CRITIQUE DE JEU RÉTRO – ASSASSIN’S CREED BROTHERHOOD : L’ASCENSION D’EZIO ET LA CHUTE DE ROME (XBOX 360)

par | Juil 5, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Assassin’s Creed : Brotherhood

Développeur : Ubisoft Montréal

Éditeur : Ubisoft

Genre : Action / Aventure (Monde ouvert)

Plateformes : PlayStation 3, Xbox 360, PC (Windows), macOS, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch

Testé sur : Xbox Séries

Prix : Variable selon l’édition et la plateforme

Date de sortie : 16 novembre 2010 (consoles originales), 18 mars 2011 (PC)

Nombre de joueurs : 1 joueur

En français : oui

Classement ESRB : M (Mature 17+)

Assassin’s Creed Brotherhood est développé par Ubisoft Montréal et sorti en 2010 comme une suite directe d’Assassin’s Creed II. Contrairement aux épisodes qui changent d’époque, celui-ci poursuit immédiatement l’histoire d’Ezio Auditore dans la Renaissance italienne, avec une ambition claire : transformer le personnage en véritable mentor de la Confrérie des Assassins. Celui-ci élargit aussi l’échelle du conflit historique entre Assassins et Templiers en centrant son intrigue sur Rome, cœur politique des États pontificaux sous l’influence des Borgia.

une rome sous domination borgia et une guerre de reconquête
Après la fin des événements de Florence et Venise, Ezio se retrouve face à une situation critique : Cesare Borgia lance une attaque massive contre Monteriggioni, détruisant la villa des Auditore et forçant le protagoniste à repartir de zéro. Cet événement marque une rupture narrative importante, car Ezio perd ses acquis et doit reconstruire son influence à partir d’une Rome hostile.

Rome est alors présentée comme une ville entièrement contrôlée par la famille Borgia, divisée en plusieurs districts militaires. Chaque zone est dominée par une tour Borgia, symbole du contrôle ennemi. Le joueur doit assassiner les capitaines et incendier ces tours pour libérer progressivement la ville. Cette mécanique structure toute la progression et donne au jeu une dimension de reconquête stratégique.

Cette approche renforce également l’aspect politique du récit : Ezio ne se contente plus de traquer des cibles, il participe à l’effondrement d’un système de domination. La ville devient un champ de bataille vivant où chaque action du joueur influence directement l’équilibre du pouvoir.

une reconstruction de rome plus vaste et systémique
Rome constitue l’un des plus grands environnements de la franchise à sa sortie. Ubisoft y reproduit une ville dense, verticale et variée, allant des quartiers populaires aux ruines antiques, en passant par des monuments emblématiques comme le Colisée ou le Forum romain. L’objectif est de proposer un espace plus crédible et plus organique que les villes des précédents épisodes.

Le système de reconstruction est au cœur du gameplay. En libérant des quartiers, Ezio peut investir dans des boutiques, banques, écuries et autres infrastructures. Ces améliorations génèrent des revenus réguliers et débloquent de nouveaux avantages, créant une boucle économique intégrée à l’exploration. Ce système, déjà amorcé dans Assassin’s Creed II avec Monteriggioni, est ici largement étendu à l’échelle d’une métropole entière.

Le jeu introduit aussi une dimension de contrôle territorial plus poussée : réduire l’influence des Borgia rend les zones plus sûres, limite la présence des gardes et facilite les missions. Rome devient ainsi un espace dynamique qui évolue en fonction des actions du joueur, renforçant l’impression de progression tangible et de transformation du monde.

un gameplay expandu entre tradition et nouveaux outils
Sur le plan du gameplay, Brotherhood conserve la structure fondamentale de la série : parkour, infiltration et assassinats ciblés. Cependant, Ubisoft introduit plusieurs innovations majeures pour renouveler la formule. La plus importante est la création de la Confrérie des Assassins. Ezio peut recruter des citoyens romains, les entraîner et les appeler directement en mission pour éliminer des ennemis ou détourner l’attention.

Ces recrues évoluent via des missions envoyées à travers l’Europe, gagnant de l’expérience et débloquant de nouvelles compétences. Avec le temps, elles deviennent des unités extrêmement efficaces capables de neutraliser des situations entières sans intervention directe du joueur. Ce système renforce le rôle de leader d’Ezio, mais réduit aussi la difficulté globale de certaines missions.

Le jeu introduit également des armes et outils supplémentaires, notamment les inventions de Leonardo da Vinci. Certaines missions impliquent des prototypes militaires comme des chars blindés ou des armes expérimentales utilisées par les Borgia. Ces séquences apportent de la variété, même si elles restent secondaires dans la structure globale du jeu. Le système de combat, lui, gagne en fluidité avec de nouveaux combos et des exécutions plus dynamiques, tout en restant fidèle à la formule originale.

une expérience plus accessible mais toujours fidèle à la formule
il conserve la structure ouverte et les activités annexes caractéristiques de la série. Les joueurs peuvent accomplir des assassinats secondaires, récupérer des objets, participer à des missions de guildes ou explorer librement la ville. Cette liberté est renforcée par des systèmes de notoriété et de déguisement social : Ezio doit éviter d’attirer trop l’attention en détruisant des affiches ou en éliminant des témoins.

Les missions principales intègrent également un système de synchronisation complète, qui ajoute des objectifs optionnels comme terminer une mission sans être repéré ou dans un temps limité. Ce système augmente la rejouabilité mais peut parfois être perçu comme contraignant pour les joueurs moins perfectionnistes.

Le multijoueur constitue une innovation majeure pour la série à l’époque. Les joueurs incarnent des agents d’Abstergo entraînés à traquer des cibles dans des environnements urbains peuplés de PNJ. Les modes comme Wanted, Alliance ou Manhunt reposent sur la discrétion, la patience et la capacité à analyser le comportement des autres joueurs. Contrairement aux jeux d’action classiques, la victoire dépend ici de l’observation et de la stratégie plutôt que de la confrontation directe.

conclusion
Assassin’s Creed Brotherhood est une suite ambitieuse qui étend considérablement la formule établie par Assassin’s Creed II sans la réinventer totalement. Le jeu transforme Ezio en véritable chef de Confrérie et fait de Rome un terrain de jeu vaste, cohérent et évolutif. Ses nouvelles mécaniques, notamment la gestion des assassins et le multijoueur asymétrique, enrichissent l’expérience globale.

Cependant, cette continuité forte limite la prise de risque et peut donner une impression de familiarité excessive pour les joueurs ayant déjà exploré le précédent opus. Malgré cela, Brotherhood reste un épisode clé de la saga, solide, structuré et marquant dans l’évolution de la franchise Assassin’s Creed.

8.2/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Rome vaste, dense et très détaillée, avec une forte identité visuelle et historique
  • Système de reconquête des quartiers clair et motivant, donnant une vraie progression tangible
  • Confrérie des Assassins : mécanique originale qui renforce le sentiment de leadership d’Ezio
  • Gestion économique de la ville (boutiques, banques, écuries) intégrée à l’exploration
  • Combat plus fluide et dynamique avec de nouvelles animations et enchaînements
  • Multijoueur innovant basé sur la furtivité, l’observation et la stratégie
  • Bonne continuité narrative directe avec Assassin’s Creed II et évolution d’Ezio

Points faibles :

  • Forte proximité avec Assassin’s Creed II, peu de rupture structurelle
  • Difficulté globalement réduite par la puissance de la confrérie
  • Certaines mécaniques répétitives (libération de tours, activités secondaires)
  • Système de synchronisation parfois contraignant pour les joueurs casual
  • Certaines missions ou séquences moins inspirées ou trop classiques
  • Risque de rendre le gameplay trop assisté à cause des alliés automatisés
<a href="https://gpourgeek.ca/author/djseifer/" target="_self">Pascal Emond</a>

Pascal Emond

On va faire ça bref, ....... j'aime les jeux vidéo, voilà c'est fait.

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