
Informations principales
Titre de la BD : Absolute Flash Tome 1: Deux Mondes
Éditeur : Urban Comics
Distributeur : Interforum
Auteur : Jeff Lemire
Dessinateur : Nick Robles, A.L. Kaplan
Nombre de pages : 168
Prix : 32,95$
Date de sortie : 3 février 2026
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de cet Absolute Flash. Je ne suis déjà pas tellement connaisseur de la version classique du personnage et de sa mythologie; à quel point une nouvelle version, où une partie de l’intérêt provient de la comparaison entre le nouveau et l’ancien, pouvait réellement me captiver? C’est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancé dans ce premier tome intitulé Deux Mondes. Écrit par Jeff Lemire et dessiné par Nick Robles et A.L. Kaplan, la série est disponible en français aux éditions Urban Comics. Le premier tome comprend les cinq premiers numéros de la série.
Une nouvelle vision de Flash
Débutons tout de suite avec le plus important : le Flash de l’univers Absolute est Wally West. Pourquoi Wally en particulier, ça reste encore à voir, mais contrairement à la Terre Prime chez DC, Flash n’est pas ici un legacy character. Wally West semble, du moins pour le moment, être le seul et unique Flash de l’univers.
Cela ne signifie pas pour autant que Barry Allen, le Flash généralement le plus connu, soit absent de l’univers Absolute. Au contraire, ici, le professeur Allen est scientifique à Fort Fox, où il travaille sur le mystérieux Projet Olympe. C’est lors de l’une de ses expériences qui tournera mal que le jeune Wally West obtiendra les pouvoirs étranges qui changeront sa vie à jamais. Désormais pourchassé par les Rogues, (ou les Lascars en VF), à la solde de son père militaire, Wally trouvera un allié improbable en le petit singe Grodd dans sa quête pour comprendre ce qui lui est réellement arrivé.
Une narration qui désoriente
La narration du livre est complexe et assez déroutante, surtout dans les premiers chapitres. La façon dont les planches sont construites rend parfois le suivi de l’histoire plus difficile que nécessaire, surtout lors des soudains et fréquents sauts dans le temps. On cherche à nous désorienter et, pour le coup, ça permet vraiment de rentrer dans le point de vue de Wally, qui a de la difficulté à se situer dans le temps et l’espace après l’obtention de ses pouvoirs. Si c’est efficace pour l’immersion, la compréhension en prend toutefois un coup.
Un dessin qui me laisse sur ma faim
Le dessin, quant à lui, est mon plus gros point faible jusqu’à maintenant. Si j’aime bien la synergie qui existe entre le dessin et la narration pour offrir un tout intéressant, le style de dessin en tant que tel n’a rien de super excitant. Ce n’est pas mauvais, c’est simplement rien de fantastique. Le design des personnages, en particulier celui de Wally, ne me plaît pas particulièrement. J’ai trouvé que son dessin manquait de cohérence et de continuité selon les panneaux.
Un potentiel qui se dévoile
Absolute Flash nous donne tout de même un aperçu de son plein potentiel dans son épilogue. On y voit Mirror Master observer les autres héros de l’univers Absolute au moment où sa version de l’univers Prime le rejoint, la main tendue. Il y a fort à parier que les différentes séries de l’univers vont un jour se rejoindre et, qui sait, peut-être croiseront-elles le chemin de leur équivalent de la Terre Prime?
Je tourne ainsi la page sur le premier tome de la série incertain mais intrigué. Si l’œuvre ne m’a pas convaincu autant que je l’aurais voulu, j’y ai trouvé suffisamment d’intérêt pour me laisser tenter au moins par un autre numéro.
Merci à La Boîte de Diffusion pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- Une immersion réussie
- Un potentiel énorme pour la suite
Points faibles :
- Une narration qui désoriente
- Un dessin qui ne m’a pas convaincu
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