CRITIQUE DE JEU RÉTRO – ASSASSIN’S CREED BROTHERHOOD (PC, 2011)

par | Août 13, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Assassin’s Creed: Brotherhood

Développeur : Ubisoft Montreal

Éditeur : Ubisoft

Genre : Action-aventure, infiltration, monde ouvert

Plateformes : PC, PlayStation 3, Xbox 360

Testé sur : PC

Prix : 19,99$

Date de sortie : 22 mars 2011

Nombre de joueurs : Solo et multijoueur en ligne

En français : Oui

Classement ESRB : Mature 17+ (M17+)

Une confrérie qui prend son envol
Sorti un an après Assassin’s Creed II, Brotherhood représente la suite directe des aventures d’Ezio Auditore et constitue souvent le chapitre préféré des fans de la trilogie. En y rejouant aujourd’hui sur PC, c’est avant tout pour retrouver l’une des périodes les plus marquantes de la série et constater à quel point cette formule a influencé les jeux en monde ouvert modernes. Les attentes sont élevées puisque le jeu bénéficie d’une excellente réputation, notamment grâce à son système de recrutement d’assassins et à son immense ville de Rome. Heureusement, Brotherhood réussit encore à impressionner grâce à son rythme maîtrisé, son contenu généreux et son sentiment constant de progression.

Le sommet du gameplay classique d’Assassin’s Creed
Brotherhood reprend les bases d’Assassin’s Creed II tout en les améliorant presque partout. L’exploration repose sur le parkour, l’infiltration et les combats au corps à corps. Le principal ajout est la création de sa propre confrérie d’assassins, permettant de recruter des citoyens, les entraîner et les invoquer pendant les missions. Cette mécanique apporte une dimension stratégique très satisfaisante et renforce l’impression d’être un véritable maître assassin. Les affrontements gagnent également en fluidité grâce au système d’enchaînement des éliminations qui permet d’abattre plusieurs ennemis rapidement. Malgré quelques missions d’escorte ou de filature parfois répétitives, l’ensemble demeure extrêmement plaisant à jouer et la prise en main reste accessible même aujourd’hui.

Une Rome immense à reconquérir
Rome regorge de missions secondaires, de trésors, de défis, de tombeaux secrets et d’activités variées. La reconquête des quartiers contrôlés par les Borgia constitue l’une des meilleures mécaniques du jeu puisqu’elle transforme progressivement la ville et débloque de nouveaux commerces. Le grinding est pratiquement absent puisque la progression est naturelle et constamment récompensée. Les amateurs de complétion trouveront une quantité impressionnante de secrets et de collectibles à découvrir.

La Renaissance italienne dans toute sa splendeur
Même plus de quinze ans après sa sortie, Brotherhood conserve un charme remarquable grâce à sa direction artistique exceptionnelle. Rome est reproduite avec beaucoup de soin et offre une variété appréciable entre quartiers populaires, ruines antiques, palais luxueux et campagnes environnantes. Certains modèles de personnages accusent évidemment leur âge et les textures paraissent parfois datées sur PC moderne, mais l’ambiance générale demeure captivante. Les monuments emblématiques, comme le Colisée ou le Château Saint-Ange, participent à une immersion historique rarement égalée à l’époque.

Ezio au sommet de sa légende
L’histoire reprend immédiatement après les événements d’Assassin’s Creed II. Ezio Auditore doit reconstruire la confrérie des Assassins tout en affrontant la puissante famille Borgia qui domine Rome. Le récit mélange complots politiques, vengeance personnelle et lutte idéologique entre Assassins et Templiers. Ezio atteint ici sa pleine maturité et devient l’un des protagonistes les plus appréciés du jeu vidéo. Les interactions avec Machiavel, Claudia, Leonardo da Vinci et Cesare Borgia enrichissent considérablement l’aventure. Même si l’intrigue moderne impliquant Desmond demeure secondaire, l’histoire principale reste passionnante du début à la fin.

Une bande-son digne d’un film historique
La musique composée principalement par Jesper Kyd est tout simplement exceptionnelle. Les thèmes mélancoliques, épiques et mystérieux accompagnent parfaitement l’exploration de Rome et renforcent l’identité de la série. Les bruitages des combats, des foules et des déplacements contribuent efficacement à l’immersion. Le doublage anglais est excellent, notamment grâce à la prestation charismatique de Roger Craig Smith dans le rôle d’Ezio. La version française est également de très bonne qualité et permet de profiter pleinement du scénario.

Une aventure accessible mais parfois permissive
Le niveau de difficulté est globalement modéré. Les combats deviennent même assez faciles une fois le système d’enchaînement maîtrisé. Certaines missions imposent des objectifs secondaires exigeants pour obtenir une synchronisation parfaite, ce qui peut parfois provoquer quelques frustrations. Malgré cela, l’équilibrage général reste satisfaisant et le jeu offre un bon compromis entre défi et accessibilité.

Une envie constante de revenir à Rome
Bien qu’il ne propose pas de New Game Plus, Brotherhood possède une excellente rejouabilité grâce à son vaste contenu secondaire et à la possibilité de revisiter librement Rome après la campagne. Les joueurs perfectionnistes pourront viser la synchronisation complète, débloquer tous les objets ou reconstruire entièrement la confrérie. Le mode multijoueur, particulièrement original pour l’époque, ajoutait également une durée de vie supplémentaire appréciable.

Un jeu encore solide sur PC
Sur PC moderne, Assassin’s Creed: Brotherhood fonctionne généralement très bien et profite de temps de chargement réduits grâce aux SSD actuels. Les performances sont stables et les bugs majeurs restent rares. Quelques limitations techniques liées à son âge sont néanmoins visibles, notamment certaines animations rigides, une intelligence artificielle parfois imprécise et une interface qui trahit ses origines console. Rien toutefois qui nuise sérieusement à l’expérience.

Une formule qui a marqué toute une génération
Brotherhood représente probablement l’un des meilleurs équilibres jamais atteints par la franchise. Chaque session donne l’impression d’accomplir quelque chose d’important, que ce soit en libérant un quartier, en recrutant un nouvel assassin ou en découvrant un monument historique. Le sentiment de puissance procuré par la confrérie est particulièrement satisfaisant et renforce l’attachement à Ezio. Malgré quelques mécaniques vieillissantes, le plaisir de jeu demeure étonnamment intact aujourd’hui.

L’un des grands classiques d’Ubisoft
Assassin’s Creed: Brotherhood demeure l’un des meilleurs épisodes de toute la franchise et représente l’aboutissement de la formule classique de la série. Son mélange d’exploration, d’infiltration, d’action et de gestion de confrérie fonctionne encore admirablement bien aujourd’hui. Les amateurs d’histoire, de mondes ouverts et d’aventures narratives y trouveront une expérience riche et mémorable. Comparé à Assassin’s Creed II, il affine presque tous les systèmes, tandis qu’il conserve une identité plus concentrée et maîtrisée que plusieurs épisodes modernes. Pour les nostalgiques comme pour les nouveaux joueurs, il reste une valeur sûre du jeu vidéo d’action-aventure.

9.4/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Excellente évolution de la formule d’Assassin’s Creed II
  • Ezio Auditore au sommet de son développement
  • Système de confrérie addictif et original
  • Rome magnifique et riche en activités
  • Bande-son mémorable de Jesper Kyd
  • Progression constamment gratifiante
  • Quantité impressionnante de contenu secondaire
  • Très bonne immersion historique
  • Combats fluides et spectaculaires
  • Vieillit remarquablement bien pour un jeu de 2011

Points faibles :

  • Missions de filature parfois répétitives
  • Intelligence artificielle inégale
  • Combats parfois trop faciles
  • Objectifs de synchronisation complète frustrants
  • Quelques animations et textures datées
  • Intrigue moderne moins intéressante

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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WoodenKnees

Passionné par l’histoire du jeu vidéo et chasseur de RetroAchievements, j'explore les classiques du passé et les découvertes modernes avec un regard curieux et nostalgique. Grand amateur de lecture, particulièrement de romans LitRPG, des univers où les mécaniques de jeu rencontrent la littérature.

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