Cet article a été rédigé par Bradley, Noémie, Steven et Kinh.
La 16e édition du Comiccon de Montréal a eu lieu du 3 au 5 juillet 2026 au Palais des congrès de Montréal. Que ce soit pour rencontrer des invités de marque, trouver de la marchandise geek inédite, participer aux différentes activités, ou avoir l’occasion de se pavaner en cosplay, plusieurs retrouvent leurs comptes dans ce festival montréalais. Et c’est ainsi que plusieurs membres de l’équipe G pour Geek sont venus visiter à l’événement qui a accueilli plus de 67 000 visiteurs.


De Doc Brown à Hatsune Miku
Plusieurs invités variés étaient présents pour accueillir des participants de différents fandoms, incluant les invités d’honneur Christopher Lloyd, Lea Thompson, Neil Newborn, Robert Englund, et Ron Perlman. Le festival avait aussi une trentaine de têtes d’affiche, mais vu que les nommer prendrait trop de temps, en voici quelques-uns qui intéressaient particulièrement nous et notre entourage : Brandon Rogers de Hazbin Hotel, James Marsters de Buffy the Vampire Slayer, Jaz Sinclair de Gen V, Katie Griffin et Linda Ballantyne de Sailor Moon, Sean schemmel de Dragon Ball Z, Robert Patrick de Terminator 2: Judgment Day, Giancarlo Esposito de Breaking Bad, et plus encore.
En plus de partager des moments avec les invités, le festival offrait aussi une panoplie de spectacles en lien avec la culture geek. Notamment avec un concert de James Masters, l’OVMF (l’orchestre à vents de musiques de films), une expérience Kpop Live inspirée de KPop Demon Hunters, le Vocaparty inspiré des vocaloids comme Miku ou Teto, le spectacle burlesque Burlesgeek, le groupe geek Killjoy, et plus encore.
Un autre point marquant de l’événement est sa salle marchande gigantesque. Divers commerçants et artistes proposaient de la marchandise geek variée (figurines, bédés, vêtements, bijoux, jeux, affiches, fanarts…). Et croyez-vous, faire le tour de la salle au complet pourrait vous remplir l’après-midi.
Le festival offrait aussi une variété de jeux de table, de rôles et vidéo pour divertir les participants. Ainsi qu’une panoplie de panels reliés à la culture geek avec pour but de divertir, instruire et lancer des discussions.
Enfin, le Comiccon ne serait pas complet sans ses deux principaux concours de costumes, à savoir la mascarade, et le championnat canadien Cosplay-Eh!.

L’expérience de Brad : panels variés et mascarade inoubliable
Cette édition du Comiccon était particulière pour moi contrairement aux précédentes.
D’abord, j’étais conférencier pour un panel sur le cinéma afro-asiatique le vendredi soir. J’ai bien apprécié l’énergie de la salle et l’interaction du public avec le sujet, et j’étais ravi de voir plusieurs en ressortir en apprenant quelque chose de nouveau.
J’ai également assisté à d’autres panels intéressants, notamment un jeu questionnaire sur la culture populaire, deux panels sur l’horreur afro descendants, un panel comiques sur les opinions impopulaires, un karaoké geek, et une discussion avec les artistes Joshua Rubin et Jese Scoble sur l’écriture pour les bédés et jeux vidéo.
L’autre événement marquant du week-end pour moi était la mascarade. En effet, ce concours amateur met à l’avant plus d’une quarantaine de cosplayeurs de différents niveaux qui font des prestations avec les cosplays qu’ils ont eux-mêmes confectionnés. Les cosplays présentés couvraient diverses franchises, dont entre autres Super Mario Bros, Hazbin Hotel, Winx, Epic the Musical, Alice in Wonderland, One Piece, Goblin Slayer, Five Nights At Freddy’s, Yu-Gi-Oh, Zelda, Kingdom Hearts, Genshin Impact, The Mandalorian, How To Train Your Dragon, Bloodborne, et plus encore.
Mais ce qui a changé la donne cette fois-ci, était que j’y participais également, pour la première fois. J’avais présenté un cosplay de Jessica Rabbit version genderbend (masculine) de Who Framed Roger Rabbit. Et que ce soit la créativité des autres cosplayeurs qui m’ont motivé, le soutien que j’ai reçu avant et après la mascarade, ou le simple fait de voir le résultat de semaines d’efforts porter ses fruits, j’étais ravi d’avoir tenté cette expérience.

L’expérience de Noémie : La capitalisations des passions des fans
Bon…
Avant que le monde me tombe dessus, je précise que c’est mon opinion personnelle. Si vous avez adoré votre fin de semaine au Comiccon de Montréal, tant mieux… Je suis sincèrement contente pour vous. Moi, je l’ai vécu tout autrement. Alors voici mon retour sur le Comiccon de Montréal 2026, avec ses points forts, ses points faibles et tout ce qui m’a fait dire qu’une seule journée est maintenant plus que suffisante.
En tant que geek qui se sent souvent en marge de sa vie de tous les jours, il est toujours plaisant de se retrouver auprès des siens. Lors de cette convention, j’ai revu plein de monde que je vois pratiquement juste en convention. J’ai pris des photos, j’ai jasé avec des ami·es, j’ai rencontré un de mes « crushs » d’enfance… James Marsters, pis ça, personne ne pourra me l’enlever. Meilleur moment du week-end.
Mais c’est justement ça qui est frustrant. Ce n’est pas le Comiccon en tant que tel qui fait que je passe une belle journée. C’est le monde qui y va. Parce que si tu enlèves les ami·es, les cosplayeur·euses, les artistes, les invités et les bénévoles qui mettent de l’ambiance, il reste quoi? Une salle marchande qui se traverse en moins de trois heures, quelques panels qui t’intéressent peut-être si l’invité ou l’hôte te parle, pis une série d’activités qui demandent encore de sortir la carte de crédit.
J’ai l’impression que chaque année, on perd un peu plus le côté communautaire pour laisser toute la place au côté commercial. Tout est rendu un extra. Tu veux une photo? Tu payes. Tu veux un autographe? Tu repayes. Tu veux faire authentifier ton autographe? Ben… SURPRISE… tu payes presque le même prix que ton autographe. Tu veux voir un concert? Tu repayes. Tu veux avoir une chance d’assister à un panel? Tu dois payer un extra pour être VIP et passer devant les autres. À un moment donné, la passe te donne accès à quoi, au juste? À faire la file? Pis les fils… sérieusement. On passe notre journée à attendre. Attendre pour rentrer. Attendre pour acheter quelque chose. Attendre pour un panel… si tu es chanceux d’y entrer parce qu’il y a trop de monde. Attendre pour une photo. Attendre pour manger. On dirait que la moitié de la convention se passe dans une file d’attente.
Je trouve aussi qu’il manque de plus en plus d’animation spontanée. Des trucs qui donnent envie de rester. Des concours. Des quizz. Des panels montés par des passionné·es, mais genre des vrais geeks, comme vous et moi, qui n’ont pas pour intention d’augmenter leur popularité ou leur compte en banque. Des activités qui font vivre la convention autrement que par le portefeuille.
Je sais bien que tout coûte plus cher aujourd’hui. Inviter des acteurs, louer le Palais des congrès, organiser un événement de cette ampleur, ça ne se fait pas gratuitement. Je comprends ça. Mais quand le prix augmente d’année en année de façon aussi drastique, j’ai aussi le droit de m’attendre à ce que l’expérience augmente, elle aussi, en qualité. Pas juste la facture. Je paye parce que je veux des étoiles dans les yeux… pas me sentir muselée pour pouvoir vivre l’expérience.
Pis honnêtement, je trouve que les cosplayeur·euses mériteraient un peu plus de reconnaissance. On investit des centaines, parfois des milliers de dollars dans nos costumes. On passe des semaines, des mois à les fabriquer. On attire les visiteurs, on fait vivre les réseaux sociaux de l’événement et ceux des médias que vous invitez. On accepte de poser pendant des heures avec tout le monde… pis au final, on paye notre billet comme tout le monde en se faisant dire où on a le droit, ou non, de prendre des photos.
Parce que, si vous ne le saviez pas, la convention fait pratiquement la guerre aux photographes. Ils se retrouvent interdits de faire des photos à l’intérieur du bâtiment si leur matériel est jugé trop encombrant. Il est rendu presque risqué de faire un shooting photo sans que la sécurité nous déplace… ou nous sorte carrément de la convention.
Ça enlève un peu de magie.
Je vais probablement continuer d’y aller. Mais… pas trois jours, ça, c’est certain. Une journée, c’est largement suffisant, même trop. Je vais y aller pour revoir mon monde, pour encourager les artistes (pas les revendeurs de cochonneries de Wish), pour faire quelques photos, peut-être rencontrer un invité si quelqu’un m’intéresse vraiment.
Mais, encore là, ce ne sont pas les célébrités du haut du panier qui sont invitées. C’est plus des acteurs qui viennent réveiller un souvenir d’enfance, des invités déjà habitués des conventions. Tu ne retrouveras clairement pas la crème d’Hollywood comme Zendaya ou Johnny Depp, mais plus un Elijah Wood qui vient faire son coucou presque tous les ans. C’est rendu comme s’il faisait partie des murs de la convention. Ce n’est pas que je ne l’ai pas aimé dans Le Seigneur des anneaux, mais une année, c’est bien, tu l’as vu… next call.
Mais si quelqu’un me demandait où investir son argent entre le Comiccon de Montréal, Otakuthon ou même Fan Expo Toronto… mon choix est déjà fait.
Le Comiccon a encore du potentiel. Énormément même. Mais il faudrait peut-être recommencer à penser à ce qui fait qu’une convention est mémorable. Ce n’est pas juste le nom d’un acteur sur une affiche. C’est l’expérience que les gens vivent une fois qu’ils ont passé les tourniquets. C’est bien quand c’est la première fois, mais quand les gens sont des habitués, il faut savoir les garder.
Pis en ce moment, cette expérience-là, je trouve qu’elle vaut de moins en moins le prix qu’on nous demande.

L’expérience de Beerman : la salle d’exposition
Impossible pour le collectionneur que je suis de résister à l’appel de la salle des exposants. Dès les premiers pas entre les allées, l’acheteur impulsif en moi est mis à rude épreuve. Entre les t-shirts à l’effigie de mes héros préférés, les Mystery Box consacrées à des franchises qui me tiennent à cœur ou encore les magnifiques jardins Pokémon entièrement confectionnés à la main, chaque kiosque semble cacher une nouvelle tentation. Ce qui rend cette section du Comiccon de Montréal si fascinante, c’est le mélange entre les grands marchands proposant des pièces rares à des prix parfois impressionnants et les artistes indépendants qui présentent leurs créations avec une passion contagieuse et une créativité débordante.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas seulement d’un piège à portefeuille. C’est aussi un lieu de rencontres où les exposants prennent le temps de discuter de leur parcours, de leur métier et de leur savoir-faire. Cette année, j’ai particulièrement apprécié les stations d’arcades japonaises ainsi que les espaces permettant de découvrir des jeux vidéo indépendants et de tester plusieurs nouveautés en jeux de société.
En quittant le Palais des congrès, j’ai réalisé à quel point le Comiccon de Montréal avait ravivé ma passion pour cet univers, et quel bonheur j’ai eu à parcourir ses couloirs remplis de véritables trésors.

L’expérience de Kinh : le futur des Jedi
Comme chaque année, je suis toujours au rendez-vous pour le Comiccon de Montréal. C’est une tradition pour moi depuis 2014 d’être présent à cet événement merveilleux et j’y ai assisté cette année en cosplay d’Okabe Rintarou, protagoniste de l’anime classique Steins’ Gate. J’ai toujours énormément de plaisir à me prendre en photo avec les cosplayeurs et me promener dans les différentes allées marchandes. J’ai aussi eu la chance d’assister à des panels sur Star Wars, un parlant de l’avenir de la franchise sous David Filoni et un parlant des différents projets abandonnés au fil des années autant sous l’ère Lucas que sous l’ère Disney. J’ai aussi pu découvrir le jeu Powerplay, un RTS indie fait au Québec qui va sortir en Early Access sur Steam à la fin du mois de juillet.
Ça a été un immense plaisir d’avoir été au Comiccon de Montréal de 2026 et j’attends déjà avec impatience la prochaine édition en 2027. Au plaisir de vous y voir!