CRITIQUE DE FILM – LA DANSE DES RENARDS (WILD FOXES)

par | Août 21, 2026

Informations principales

Titre du film : La Danse des renards

Réalisateur : Valéry Carnoy

Scénariste / Auteur original : Valéry Carnoy

Studio / Production : Hélicotronc, Les Films du poisson

Genre : Drame

Durée : 92 minutes

Date de sortie : 24 juillet 2026

Après l’avoir présenté au Festival de Cannes en 2025 avec grand succès, Valéry Carnoy dévoile au grand public son premier long-métrage, La Danse des renards. Le film franco-belge met en vedette Samuel Kircher dans le rôle principal, puis dans les rôles secondaires, Faycal Anaflous, Anna Heckel, Jean-Baptise Durand, Jef Jacobs, Hassanne Alili, Salahdine El Gharchi, Raphaël Thiéry, Stéphanie Goemaere, et Yoann Blanc.

L’avenir d’un prodigieux boxeur compromis
Dans un internat sportif, Camille (Samuel Kircher) est un jeune boxeur prometteur qui porte sur son dos l’espoir de son équipe pour les tournois interécoles. Mais après une chute accidentelle de dix mètres en montagne, il est par grâce sauvé, et peut peu après son hospitalisation reprendre l’entraînement. Mais pensant que ses blessures externes étaient guéries, des blessures invisibles l’envahissent peu à peu, et compromettent ses chances de participer au tournoi…

Un drame plus psychologique que sportif
Si vous vous attendiez à un film de sports à la Rocky où le protagoniste doit surmonter un défi impossible, ce n’est pas le film qu’on vous vend ici.
Au lieu d’être un drame sportif typique, le film est plus une analyse psychologique du personnage de Camille, et de son évolution mentale après son accident mortel. En fait, en plus d’explorer l’impact de sa santé mentale sur sa passion de la boxe qui se détériore, l’histoire démontre aussi comment elle affecte ses relations interpersonnelles. Que ce soit son coach (Jean-Baptiste Durand) qui ne sait pas quoi faire de lui, son meilleur ami (Faycal Anaflous) qui l’a sauvé de l’incident et doit gérer ses propres problèmes, sa nouvelle amie (Anna Heckel) qui a ses propres enjeux liés à sa passion de la trompette, ou encore ses camarades de boxes qui se demandent ce qui lui arrive avant de décider de se retourner contre lui.

Encore plus de thérapie…
Ce qui nous amène au conflit central du film, qui est aussi son point le plus frustrant. Plusieurs des conflits et drames du film auraient pu être évités si Camille avait demandé de l’aide thérapeutique. Certes, par son intrigue, le film aborde diverses thématiques sociales, telles que la toxicité masculine, le besoin de se donner dans nos passions, l’adolescence, les environnements toxiques en sport, l’amitié, la jalousie, le syndrome de stress post-traumatique, l’intimidation, la recherche de l’excellence et de la performance, et plus encore.

Autant ces sujets sont valides et méritent d’être explorés, il peut être frustrant de deviner d’avance la solution à un problème, et de voir un protagoniste s’enfoncer de plus à cause d’un orgueil mal placé. Et autant ça peut être réaliste pour certaines personnes notamment à son âge, ses actions m’ont fait rouler les yeux à plusieurs reprises. (Le fait aussi que plusieurs histoires récentes que j’ai rencontrées abordaient des sujets semblables n’a sans doute pas aidé à mon visionnement non plus

Un premier long-métrage quand même efficace
Malgré mes complaintes, le film demeure quand même compétent dans son ensemble, surtout pour un premier long-métrage. La mise en scène nous plonge dans la tête de Camille et de ses tourments psychologiques. Les décors et costumes sont simples, mais bien utilisés. Et chaque acteur accomplit bien le travail demandé, sans qu’aucun maillon faible ressorte du lot. (Kircher, notamment, fait la plus grande partie du travail dans le rôle de Camille.)

Une fin mitigée…
Sans rien divulgâcher, mon principal souci avec le film se trouve à la f
Pour faire une vague comparaison, un autre film sportif avec un(e) protagoniste aux tendances autodestructrices est sorti ces derniers mois, et j’avais le même problème avec la fin de celui-ci. Dans les deux cas, leurs fins sont, en soi, efficaces dans leurs ensembles, mais dans ce que les films essayaient d’aborder par leurs thématiques, je crois qu’une fin alternative « plus sombre » aurait été plus efficace pour passer leurs messages. Mais bien entendu, ce n’est que mon impression personnelle.

Conclusion
La Danse des renards est un drame psychologique et sportif, qui explore diverses thématiques liées au syndrome de stress post-traumatique. Le film ne fait rien de nouveau en soi, mais accomplit, pour la plupart, les tâches qui lui sont assignées (notamment au niveau des acteurs et de la mise en scène) pour enrichir l’œuvre.
Si vous aimez les films psychologiques et les contes moralisateurs qui suivent des personnages qui subissent les conséquences de leurs fiertés, et qui peut sensibiliser l’importance de la santé mentale chez un jeune public, ce film vous plaira peut-être.
(Et pour l’amour de Dieu, allez en thérapie, SVP!

6.4/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Belle exploration des différentes thématiques
  • Mise en scène efficace qui nous plonge dans la psychologie des personnages
  • Bonne performance des acteurs, notamment du protagoniste

Points faibles :

  • Certaines décisions du personnage le rendent détestable par moment
  • Fin pas tout à fait satisfaisante
  • Le film n’a pas de grandes faiblesses, mais n’a pas de grandes forces non plus
<a href="https://gpourgeek.ca/author/bradlee11/" target="_self">Brad Lee</a>

Brad Lee

Artiste, graphiste, écrivain, cosplayeur, chroniqueur. Élevé par des aliens, ninjas, sorciers, revenants, superhéros, pirates, et princesses.

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