CRITIQUE DE JEU VIDÉO – ASSASSIN’S CREED VALHALLA, UNE ÉPOPÉE VIKING QUI CHERCHE À RÉCONCILIER LE PASSÉ ET LE FUTUR DE LA SÉRIE

par | Août 16, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Assassin’s Creed Valhalla

Développeur : Ubisoft Montréal

Éditeur : Ubisoft

Genre : Action, RPG, Aventure

Plateformes : PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, PC,

Testé sur : PlayStation 5

Prix : 79,99$

Date de sortie : 10 novembre 2020

Nombre de joueurs : 1

En français : oui

Classement ESRB : M (Mature 17+)

Voici Assassin’s Creed Valhalla, Ubisoft poursuit la transformation amorcée avec Origins et Odyssey dont nous avons fait la critique auparavant, tout en cherchant cette fois à mieux concilier l’approche RPG moderne avec l’ADN qui a fait la réputation de la franchise lors des précédents épisode. Après l’Égypte et la Grèce antiques, la série nous entraîne au IXe siècle, à une époque où les invasions vikings bouleversent l’Angleterre et redessinent son histoire du toute au rien.

Vous incarnez Eivor, un ou une Viking du clan du Corbeau qui quitte la Norvège avec son frère adoptif, Sigurd, afin d’offrir un avenir meilleur à son peuple. Derrière cette quête de conquête se cache toutefois un récit beaucoup plus personnel que vous le pensé, où se mêlent loyauté, ambitions, trahisons et destin. Dès le début, Valhalla adopte un ton plus posé et plus mature, privilégiant le développement des personnages et les conséquences de vos prise de décisions plutôt que l’action à tout prix.

Ce qui m’a le plus marqué, c’est la qualité d’écriture d’Eivor. Ubisoft en fait un protagoniste crédible, capable de passer de la brutalité du champ de bataille à des moments beaucoup plus réfléchis. Ses choix, sa relation avec Sigurd et les nombreuses rencontres qu’il fait au fil de l’aventure contribuent à rendre son parcours particulièrement intéressant.

La structure du scénario surprend également. Au lieu de raconter une seule grande histoire linéaire, le jeu se divise en plusieurs arcs narratifs consacrés aux différents royaumes d’Angleterre. Chaque région possède ses propres personnages, ses intrigues politiques et ses conflits. Cette formule renouvelle constamment l’aventure et donne l’impression de vivre plusieurs récits qui s’assemblent progressivement.

Tout n’est cependant pas parfait. Comme certains personnages n’apparaissent que le temps d’un seul arc, leur développement reste parfois limité. Quelques relations évoluent aussi un peu trop rapidement pour être pleinement convaincantes. Malgré cela, plusieurs histoires abordent des thèmes plus sombres et proposent des dilemmes moraux qui restent longtemps en mémoire.

Une Angleterre magnifique à explorer
Le plus grands points forts de ce volet reste sans contredit sa carte qui est immense. Ubisoft livre une reconstitution impressionnante de l’Angleterre médiévale, où chaque région possède sa propre identité.

Toutes commence par des montagnes enneigées de Norvège en passant par plaines verdoyantes anglaises, pour ensuite nous diriger dans les villages isolés, les monastères et les vestiges romains, les environnements invitent constamment à sortir des sentiers battus. Pour ce qui est de la direction artistique elle est remarquable et réussit à donner beaucoup de caractère aux paysages.

L’exploration est également mieux récompensée que dans certains épisodes précédents. Le jeu réduit la quantité d’équipement inutile au profit de découvertes plus significatives. Trouver une arme rare, une nouvelle pièce d’armure ou un lieu secret procure un réel sentiment de satisfaction.

La colonie occupe elle aussi une place importante dans l’aventure. Au fil de votre progression, vous développez votre village en construisant de nouveaux bâtiments qui par la suite débloquent différents services et améliorations. Sans être trop révolutionnaire, cette mécanique renforce le sentiment de bâtir enfin quelque chose de durable et donne envie de revenir régulièrement à la colonie.

Impossible également de passer sous silence les célèbres raids vikings. Embarquer à bord de votre drakkar, remonter les rivières anglaises avant de lancer l’assaut contre un monastère demeure l’un des moments les plus marquants du jeu. Ces séquences apportent beaucoup de rythme et renforcent l’identité viking de cette aventure.

Des combats efficaces, mais une progression inégale
Attardons nous sur le gameplay, Valhalla mise sur des affrontements plus brutaux que par le passé. Eivor n’est pas seulement un assassin discret et brutal; c’est avant tout un guerrier capable d’affronter plusieurs ennemis en même temps avec une efficacité redoutable et sans précédent.

Maintenant les combats, ils sont dynamiques et permettent d’expérimenter plusieurs styles grâce au vaste choix d’armes et de compétences qui nous est offert. Que vous préfériez les haches, les épées, les lances ou les arcs, chacun peut adapter son approche selon ses préférences et son style.

J’ai aussi apprécié le retour de certaines mécaniques d’infiltration qui avaient presque disparu. Porter la capuche, se fondre dans la foule ou utiliser la lame secrète rappelle les origines de la franchise. Certes, ces mécaniques ne retrouvent pas toute la précision des anciens épisodes, mais leur présence apporte une belle variété au gameplay.

Le système de progression est sans doute l’élément le plus discutable ici. Ubisoft remplace les niveaux traditionnels par un immense arbre de compétences qui offre tellement de possibilités, mais plusieurs améliorations se limitent à de simples bonus statistiques sans plus. Il faut également patienter un bon moment avant d’obtenir les compétences les plus intéressantes, ce qui rend les premières heures un peu moins stimulantes.

S’ajoutent à ça quelques problèmes techniques. Même si plusieurs correctifs ont amélioré la situation depuis la sortie, on rencontre encore quelques animations étranges, des comportements d’ennemis parfois imprévisibles et quelques bogues mineurs. Rien de suffisamment important pour gâcher l’expérience, mais assez fréquent pour être remarqué.

Ce qu’il faut retenir
De mon point de vue Valhalla est l’un des épisodes les plus ambitieux de la série que j’ai eu à jouer. Ubisoft réussit à offrir une aventure viking riche et haut en couleur, portée par un monde ouvert superbe, une ambiance captivante et un protagoniste particulièrement attachant.

Tout n’est pas parfait. Certaines longueurs, quelques personnages secondaires moins mémorables et un système de progression parfois laborieux ralentissent le rythme. Malgré tout, l’exploration, les raids, la construction de la colonie et les nombreuses intrigues politiques donnent envie d’aller jusqu’au bout de cette épopée.

Personnellement, c’est surtout cette impression de participer à la naissance d’un nouveau royaume qui m’est restée en tête une fois l’aventure terminée. On ne se contente pas de traverser l’Angleterre : on contribue réellement à y laisser sa marque.

Il prouve que la franchise est encore capable d’évoluer tout en renouant avec une partie de son héritage et ces racines. Une aventure grandiose, imparfaite par moments, mais suffisamment captivante pour donner envie d’y consacrer plusieurs dizaines voir centaines d’heures.

8,1/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Un monde ouvert magnifique et rempli de découvertes
  • Une ambiance viking remarquable
  • Eivor est un protagoniste attachant et bien écrit
  • Les raids et la colonie apportent un vrai sentiment de progression
  • Le retour de plusieurs mécaniques d’infiltration appréciées

Points faibles :

  • Quelques problèmes techniques persistent
  • Des personnages secondaires parfois sous-exploités
  • Un arbre de compétences qui manque parfois d’intérêt
  • Un début d’aventure qui prend son temps avant de révéler tout son potentiel

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

<a href="https://gpourgeek.ca/author/djseifer/" target="_self">Pascal Emond</a>

Pascal Emond

On va faire ça bref, ....... j'aime les jeux vidéo, voilà c'est fait.