
Informations principales
Titre de la série : The Shards
Studio / Production : 20th Television
Genre : Thriller psychologique, drame, néo-noir, horreur
Nombre de saisons : 1
Nombre d’épisodes : 9
Durée moyenne par épisode : 50 minutes
Plateforme / Streaming : Disney+
Date de sortie : 5 août 2026
Alors, comment vous expliquer que je ne suis plus sous embargo depuis la date de sortie de la série sur Disney+ et que j’aurais dû faire ma critique dès sa sortie ? Oui, votre critique préférée a du retard, mais elle a une bonne raison : j’ai pris le temps de la revoir à sa sortie en français. Il faut comprendre que, lorsqu’on reçoit des avant-premières de films ou de séries, on les regarde la majorité du temps dans leur langue originale, sauf dans certains cas exceptionnels. Le truc, c’est qu’à ma première écoute de la série, je n’étais pas vraiment emballée par The Shards. Je lui ai donc laissé une deuxième chance pour voir si le visionnage en français allait changer mon ressenti. Est-ce que cela a été suffisant pour que je voie la série différemment et que je vous dise que c’est une bonne série ? C’est ce qu’on va voir.
C’est quoi l’histoire…
Dans cette série de dix épisodes, on suit la vie de quatre jeunes bourgeois privilégiés de Los Angeles: Susan Reynolds (Kaia Gerber), Debbie Schaffer (Hayes Warner), Bret Easton Ellis (Igby Rigney) et Thom Wright (Graham Campbell). Bref, ces quatre jeunes font partie du même groupe d’amis et vivent leur meilleure vie de lycéens dans la débauche : entre luxe, fêtes, sexe et privilèges. Mais un beau jour, un petit nouveau arrive sur le campus : Robert Mallory (Homer Gere). Cependant, son arrivée va rapidement être perçue comme suspecte, puisqu’elle coïncide avec une série de crimes inquiétants qui frappent Los Angeles. Bret commence alors à se demander si ce nouveau venu ne cacherait pas quelque chose. Et si Robert Mallory était en réalité un tueur en série ? Mais la véritable question est peut-être ailleurs : et si tout cela n’était qu’une fausse piste destinée à nous éloigner du véritable meurtrier ?
Entre secrets, obsession, sexe, violence et paranoïa, The Shards nous plonge dans le Los Angeles de 1981, où les apparences sont parfois beaucoup plus dangereuses qu’elles n’en ont l’air.
Je ne vais pas vous mentir : après avoir regardé deux fois les quatre premiers épisodes, donc les neuf premiers épisodes de la série en anglais, je n’ai pas eu accès au dernier épisode (pour pas spoiler). Mon avis reste malheureusement le même : je n’ai pas été emballée par The Shards. Et c’est probablement ce qui me déçoit le plus. Sur le papier, la série avait pourtant tout pour fonctionner. Un drame psychologique, une enquête semi-policière, un tueur mystérieux, des adolescents privilégiés plongés dans un univers de sexe, de fêtes, de luxe et de paranoïa… Bref, une recette qui pouvait donner quelque chose de vraiment captivant.

Une histoire beaucoup trop sexualisée
L’histoire est clairement destinée à un public mature, parce que la série est plutôt « hot, hot ». Le truc, c’est que mettre du sexe à des fins narratives, pour solidifier une romance ou donner du charme à une série, ça ne me dérange pas. Mais quand l’histoire tourne autour de meurtres et qu’il ne se passe pas grand-chose et qu’on met du sexe pour boucher les trous, je trouve que ça commence à faire beaucoup. La série est vraiment très sexualisée et, on ne va pas se mentir, quand on voit qui est le réalisateur, on n’est pas trop surpris. Il est plutôt fort dans les histoires avec beaucoup de sexe. Mais à un moment, ça vient un peu taper sur le système et ça finit par dénaturer l’histoire de base.

Je suis perdue
Je dois dire que, que ce soit en anglais ou en français, j’ai eu du mal à suivre l’histoire. Tout le monde est chelou. Tout le monde est vicieux, dysfonctionnel, problématique à sa façon. Bref, tout le monde serait un excellent tueur en série. Je ne pourrais même pas vous dire qui est le coupable, même par déduction. Je ne sais pas si c’est bien ou non, mais c’est vraiment déroutant à suivre.
En général, je vous dirais que j’aime bien les séries où, progressivement, on collecte des indices, on essaie de trouver le coupable et, à la fin, on obtient une résolution du mystère. Un peu comme dans Only Murders in the Building, qui fait de super twists, nous mène en bateau, mais finit quand même par nous offrir une résolution du mystère vraiment incroyable. Ce n’est pas le cas avec The Shards. Dans un épisode, je me dis : « Ah non, ce n’est pas lui. » Dans l’autre, je me dis : « Ah, ça pourrait l’être. Sa santé mentale est vraiment instable et ses amis sont, eux aussi, un peu louches. » Puis, dans l’épisode suivant : « Ah non, ça pourrait être lui ! Il manigance des choses pas mal louches. » Finalement, on se perd dans cet univers de riches, de perversité et de personnages complètement inconfortables dans leur propre peau.
Certaines personnes vont sûrement adorer le côté tordu de la vie des riches et cette ambiance malsaine, mais moi, je n’ai pas accroché.

Une direction de la photographie “on point”
Sinon, je dois quand même reconnaître que la direction de la photographie est vraiment belle dans cette série. On a des choix de lumière originaux et une composition des plans qui n’est vraiment pas désagréable. Même la colorimétrie est esthétique. Ça donne quelque chose de visuellement très plaisant à regarder, mais malheureusement, ça ne sauve pas le fait que l’histoire n’est pas ouf.

Le maquillage des cadavres (brouuuuuuu = son de mon frissonnement)
Il est bien beau de chialer, mais je dois quand même reconnaître que le maquillage des cadavres, réalisé par le trio Victor Del Castillo, Abby Lyle et Nick Fischer, est assez original. Je ne vous spoilerai rien, mais le maquillage hybride utilisé pour représenter les victimes est vraiment intéressant. J’ai trouvé ça original et ça sortait un peu du maquillage de cadavre standard avec énormément de sang. Je ne vous dis pas que les cadavres ne sont pas morbides et que vous n’allez pas vous cacher les yeux, loin de là. Les cadavres sont dégueulasses et font très bien leur job. Je pense qu’à chaque fois qu’il y avait un cadavre, j’étais scotchée à mon écran. Ils sont vraiment bien faits.

Des costumes… Boffff ?
Les décors sont quand même assez simples. Les costumes sont vintage, avec des pièces qui correspondent à l’époque et quelques éléments qui rappellent les maisons de luxe, mais rien de fou fou.
Je dirais que le seul personnage qui a remarquablement beaucoup de style et des costumes incroyables est le personnage joué par Jordan Roth. Il a des tenues qui sont divines, surtout dans l’épisode neuf. Je suis prête à lui voler ses vêtements s’il ne les veut plus ! Pour ce qui est des autres tenues, oui, elles correspondent à l’époque et tout, mais elles n’ont rien de particulièrement créatif et ne poussent pas vraiment le spectateur à rêver de les avoir. Je suis une fan de costumes et je peux vous dire que ce n’était vraiment pas ma palette.

Back années 80 avec une excellente bande-son
Je dois cependant dire que la trame new wave et post-punk marche vraiment bien avec les années 80. Réentendre des hits de cette époque, c’est incroyable. La musique est excellente, notamment parce qu’on retrouve de vrais morceaux emblématiques de cette période. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment se tromper avec des chansons des années 80. Ça fonctionne presque à tous les coups.
Un casting de “Nipo-Baby” qui ne m’a pas convaincue
Je ne vais pas vous mentir : quand je regarde une série, j’ai besoin d’un bon casting avec des acteurs qui ont du talent. Là, j’ai parfois eu l’impression de regarder un groupe de nepo babies qui ont été choisis parce qu’ils sont beaux devant une caméra. On dirait davantage qu’on regarde des mannequins sans émotion se lancer des répliques qu’un véritable groupe d’adolescents confrontés à des meurtres. Ils sont certes vraiment beaux et ont un super look, mais leur acting m’a vraiment laissée de marbre. Vendez-moi de la peur quand votre visage reste figé comme si vous étiez heureuse !

Des acteurs trop vieux pour leurs rôlesJe sais, c’est connu : dans les films et séries américaines, on met souvent des personnes plus âgées dans le rôle de collégiens ou de lycéens de 17 ou 18 ans. Mais là, laissez-moi tomber ! Les acteurs font presque dix ans de plus que l’âge de leurs personnages. Ça enlève beaucoup de crédibilité à la série. On est censés suivre l’histoire de jeunes lycéens en terminale, pas l’histoire de jeunes qui ont quatre fois redoublé leur terminale ! On ne va pas se mentir, le maquillage et les tenues beaucoup trop matures qui ont été donnés aux actrices les font paraître encore plus âgées. Je vois mes amies dans la trentaine porter ce genre de vêtements, pas des petites jeunes de 18 ans. Je ne sais pas, mais réalistiquement parlant, ce n’est pas très crédible.

Alors ???
Je ne vais pas vous mentir : j’ai essayé de faire tout ce qui était en mon possible pour aimer cette série, mais j’ai trouvé ça d’un ennui mortel. La série et les acteurs ne sont tout simplement pas à la hauteur de ce que j’espérais.
Pour être honnête, quand Disney m’a relancée pour savoir si j’allais faire la critique ou si j’allais me désister, j’ai pensé pendant un moment à ne pas écrire cette rubrique, de peur que Disney n’apprécie pas le fait que je n’aie pas aimé la série. Mais je ne pouvais pas vous mentir. Cette série n’a tout simplement pas été conçue pour mes goûts personnels.
Si vous êtes une personne qui aime contempler une histoire lente, un peu fade et longue, avec beaucoup d’érotisme, de personnages torturés et une ambiance volontairement malsaine, alors The Shards pourrait être pour vous.
Mais pour moi ? Je passe mon tour.
Merci à Disney pour le visionnement en avant-première.
Analyse
Points forts :
- La direction de la photographie
- Le maquillage des cadavres
- La bande-son
Points faibles :
- Une histoire trop lente
- Une sexualisation excessive
- Le casting et les personnages
Pour visionner la série, c’est ici.