CRITIQUE DE FILM – DESCENDANTS : WICKED WONDERLAND

par | Juil 17, 2026

Informations principales

Titre du film : Descendants: Wicked Wonderland

Réalisateur : Kimmy Gatewood

Scénariste / Auteur original : Tamara Chestna, Dan Frey, Tu Sommer

Studio / Production : Suzanne Todd Productions, Potato Monkey Productions, GWave Productions, Disney Kids & Family, Disney Channel, Disney+

Genre : fantastique, comédie musicale, adolescent

Durée : 1 h 35 minutes

Date de sortie : 17 juillet 2026

La franchise Descendants nous revient avec son cinquième opus, qui reprend l’histoire là où le quatrième l’avait laissé. Kylie Cantrall et Malia Baker reprennent respectivement leurs rôles de Red, la fille de la Reine de Coeur, et Chloe Charming, la fille de Cendrillon. Brandy, Rita Ora, Paolo Montalban, Leonardo Nam et Melanie Paxson reprennent aussi leurs rôles respectifs, et s’ajoutent à la distribution Liamani Segura, Brendon Tremblay, Alexandro Byrd, Kiara Romero, Joel Ouelette, Zavien Garrett, Ryan McEwen, Dayton Paradis, et Awkwafina.

Le nouveau tyran de Wonderland
Après leur retour du passé, Red (Kylie Cantrall) et Chloe (Malia Baker) reprennent leur vie normale, maintenant que la Reine de Coeur (Rita Ora) n’est plus méchante et demeure amie avec Cendrillon (Brandy). Mais ce n’est pas le seul changement qui est survenu. Red a maintenant une petite sœur nommée Pink (Liamani Segura), Red est admirée de tous, et son ancien meilleur ami, Maddox Hatter (Leonardo Nam), le fils du Mad Hatter, est devenu le grand méchant du royaume. Contraintes de devoir le confronter après une de ses magouilles, Red et Chloe décident de parcourir le royaume de Wonderland, où il réside. Mais elles ne seront pas seules. En plus de Pink, les héros Luis (Alexandro Byrd), fils de Luisa Madrigal, et Robbie (Joel Oulette), fils de Robin Hood, les accompagnent.

Se joignent aussi quelques vilains, à savoir Hazel (Kiara Romero), fille du Capitaine Hook, Felix (Zavien Garrett), fils du Dr Facilier, les frères Squirmy et Squeaky (Ryan McEwen et Dayton Paradis), fils de Mr Smee, et Max Hatter (Brendon Tremblay), qui souhaite confronter son père et prouver qu’il est différent de lui…

Une mise en contexte…
Avant d’aller plus loin sur ma critique du film, je vous ferai part de mon avis sur le reste de la franchise, car elle aura un impact considérable sur le reste. (À titre informatif, j’ai vu les quatre précédents films pour la première fois quelques jours avant de visionner le cinquième.) Je considère la franchise Descendants comme un plaisir coupable de Disney Channel, et le perçois comme un fanfiction officiel de Disney. Le style fait très kitch et ringard, mais est totalement assumé, que ce soit par les décors et costumes hauts en couleur, ou les multiples numéros musicaux qui mélangent films classiques Disney et High School Musical.

En tant que variante/parodie des classiques contes de fées, je préfère Once Upon a Time ou Twisted Wonderland, mais la franchise a quand même son charme distinct.

Cela dit, le scénario des films ne fait absolument aucun sens avec les événements des films d’animation Disney : l’histoire suit les descendants des héros et vilains des films, ce qui serait impensable vu que la plupart des vilains sont morts. Il faut voir la franchise comme un univers alternatif à la What If…?, où les histoires qu’on connaît se passent dans un royaume moderne où tout le monde va à la même école.

C’est aussi le type d’histoire qu’il ne faut pas trop réfléchir, car si on pense à la logique du scénario ou l’éthique des actions des personnages, alors là rien ne fonctionne…

Le problème du quatrième film…
Alors que les trois premiers films formaient une trilogie sur les enfants de Maléfique, Cruella, Jafar et la Méchante Reine (avec ceux de Belle, Aurore, la Bonne Fée et Ursula au passage), le quatrième se concentre sur deux nouveaux personnages : la fille de la Reine de Coeur, et celle de Cendrillon et Prince Charming (et le frère de Chad des films précédents qui n’apparaît pas du tout pour une quelconque raison). Même si l’absence des acteurs originaux est compréhensible (l’un d’eux, celui du fils de Cruella, est malheureusement décédé), faire un spin-off sur de nouveaux personnages marchait plus ou moins. Déjà, j’étais déçu qu’on reste dans l’univers de Cendrillon, alors qu’on l’avait déjà abordé avec Chad les films précédents, mais qu’on a à peine explorés d’autres univers. Et même si Wonderland est un univers fascinant à explorer, on y passe deux minutes dans le quatrième film, et le reste du film devient un voyage dans le temps dans un univers moins intéressant. Et pour couronner le tout, le film se conclut sans résolution et dans un cliffhanger cliché.
Du coup… comment le cinquième film s’en sort-il dans tout cela ?

Enfin, Wonderland
Si le film précédent nous avait déçus par le peu de scènes à Wonderland, celui-ci se déroule majoritairement là-bas, ce qui est une bonne nouvelle. Le film explore à fond les décors excentriques (dont le fameux labyrinthe) et la logique inexistante qu’on aime bien de ce monde, et même avec l’absence de la Reine de Coeur en tant qu’antagoniste, l’histoire se déroule bien avec Maddox Hatter et le chat Cheshire (Awkwafina) en tant qu’antagonistes et maîtres de Wonderland. (Cela dit, l’ajout du chat en tant que narrateur n’était pas nécessaire, et alourdissait l’histoire par moment).

Retour vers le futur de l’effet papillon
Un autre aspect où le film réussit est de poursuivre les conséquences du film précédent. En effet, le quatrième film n’avait pas de conclusion satisfaisante et ressemblait plus à un prologue d’une histoire plus intéressante qu’on essaierait de nous vendre. Le nouveau, au moins, répond aux conséquences du voyage dans le temps, et permet aussi de faire un soft-reboot à la X-Men: Days of Future Past pour expliquer le changement des personnages (à l’exception de la Fairy Godmother [Melanie Paxson] qui est le seul personnage récurrent des cinq films). Et pour un film Descendants, Wicked Wonderland explore plutôt bien les conséquences et dilemmes qui peuvent survenir dans un voyage dans le temps.

Des personnages secondaires à travailler
Autant le film précédent se concentrait davantage sur les deux nouveaux protagonistes et leurs mères respectives, celui-ci introduit près d’une dizaine de nouveaux personnages… avec un succès mitigé…
Déjà, trois nouveaux héros (Robbie Hood, Luis Madrigal, et Pink la sœur de Red) et cinq nouveaux vilains (Hazel Hook, Felix Facilier, Squirmy et Squeaky Smee, et Max Hatter) accompagnent le duo dynamique durant tout le film. Et avec autant de personnages à couvrir, le film ne peut pas accorder l’attention adéquate à chacun, et certains sont alors peu développés. Le groupe pourrait être coupé de moitié que le scénario du film ne changerait pas trop.

Au sein du groupe, plusieurs dynamiques se jouent à travers l’intrigue, et s’entremêlent romance, camaraderie, sororité, rivalité, alliance, trahison, conflits, et plus encore. Et la plupart de celles-ci… semblent forcées et peu crédibles. Je sais que ce n’est pas la force de la série, mais le film brise l’immersion quand deux personnes rentrent en conflit pour des raisons ridicules.

En plus du groupe de jeunes, l’histoire partage aussi son attention avec les parents (Reine de Coeur, Cendrillon et Prince Charming) et les antagonistes. Et autant Maddox remplit bien sa tâche, le rôle du chat Cheshire est plus confus. Et on se demande si sa présence ne sert pas juste à nous vendre le prochain film. Pas parce qu’il n’a pas de rôle dans le narratif (le chat est au cœur de plusieurs événements clés de l’intrigue), mais qu’on ignore ce qu’il a à gagner dans ses actions. (En fait, même pour la plupart des jeunes, surtout les vilains, on se demande qu’est-ce qu’ils ont à gagner à vouloir aider Red.)

Enfin, je ne comprends pas pourquoi la franchise insiste tellement à recycler les mêmes univers au lieu d’en explorer des nouveaux. Certes, l’ajout des mondes de Robin Hood et Encanto est la bienvenue, mais était-ce nécessaire d’avoir que des versions alternatives d’enfants de vilains de films précédents ? On aurait pu avoir Gothel, Frollo, Hans, Scar (c’est sous-entendu dans le 3e film que Scar fait partie de ce monde), Yzma… mais ils ont fait des variantes de ceux de Dr Facilier et Mr Smee à la place ?

Le charme de Descendants
Mais bon. Avant tout, on revient à la franchise pour trois choses en particulier : la musique, les costumes, et le fanservice. J’ai déjà parlé de mon problème pour le dernier, mais pour les deux autres, le film accomplit bien sa tâche.

Pour les chansons, Perfect Princess est de loin la chanson la plus mémorable du film (c’est aussi la première). Une autre chanson amusante à noter est celle sur Luis et Hazel, dont les paroles se résument à « je suis meilleur que toi ». J’ai aussi bien aimé que le film mette en valeur ses différents talents vocaux (particulièrement Brandy) à travers ses multiples performances, et que le film finisse sur une chorégraphie épique à son habitude. Cela dit, certaines chansons semblent forcées dans le film, notamment une qui sert à renforcer un conflit dans le film qui semble factice.

Les costumes sont notamment bien réussis pour la plupart. Ceux de Robbie et Luis laissent à désirer (je suis un peu déçu que Luis ne reprenne pas la palette de Luisa, mais semble en emprunter à la famille Madrigal au complet), mais les protagonistes, Pink et les méchants reprennent leur charme kitch habituel qu’on aime tant avec la franchise.

Cela dit, le film conserve ses thématiques simplistes et répétitives (d’autant plus qu’en tant que soft-reboot, le film reprend des arcs narratifs des trois premiers films), ainsi que ses défauts scénaristiques habituels à la franchise. Mais rendu là, si vous avez continué la franchise jusque-là, ces problèmes vous important peu.

Conclusion
Descendants: Wicked Wonderland reprend là où le film précédent l’avait laissé, laissant tomber ses défauts et nous donnant l’histoire de Wonderland qu’on attendait, avec le charme habituel. Le film conserve son ton distinctif qui plaira aux fans de la franchise. Si vous étiez déçus par le quatrième film, vous pouvez donner une chance à celui-ci.

Merci à Disney pour la projection en avant-première!

7/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Exploration du monde de Wonderland
  • Conserve le charme kitch de la franchise
  • Quelques numéros musicaux remarquables
  • Exploration des effets des événements du film précédent

Points faibles :

  • Beaucoup de personnages sous-exploités
  • Motivations confuses des personnages
  • Arcs narratifs forcés
  • Scénario simpliste et répétitif des autres films
  • Style kitch qui ne plaira pas à tous
  • Aucun personnage de Tangled n’a encore de rôle significatif dans la franchise (oui, c’est un défaut)
<a href="https://gpourgeek.ca/author/bradlee11/" target="_self">Brad Lee</a>

Brad Lee

Artiste, graphiste, écrivain, cosplayeur, chroniqueur. Élevé par des aliens, ninjas, sorciers, revenants, superhéros, pirates, et princesses.

En savoir plus sur G Pour Geek

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture