
Informations principales
Titre du jeu : Drag’N Dungeon
Développeur : Demon Girl
Éditeur : Tambù Digital
Genre : Jeu de rôle, stratégie, autobattler
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : 11,99$
Date de sortie : 5 août 2026
Nombre de joueurs : Solo
En français : Oui
Classement ESRB : Non classé
Cet autobattler nous plonge dans un donjon mystérieux où il semble impossible de s’en échapper. Avec l’aide de diverses unités fantastiques, nous tenterons de vaincre rapidement les créatures qui l’habitent et de résoudre les diverses énigmes qui y sont. De cette manière, nous essaierons d’en apprendre plus sur ce lieu mythique et, du même coup, de nous évader.
Un donjon cubique plein de surprises
On commence donc avec la rencontre d’un personnage mystérieux qui nous accueille et qui nous explique un peu les rudiments du donjon et, par le fait même, nous entraîne au jeu. Au départ, on est accompagné d’un minuscule cube volant comme unité sélectionnable, puis, à force de compléter des objectifs, on débloque des unités supplémentaires qui nous aideront dans notre exploration. Jusqu’à quarante héros uniques peuvent être choisis, j’approchais de vingt après deux heures de jeu. Ainsi, on se déplace de salle en salle où l’on retrouve un défi à achever ou une énigme à résoudre. En général, les défis consistent à vaincre les ennemis de la pièce le plus rapidement possible. Pour ce faire, on choisit différents guerriers en fonction de l’élément de l’ennemi, on reprend un peu le système de boucles de supériorité non transitives bien popularisé par les jeux Pokémon où l’eau est supérieure au feu et le feu supérieur à la plante et la plante supérieure à l’eau. Avec une possibilité de sept différents éléments, des ennemis qui volent ne pouvant être atteints que par des héros ayant des projectiles, le joueur doit constamment revoir sa stratégie pour optimiser sa victoire.

Pokémon, mais avec des petits cubes
Pour quelle raison devons-nous remporter ces affrontements le plus rapidement possible, étant donné qu’il y a trois niveaux de succès : le bronze, l’argent et l’or, qui offrent tous des récompenses distinctes ? Évidemment, les joutes les plus instantanées débloqueront un butin plus faramineux, permettant de déverrouiller encore plus de soldats prêts à être envoyés au combat pour détruire les abominations qui peuplent les méandres de ce donjon pestilentiel. Dis comme ça, ça a l’air sinistre. Mais les personnages 3D, construits en petits cubes, un peu comme dans Minecraft, mais en plus détaillés, donnent un look plutôt enfantin et irréel. L’ambiance demeure très décontractée.
Les énigmes restent plutôt simples : il suffit généralement d’appuyer sur des hiéroglyphes déjà vus dans les différentes salles de ce sous-sol. On en croise peu en comparaison des combats qu’on doit affronter.

À vos troupes, le combat commence!
Quand on arrive dans une pièce, on voit les ennemis qui s’y trouvent. Si une autre porte est ouverte, on peut aller explorer la salle suivante sans combattre. En cas de décision de combattre, il faut d’abord choisir ses unités et les disposer dans la pièce de manière stratégique. Une fois cette étape terminée, il suffit d’appuyer sur le ti-piton de démarrage pour lancer l’affrontement automatique. Cette mécanique de placement de troupe et l’action qui s’en suit m’ont un peu fait penser à Totally Accurate Battle Simulator, même si la physique est pas aussi loufoque.
Je ne suis pas le seul à le penser, l’interface des récompenses que l’on peut obtenir à la fin des combats devrait être revue. Elle prend beaucoup d’espace sur l’écran, et c’est énervant de toujours devoir chercher nos troupes derrière les options de récompense.
Trop de héros se ressemblent, ce qui rend difficile de les distinguer. L’interface cache une partie de leur apparence, et les détails qui les distinguent ne sont pas toujours évidents. Cela peut s’avérer fastidieux de choisir ceux que l’on veut garder pour notre prochaine bataille.

Une stratégie qui manque parfois de pep
Sinon, la multitude de héros que l’on peut débloquer donne des personnalisations de combat multiples. J’ai parfois eu l’impression de jouer à Pokémon lorsque j’ai vu qu’une salle était remplie d’ennemis d’un type d’élément spécifique et que je n’avais pas celui qui était leur point faible. Je me mis alors à leur recherche pour pouvoir revenir dans cette pièce et augmenter mes chances de victoire. Néanmoins, je trouve que le jeu manque un peu de dynamisme. Peut-être que je me suis laissé emporter par la planification minutieuse de mon armée et de son positionnement. Cependant, après un certain temps, je me suis senti submergé par la longueur de ce processus. Peut-être que je suis pas trop patient ou que ce n’est pas exactement un genre qui me plaît.
Le jeu Drag’N Dungeon s’adresse à un public assez restreint, mais il plaira aux amateurs du genre. Son prix demeure très abordable. Il gagnerait toutefois à améliorer l’interface et à mieux distinguer ses personnages. Pour savoir si c’est pour vous, une démo est offerte. J’ai passé un bon moment avec lui, mais je ne pense pas me rendre aux noces. C’était l’histoire d’une nuit.
Merci à Tambù Digital pour l’exemplaire du jeu.
Analyse
Points forts :
- Une bonne variété de héros et de possibilités de personnalisation des combats
- Le système d’éléments et de faiblesses pousse à adapter sa stratégie et encourage l’exploration
Points faibles :
- Un manque de dynamisme qui devient de plus en plus perceptible avec le temps
- L’interface des récompenses est encombrante et nuit à la lisibilité
- Les héros se ressemblent trop, ce qui complique leur identification et leur sélection
- La planification et le positionnement des troupes peuvent devenir longs et fastidieux
Pour vous procurer le jeu, c’est ici.