Du 16 juillet au 2 août 2026, Fantasia célébra sa 30e édition. Ce festival du cinéma de genre accueille plus de 140 œuvres cinématographiques, que ce soit des classiques, des films indépendants ou étrangers, ou encore des avant-premières locales ou internationales.
En cette occasion, G pour Geek (par l’intermédiaire de Noémie et moi-même) a pu assister au festival.
Une variété de choix
Comme mentionné plus haut, Fantasia met à l’avant les courts et longs-métrages de genre et indépendants. Cela inclut les films d’horreur, fantastiques ou sci-fi, documentaires, marginaux, expérimentaux, prestigieux, d’animations, locales, internationales, et plus encore. Certains films cultes sont présentés (comme City War (1988), The Delinquent (1973), ou Pontypool (2008)), mais aussi plusieurs avant-premières locales, nord-américaines, ou encore mondiales. (Petite anecdote, le film japonais Cherry and Virgin a été présenté d’abord à Fantasia, puis le mois suivant à Otakuthon, avant d’être présenté dans les cinémas du Japon.) Dans quelques cas, l’équipe derrière les œuvres (réalisateurs, scénaristes, acteurs, etc.) est également présente au visionnage. Aussi, quelques courts métrages inattendus accompagnaient certains des longs-métrages.
Vu que c’était ma première année au festival, j’ai beaucoup apprécié découvrir des films inusités qui sortaient du lot habituel des blockbusters hollywoodiens. Et bien que cela m’a mis un moment à comprendre la signification des miaulements avant chaque visionnage, découvrir un film accompagné d’un public réactif et engagé donnait tout son charme à l’expérience.
Malheureusement, nous n’avions pas pu voir autant de films que nous l’aurions voulu, mais nous avions quand même pu assister à plus d’une dizaine de visionnements de films de tout genre. Nous en ferons les critiques détaillées une autre fois, mais pour l’instant, en voici l’aperçu.

Bliss: Beyond the Edge of Time
Dans la section « Animation Plus » du festival, Bliss est une anthologie taïwanaise de six courts métrages d’animation qui traitent de diverses thématiques de science-fiction. Chaque film possède son propre style d’animation distinct (que ce soit 2D ou 3D ou mixte) et utilise la technologie et la notion du temps avec originalité. Si vous aimez les séries anthologiques comme Black Mirror, Love, Death and Robots, ou Star Wars: Visions, je vous le recommande.

Colony
Connu notamment pour Train to Busan et Seoul Station parmi d’autres, le réalisateur coréen Yeon Sang-ho nous revient avec un nouveau film de zombies, où des survivants emprisonnés dans un édifice tentent de résister à des infectés qui s’en prennent à eux.
Étant admiratrice du réalisateur, Noémie s’est empressée de voir ce film qui est rapidement devenu un coup de cœur. Elle vous fera part de ses impressions en détail prochainement.

The Fox
Cette comédie noire australienne de Dario Russo est un conte folklorique moderne, où un renard parlant propose à son chasseur de transformer sa fiancée en « la femme idéale » en échange d’un « marché ». Évidemment, des complications surviendront ensuite… (Oui, c’est le deuxième film cette année sur un homme qui prive une femme qu’il « aime » de son libre arbitre à ses propres fins…)
De tous les films que j’ai vus, il est de loin le plus insolite et étrange du lot (et ça inclut The Specials et God Skin), et le film vous fera certainement réagir (l’auditoire était très réactif à celui-ci).
Le film sortira le 29 octobre 2026 en Australie.

God Skin
Ce film taïwanais de Paween Purijtpanya un livreur qui découvre une arène de combats clandestins où la technologie est au cœur du combat. Ce film haut en couleur prend son inspiration de divers médias, comme les jeux vidéo à la Street Fighter ou Mortal Kombat, les animes, Hunger Games, les animes, Black Mirror, les animes, Squid Games, les animes, et plus encore. Et en plus de sa créativité, le film aborde des enjeux propres à la culture taïwanaise (comme le réalisateur, présent dans la salle lors du visionnement, l’avait expliqué dans une période de questions et réponses).
De loin l’un des films les plus créatifs de ces dernières années (sans doute depuis Everything Everywhere All At Once, et cela en dit long…), cette pépite est l’un des bijoux du festival et une excellente découverte. Pour garder un peu le suspense, je ne vous dirai pas tout de suite quel film fut mon préféré du festival. Cependant…

Hayop Ka!
Dans les sections « Animation Plus » et « Rétro », Hayop Ka! est un film d’animation pour adultes philippin de 2020 qui parodie les feuilletons télé. Dans un monde d’animaux anthropomorphes, la chatonne Nimfa se retrouve dans un triangle amoureux avec deux chiens, à savoir son copain impulsif et routinier, et un riche entrepreneur. Cette comédie romantique absurde donnera le sourire à ceux qui ont grandi avec les vieilles séries mélodramatiques rocambolesques.

I Love Paris
De la section « Underground » du festival (qui met de l’avant des œuvres marginales et indépendantes où l’audace et la créativité priment), ce film australien de Nicky Murphy est un mockumentaire humoristique sur des vampires qui s’infiltrent dans l’industrie de la musique à Paris.
Noémie, qui a une passion pour les films de vampires, vous en parlera plus en détail dans sa critique.
Ce film a aussi remporté le prix d’or du public pour les films internationaux.

The Last Footage
Ce film myanmarais d’Arkar Soe OO reprend le style « found footage » popularisé par les films d’horreur tels que The Blair Witch Project, REC, et Paranormal Activity. Le premier long-métrage du Myanmar à prendre cette approche, l’histoire suit une bande d’amis dans une forêt hantée qui se voient confrontés à une entité surnaturelle.
Le film d’horreur le plus classique de cette liste, ce film plaira aux amateurs de films d’horreur B.

The Leader
Ce drame américano-canadien de Michael Gallagher raconte l’histoire de la secte extraterrestre Heaven’s Gate, connue notamment pour avoir causé le plus grand suicide collectif de l’histoire des États-Unis en 1997.
Il est ironique que Vera Farmiga, qui joue la co-protagoniste, collabore à nouveau avec le compositeur Joseph Bishara, après qu’ils l’aient fait par le passé dans The Conjuring. En effet, même si ce film est un drame historique, la fin m’a plus traumatisé que n’importe quel autre film d’horreur vu durant la dernière année.

Someone’ Daughter
Des sections « Cheval Noir » (la compétition au cœur du festival) et « Les fantastiques week-ends du cinéma québécois », ce drame de Wiebke Von Carolsfeld raconte l’histoire d’une avocate de la défense kidnappée et abandonnée dans une forêt, accompagnée d’un ancien client qu’elle a défendu d’accusations d’agressions sexuelles. Tout comme le débat internet sur si « une femme préférait être seule dans une forêt avec un homme ou un ours », ce film de suspense vous fera questionner sur la suite des événements. Il a d’ailleurs remporté la troisième place du prix du public des films québécois au festival.
Le film sortant en salles le 23 octobre prochain, je garderai mes commentaires détaillés pour sa sortie.

The Specials
Ce film japonais d’Eiji Uchida raconte l’histoire de cinq assassins yakuzas qui, pour atteindre leurs cibles, s’infiltrent dans une compétition de danse. Cependant, aucun d’eux n’est assez talentueux ou motivé pour vouloir accomplir la mission.
Ayant remporté la deuxième place du prix du public pour les films asiatiques, ce film combine avec brio les films de danse et d’action, et est l’un des films de cette liste les plus accessibles pour un large public.