lecture qui reste en tête
C’est probablement ce que je retiens le plus de cette lecture. Kids est court, mais il laisse une impression durable.

On pourrait facilement penser qu’une bande dessinée d’une quarantaine de pages n’a pas suffisamment de place pour développer une histoire marquante. Pourtant, Garth Ennis réussit exactement le contraire.

Il utilise son concept pour créer une situation complètement chaotique, puis nous fait découvrir progressivement les conséquences de celle-ci.

Je ne veux surtout pas vous raconter davantage, parce que je pense sincèrement que Kids mérite d’être lu sans trop connaître son contenu à l’avance.

C’est une de ces œuvres où moins vous en savez, plus vous avez de chances d’être surpris.

Conclusion
Kids est une bande dessinée qui m’a réellement marqué. Son concept est complètement fou, sa narration réussit à installer rapidement le suspense et son côté violent et gore vient renforcer une histoire qui cherche clairement à nous faire réagir.

Malgré ses quelque quarante pages, l’œuvre réussit à laisser une impression durable. Le début peut demander un peu de temps avant qu’on comprenne exactement ce qui se passe, mais une fois que le récit s’installe, il devient difficile de décrocher.

Bref, je vous suggère réellement de lire Kids au moins une fois dans votre vie. Et si vous voulez mon conseil, gardez-la pour le mois d’octobre.

Merci a Interforum pour la copie de la BD!

9.6/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un concept complètement surprenant
  • Une violence et un côté gore très présents
  • Une narration efficace malgré seulement une quarantaine de pages
  • Un suspense qui s’installe progressivement
  • Une ambiance parfaite pour une lecture en octobre
  • Un dessin très beau et efficace
  • Une histoire qui réussit réellement à provoquer une réaction
  • Une thématique qui peut particulièrement interpeller les parents

Points faibles :

  • La BD est très courte, avec environ une quarantaine de pages
  • Le début peut être difficile à comprendre avant que la situation devienne plus claire
  • La violence et le gore ne conviendront clairement pas à tous les lecteurs

Pour se procurer la BD, cliquez ici.

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Trash Talker

Gabriel, connu sous le nom de Trash Talker, il est l’animateur du podcast. Trash est un maniaque de jeux vidéo, de comic books et de lutte depuis qu’il est tout petit!

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