
Informations principales
Titre du jeu : Gal*Gun Returns
Développeur : Inti Creates
Éditeur : PQube
Genre : Rail shooter, visual novel, romance et ecchi
Plateformes : PC (Steam) et Nintendo Switch
Testé sur : PC (Steam), avec une manette
Prix : 64,99 $ CAD
Date de sortie : 12 février 2021
Nombre de joueurs : 1 joueur
En français : Non, textes en anglais et voix japonaises
Classement ESRB : M pour Mature 17+ — langage et thèmes sexuels
Un retour aux origines de la série
GalGun Returns est une version remastérisée du premier épisode de la franchise, initialement sorti uniquement au Japon en 2011. Le jeu nous place dans la peau de Tenzou, un étudiant frappé accidentellement par seize flèches de phéromones. Il devient alors irrésistible auprès de toutes les filles de son école, mais doit trouver son véritable amour avant la fin de la journée sous peine de rester seul pour le reste de sa vie. Sur papier, GalGun Returns semble être une expérience entièrement construite autour du fan service. Pourtant, même si le côté ecchi est bien présent, il demeure beaucoup plus léger que ce que je m’attendais à retrouver.
Une romance accompagnée de tirs
Le mode histoire mélange rail shooter, visual novel et jeu de romance. Pour ma première partie, j’ai choisi de suivre la route de Kaoruko, l’une des quatre héroïnes disponibles. Les séquences narratives sont agréables à suivre et les choix de dialogue permettent de développer progressivement la relation entre Tenzou et l’héroïne sélectionnée. L’histoire reste volontairement légère et humoristique, mais elle fonctionne bien avec le concept complètement absurde du jeu. La présence de quatre routes différentes apporte également une bonne raison de recommencer l’aventure. De mon côté, j’ai terminé ma première route avec l’envie de découvrir les autres personnages, ce qui est plutôt bon signe pour un jeu qui mise beaucoup sur sa rejouabilité.

Un rail shooter simple et amusant
Pendant les phases d’action, les déplacements sont entièrement automatisés. Le joueur contrôle seulement le viseur afin de repousser les nombreuses filles qui tentent de déclarer leur amour à Tenzou. Le système de tir est simple, accessible et suffisamment amusant, même s’il ne révolutionne absolument pas le genre. Chaque fille possède un point faible permettant de réaliser un Ecstasy Shot. Ces tirs sont particulièrement satisfaisants puisqu’ils neutralisent immédiatement la cible tout en augmentant notre résultat. Les mini-jeux et les événements spéciaux viennent aussi varier les situations. Ils reposent presque toujours sur le tir, mais leurs différents objectifs empêchent l’aventure de devenir trop monotone trop rapidement.

Une répétition difficile à éviter
Malgré cette variété, les séquences de tir finissent tout de même par devenir répétitives. Les mêmes mécaniques reviennent constamment et le niveau de difficulté assez faible ne nous force pas réellement à modifier notre manière de jouer. Gal*Gun Returns guide toutefois très bien le joueur du début à la fin. Je ne me suis jamais retrouvé perdu ou incertain de mon prochain objectif. Cette accessibilité convient bien à une expérience principalement axée sur l’histoire et la romance, mais les amateurs de rail shooters plus exigeants pourraient rester sur leur faim.

Des statistiques qui manquent d’explications
Gal*Gun Returns possède également plusieurs statistiques capables d’influencer les différentes conclusions de l’histoire. Le problème est que leur fonctionnement n’est pas clairement expliqué. J’ai dû effectuer quelques recherches sur Internet pour comprendre qu’elles servaient à déterminer certaines fins. Comme les réponses données pendant les dialogues et les actions réalisées durant les niveaux peuvent modifier ces valeurs, le jeu aurait gagné à mieux présenter ce système. Cette mécanique apporte une profondeur intéressante à la romance et encourage les nouvelles parties, mais elle demeure inutilement obscure lors d’une première aventure.

Un fan service finalement assez léger
Le Doki Doki Mode représente le moment où le jeu assume le plus clairement son côté ecchi. Une fois la jauge nécessaire remplie, il faut observer une fille sous différents angles et viser ses zones sensibles avant la fin du temps imparti. Le concept est évidemment suggestif, mais le mode reste amusant à utiliser et s’intègre correctement au système de jeu. Malgré sa réputation et sa présentation, Gal*Gun Returns ne m’a pas semblé particulièrement extrême. Son fan service est présent, mais il accompagne surtout l’humour, la romance et l’identité visuelle du jeu. Il ne prend pas complètement le dessus sur l’expérience.

Une présentation encore agréable
Visuellement, les modèles 3D sont assez réussis et correspondent bien à l’esthétique anime recherchée. Les animations et les environnements montrent parfois l’âge du jeu original, mais l’ensemble demeure coloré et plaisant. Le doublage japonais est également réussi et aide les nombreux personnages à avoir davantage de personnalité. Avec ses quatre routes, ses différents modes, ses profils à compléter et ses nombreux éléments à débloquer, le titre offre assez de contenu pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience.

Une romance légère pour un public précis
Au final, Gal*Gun Returns est un mélange étonnamment équilibré de visual novel, de romance et de rail shooter. Les tirs sont amusants et les Ecstasy Shots apportent une satisfaction immédiate, mais la répétition finit inévitablement par s’installer. Son système de statistiques aurait aussi mérité des explications plus claires. Je le recommande surtout aux amateurs de visual novels et de jeux de romance qui recherchent une aventure légère accompagnée d’un peu d’ecchi. Ceux qui viennent uniquement pour le fan service pourraient être surpris par son approche plutôt modérée, tandis que les amateurs de romance pourraient y trouver une expérience originale et amusante.
Merci à Inti Creates pour la copie du jeu !
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Analyse
Points forts :
- Les Ecstasy Shots sont satisfaisants à réussir
- Un bon mélange de romance, de visual novel et de rail shooter
- Plusieurs héroïnes et routes qui encouragent la rejouabilité
Points faibles :
- Les séquences de tir deviennent répétitives
- Un niveau de difficulté généralement faible
- L’utilité des statistiques est mal expliquée