
Informations principales
Titre du jeu : The Backrooms 1998
Développeur : Steelkrill Studio
Éditeur : Feardemic
Genre : Horreur, escape room
Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Xbox One
Testé sur : PlayStation 5
Prix : 13,49$
Date de sortie : 20 février 2025
Nombre de joueurs : Solo
En français : Non
Classement ESRB : M
Une plongée angoissante
Les Backrooms sont devenues, en quelques années, un véritable phénomène du web. Nées d’une simple image devenue virale, ces interminables couloirs jaunâtres ont inspiré une multitude de jeux d’horreur. Avec The Backrooms: 1998, un développeur solo propose sa propre interprétation du mythe en misant sur une ambiance oppressante, une narration façon found footage et une expérience où le moindre bruit peut signer votre arrêt de mort.
Une cassette VHS comme point de départ
L’une des premières qualités de The Backrooms: 1998 réside dans sa mise en scène. Le jeu se présente comme une vieille cassette VHS retrouvée dans les ruines d’un skate park. Dès les premières minutes, cette esthétique granuleuse rappelle immédiatement des films comme Le Projet Blair, renforçant l’impression de regarder des images interdites plutôt que de jouer à un simple jeu vidéo.
On y suit un adolescent qui, en 1998, bascule accidentellement dans les profondeurs des Backrooms. Plutôt que de chercher à tout expliquer, le scénario laisse volontairement planer le mystère sur ce phénomène étrange. Cette approche fonctionne particulièrement bien : l’inconnu demeure plus effrayant que les réponses toutes faites. Pour les joueurs qui découvrent cet univers, il s’agit même d’une excellente porte d’entrée vers cette mythologie devenue culte.

Survivre en restant silencieux
Contrairement à plusieurs jeux d’horreur qui privilégient les poursuites incessantes, celui-ci mise avant tout sur la tension. Ici, le silence est votre meilleur allié. Marcher sur du verre ou encore renverser des objets peut attirer une présence inquiétante qui rôde dans les corridors.
Chaque déplacement demande donc de la réflexion. Courir n’est jamais une bonne idée, sauf en cas d’extrême urgence, puisque votre endurance est limitée. Lorsqu’un danger approche, mieux vaut parfois se réfugier sous une table, dans un casier ou dans un vide sanitaire en espérant que la créature passe son chemin. Cette mécanique simple, mais efficace, transforme chacune des explorations en un véritable exercice de gestion du stress.

Explorer pour espérer s’échapper
Comme tout bon jeu inspiré des escape rooms, The Backrooms: 1998 demande au joueur de fouiller minutieusement son environnement afin de ne manquer aucun indice essentiel à sa fuite. Des provisions, des outils et divers objets sont disséminés dans les niveaux afin de faciliter la progression. Parmi les trouvailles les plus utiles figure notamment une bonbonne de peinture permettant de marquer son chemin. Une idée toute simple qui prend rapidement son importance lorsque tous les corridors commencent à se ressembler et que le risque de tourner en rond devient bien réel.
Le jeu entretient également un sentiment constant d’incertitude. Les ombres ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être, et chaque détour peut cacher une nouvelle menace. Cette impression de ne jamais être véritablement seul accompagne le joueur du début jusqu’à la fin.

Un projet prometteur en constante évolution
Au moment où ce test a été réalisé, The Backrooms: 1998 venait de sortir de sa période d’accès anticipé (Early Access). Ce statut se ressent encore à certains endroits, mais il faut garder en tête qu’il s’agit du travail d’un développeur unique et indépendant qui poursuit activement le développement de son projet.
Plus intéressant encore, celui-ci se montre très présent auprès de sa communauté. Il écoute les commentaires des joueurs, échange avec les testeurs et semble bien décidé à peaufiner son expérience au fil des mises à jour. Cette ouverture laisse présager que le jeu continuera de s’améliorer tant que la communauté restera active.

Des origines perturbantes
Avec son esthétique VHS particulièrement réussie, sa tension constante et son approche minimaliste de la narration, The Backrooms: 1998 parvient à proposer une expérience immersive qui respecte parfaitement l’esprit des Backrooms. Malgré son passage en accès anticipé, qui lui a valu des avis plutôt mitigés, le jeu démontre qu’avec un excellent potentiel, un développeur à l’écoute et beaucoup de travail, le résultat final peut véritablement faire pencher la balance.
Les amateurs d’horreur psychologique et d’exploration oppressante y trouveront une aventure aussi dérangeante que captivante, tandis que les nouveaux venus découvriront une excellente introduction à cet univers fascinant où chaque couloir semble mener un peu plus loin dans le cauchemar.
Merci à Feardemic pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- L’esthétique granuleuse d’un bon vieux VHS
- Les décisions tranchantes
Points faibles :
- Histoire simpliste
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