
Informations principales
Titre du jeu : Tormentum II
Développeur : OhNoo Studio
Éditeur : OhNoo Studio
Genre : Point & Click, Dark Fantasy, Horreur Psychologique, Aventure, Indie Game
Plateformes : Microsoft Windows, Linux, macOS
Testé sur : PC (Steam)
Prix : 24,99$ CAD
Date de sortie : 23 juillet 2026
Nombre de joueurs : Solo player
En français : Audio – Non disponible / Sous-titres – Disponible
Classement ESRB : À venir
Quand l’horreur devient une œuvre d’art
Il y a des jeux qui nous attirent immédiatement par leur gameplay, d’autres par leur histoire… et puis il y a ceux qui réussissent à nous captiver avant même d’avoir commencé l’aventure. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Tormentum II. Dès les premières images, j’ai été fascinée par son univers sombre, mystérieux et profondément dérangeant. J’adore les œuvres de dark fantasy, les récits où le mystère nous pousse constamment à vouloir découvrir ce qui se cache derrière chaque porte, et, évidemment, les jeux qui nous demandent de résoudre des énigmes. Je peux donc vous dire que j’avais très hâte de découvrir ce que Tormentum II avait à m’offrir.
Le plus surprenant dans tout cela ? Je n’avais même pas joué au premier Tormentum. Heureusement, ce n’est absolument pas un problème puisque cette suite raconte une toute nouvelle histoire ! Dès les premières minutes, j’ai compris que j’allais vivre une aventure bien différente de ce à quoi je m’attendais… et, honnêtement, le jeu a largement dépassé mes attentes. Après plus de dix heures passées dans cet univers cauchemardesque, je peux même vous dire que j’ai déjà envie d’y retourner afin de découvrir les différentes fins possibles, ce qui est plutôt rare dans mon cas !
Une simulation qui tourne au cauchemar
Inspiré par les œuvres de H. R. Giger et Zdzisław Beksiński, Tormentum II nous plonge dans une aventure de type point-and-click mêlant dark fantasy, horreur psychologique et mystère.
Nous incarnons donc David, un homme qui travaille sur une simulation peuplée d’êtres capables de penser comme des humains. Depuis quelque temps, un étrange rêve revient sans cesse : un coffre verrouillé, une mystérieuse femme qui l’appelle… un monde étrange. Puis, soudain, dans la réalité, un inconnu lui propose un mystérieux coprocesseur capable d’améliorer son travail ! Il accepte, mais après l’avoir installé, tout bascule.
David se réveille prisonnier sur une île perdue au milieu de la mer… sans comprendre comment il est arrivé là. Et rapidement, une vérité troublante commence à se dessiner : il semblerait qu’il soit désormais prisonnier de sa propre simulation.
Mais que s’est-il réellement passé ? Qui est cette mystérieuse femme ? Pourquoi ce coffre revient-il sans cesse dans ses rêves ? Et surtout… comment distinguer la réalité de la simulation ? En tout cas, je peux vous dire que le mystère nous accompagne jusqu’aux toutes dernières minutes de l’aventure !

Des choix qui mettent notre morale à l’épreuve
Ce que j’ai particulièrement apprécié avec Tormentum II, c’est que l’histoire ne repose pas uniquement sur son univers étrange. Très vite, le jeu nous confronte à des choix qui influenceront directement le reste du récit.
Et contrairement à plusieurs jeux narratifs où le « bon choix » semble évident, ici, les décisions sont souvent beaucoup plus difficiles qu’elles n’en ont l’air ! À plusieurs reprises, je me suis retrouvée devant des situations où il fallait choisir entre mon devoir et mes valeurs morales… sans réellement savoir si une bonne réponse existait.
Cette approche apporte énormément de profondeur au récit. Surtout que les personnages que l’on rencontre possèdent tous leur propre personnalité, leurs motivations et leurs blessures… Certains sont particulièrement attachants, ce qui rend certaines décisions encore plus déchirantes.
Et même lorsque je croyais avoir compris où l’histoire voulait m’emmener, Tormentum II trouvait toujours une façon de me surprendre. Certes, quelques éléments restent légèrement prévisibles, mais l’ensemble du récit réussit constamment à maintenir notre curiosité et notre envie d’en apprendre davantage sur cet univers aussi fascinant qu’inquiétant !

Un gameplay simple qui laisse toute la place au récit
Au niveau du gameplay, le jeu demeure fidèle aux grands classiques du point-and-click. Les déplacements se font simplement en cliquant sur les différentes zones interactives, tandis que les objets doivent être observés, récupérés ou utilisés au bon endroit afin de poursuivre notre progression.
Le tout est donc très accessible et permet de laisser toute la place à l’histoire ainsi qu’à l’exploration.
Les énigmes, quant à elles, m’ont beaucoup plu ! Elles sont généralement assez intuitives et bien intégrées au récit. Il ne s’agit pas de puzzles extrêmement complexes, mais plutôt de défis qui nous demandent d’observer attentivement notre environnement et, surtout, de bien lire les dialogues. Eh oui ! Plusieurs indices importants y sont cachés et nous permettent de résoudre certaines situations beaucoup plus facilement.
Personnellement, j’ai adoré cet équilibre. J’ai dû réfléchir, observer et parfois revenir sur certains détails sans jamais ressentir de frustration ! Bien sûr, les amateurs d’énigmes plus « challenging » trouveront peut-être le niveau de difficulté trop bas, mais moi, au contraire, j’ai trouvé que cela permettait de conserver un excellent rythme tout au long de l’aventure et de prendre le temps d’apprécier le jeu en détails.
Le seul élément qui m’a parfois ralentie est le fait que tous les objets interactifs ne sont pas toujours immédiatement évidents. Il faut donc prendre le temps de bien explorer chaque décor afin de ne rien oublier. Heureusement, cela s’intègre très bien à ce type de jeu et encourage justement l’observation !

Une galerie d’art que l’on explore
S’il y a bien un aspect où Tormentum II m’a complètement conquise, c’est son incroyable direction artistique !
Honnêtement, je me suis surprise à plusieurs reprises à simplement arrêter de jouer pendant quelques instants afin d’admirer les décors. Chaque environnement, chaque peinture et chaque scène donne véritablement l’impression d’être une œuvre d’art à part entière.
Et je dois avouer qu’une chose m’a encore plus impressionnée lorsque j’ai appris les coulisses du développement. Tormentum II est le fruit de près de huit années de travail réalisées par une équipe composée de seulement deux développeurs ! Franchement, lorsqu’on découvre la richesse des décors, la qualité des illustrations et l’immensité de cet univers, il est difficile de croire qu’un si petit studio soit derrière une œuvre d’une telle ampleur. Cela démontre tout le talent, la passion et le souci du détail investis dans chacune des scènes que l’on explore.
Mais ce n’est pas tout ! Le fait de savoir que les illustrations ont été réalisées une à une à la main rend le tout encore plus exceptionnel ! On sent tout le travail derrière chacune des images qui composent cette aventure. Les inspirations de Giger et de Beksiński transparaissent constamment à travers les architectures impossibles, les créatures dérangeantes, les paysages désolés et cette atmosphère oppressante qui ne nous quitte jamais.
Même les animaux et les créatures que l’on rencontre possèdent un design particulièrement marquant. Certains sont magnifiques, d’autres complètement grotesques… mais tous contribuent à renforcer cette impression d’évoluer dans un véritable cauchemar !
J’ai également beaucoup aimé les différents effets visuels utilisés tout au long de l’aventure. Les flous, les distorsions et certains jeux de lumière renforcent constamment le doute entre ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.
Résultat : on ne se contente pas de jouer à Tormentum II, on a véritablement l’impression de voyager dans une peinture vivante.

Une ambiance qui nous enveloppe du début à la fin
Évidemment, un univers aussi sombre ne fonctionnerait pas aussi bien sans une excellente ambiance sonore.
La bande sonore accompagne parfaitement chacune de nos explorations. Les mélodies oscillent constamment entre la dark fantasy et l’horreur psychologique, sans pour autant en faire trop. Elles savent se faire discrètes lorsque le récit le demande, puis devenir beaucoup plus inquiétantes lors des moments de tension !
Les effets sonores contribuent eux aussi énormément à l’immersion. Associés aux décors et aux effets visuels, ils donnent véritablement vie à cet univers étrange et inquiétant.
Je dois avouer que rarement une ambiance aura réussi à me captiver autant ! Pendant plus de dix heures, je me suis complètement laissée emporter par ce monde fascinant où chaque nouvelle zone donnait envie d’être explorée, appréciée… et tout simplement admirée.

Une aventure qui mérite d’être vécue
Au final, Tormentum II est une très belle découverte et, sans aucun doute, l’un de mes coups de cœur de l’année ! Malgré quelques énigmes parfois un peu simples et certains dialogues légèrement plus longs, je n’ai pratiquement rien à lui reprocher. Bien au contraire, chacune de ses qualités réussit à faire oublier ces petits défauts.
Ainsi, que vous soyez amateur de point-and-click, de dark fantasy, d’horreur psychologique ou simplement de jeux narratifs où les choix ont une véritable importance, je ne peux que vous recommander de découvrir cette aventure ! Son univers est fascinant, ses personnages sont attachants, son ambiance est exceptionnelle et sa direction artistique est, selon moi, l’une des plus impressionnantes qu’il m’ait été donné d’admirer dans un jeu vidéo de ce genre.
Je vous invite donc à plonger dans cette étrange simulation… mais attention : une fois la porte franchie, il y a de fortes chances que vous ayez, vous aussi, envie d’y retourner afin de découvrir tout ce que cet univers a encore à offrir.
Alors, n’hésitez pas à découvrir ce mystérieux monde, et d’ici ma prochaine critique, je vous souhaite un bon gaming !

Merci à OhNoo Studio pour la copie du jeu.
Pour vous le procurer, c’est ici.
Et pour mes autres critiques, c’est ici.
Analyse
Points forts :
- Une direction artistique absolument magnifique avec des décors entièrement peints à la main
- Une ambiance de dark fantasy et d’horreur psychologique remarquablement bien réussie
- Une histoire intrigante qui maintient le mystère jusqu’à la fin
- Des choix moraux qui influencent réellement le déroulement du récit
- Plusieurs fins qui encouragent la rejouabilité
- Des personnages attachants malgré l’univers sombre
- Une excellente bande sonore qui renforce constamment l’immersion
- Des énigmes intuitives qui privilégient la réflexion plutôt que la frustration
- Une aventure totalement indépendante du premier jeu
Points faibles :
- Certaines énigmes pourront sembler un peu trop simples pour les amateurs de grands défis
- Quelques dialogues sont parfois un peu longs
- Certains éléments interactifs se fondent dans les décors et demandent un peu plus d’observation
- La durée de vie (environ 4 à 10 heures selon votre rythme) pourrait sembler courte pour certains joueurs
- Son univers très sombre et dérangeant ne plaira pas à tous