
Informations principales
Titre du jeu : Veterum
Développeur : Crasleen Games
Éditeur : Crasleen Games
Genre : Jeu de Rôle, Tactique au tour par tour
Plateformes : PC
Testé sur : PC
Prix : 25.99$
Date de sortie : 27 novembre 2025 en accès anticipé
Nombre de joueurs : Solo
En français : Oui
Un charme rétro qui ne cherche pas à impressionner
Ce jeu de rôle nous place dans les grosses bottes d’un commandant et d’une petite équipe de mercenaires. Notre régiment doit exécuter plusieurs missions pour sauver le royaume d’un chaos certain, mais il faut faire attention à ne pas manquer d’or pour payer nos soldats.
Avec un visuel rétro, sans aucun éclat, on se croirait revenu à l’époque des premiers Diablo et Baldur’s Gate. Même la carte du monde sur laquelle on pourra voir diverses villes et points de natures intéressants aurait pu se faire avec n’importe quel petit logiciel trouvé sur internet. Cela ne dérange pas les amateurs de ce genre de jeu, et cela me convient parfaitement.
Bien que le design soit simple, j’ai rencontré quelques difficultés au début de la partie en ce qui concerne l’interface. Tout d’abord, j’ai eu du mal à trouver le bouton pour sélectionner la langue, car il n’était pas dans les options, mais plutôt situé dans le coin inférieur droit du menu principal, isolé des autres options regroupées à gauche. Donc, si t’as commencé ta partie dans la mauvaise langue, tu dois sortir de ta partie, revenir au menu principal et changer la langue pour recharger ta campagne. De plus, la traduction est faite par intelligence artificielle pour le français. Ça manque de qualité.
Aussi, dès qu’on entame notre aventure, on a une quête que l’on doit accomplir qui est active. J’arrive à l’endroit demandé, mais je ne trouve pas le lien où je dois cliquer pour accomplir la quête. Perdu au milieu de la nature, j’ai gaspillé notre fortune, car mes mercenaires sont rémunérés à la journée, ce qui signifie que chaque jour passé à errer coûte cher. Finalement, j’ai réussi à atteindre mon objectif, mettant ainsi un terme à cette quête épique. Mais bon, ce n’était que des erreurs de débutant qui auraient pu être évitées, je crois, si le design d’interface avait été mieux optimisé.
Une difficulté parfois difficile à évaluer
Autre point qui m’a achalé, c’est l’inconstance de la mesure de la difficulté des missions. On nous propose des quêtes allant de la plus simple, représentée par une tête de mort, à la plus complexe, qui en compte cinq. Cinq, tu devrais te préparer, sinon tu vas y goûter, mon pote ! J’me suis essayé en début de partie à affronter une horde de morts-vivants avec une liche qui s’amusait à redresser son armée presque aussitôt qu’elle tombait. Ce combat était, effectivement, listé à la difficulté la plus haute et je me suis fait éclater solide.
Heureusement, je crois que notre personnage principal ne peut crever. Il se retrouve avec plusieurs blessures qui prendront plusieurs jours à guérir. Quelques soldats ont survécu à la joute avec la liche, mais leur santé se retrouve au même niveau que leur commandant, ils ont eux aussi plein de malus à leurs habiletés de combat pendant plusieurs jours. Heureusement, presque toutes les villes ont des endroits pour engager des mercenaires, et chacune a sa propre spécialité. Ainsi, s’il nous reste de l’argent, on peut rapidement se refaire une petite armée.
En réalité, ce combat contre la liche était représentatif de sa difficulté, mais j’ai facilement accompli des quêtes marquées d’un crâne et de deux crânes sans encombre. Puis, je fais une mission à deux têtes de mort de difficutlé où des trolls m’ont complètement massacré. Je m’attendais à perdre un ou deux soldats, mais l’entièreté de ma troupe, non. Évidemment, quelques-uns ont survécu avec une panoplie de blessures, mais je comprends pas pourquoi, d’une difficulté de deux têtes de mort, un combat s’avère fastoche et l’autre, c’est l’hécatombe totale.

Des combats tactiques particulièrement réussis
Encore une fois, je chiale beaucoup, mais je me suis pourtant beaucoup amusé avec Veterum. Les combats avec cases hexagonales offrent diverses stratégies avec les multiples habiletés de nos personnages variés. La période du jour influe sur le combat. Si l’obscurité règne et que nos adversaires se tiennent hors de portée de la lumière d’une torche, ils seront plus difficiles à atteindre lors de nos assauts. Certains éléments de décor peuvent exploser, apportant un dynamisme certain aux joutes guerrières contre nos ennemis. Je n’ai pas grand-chose à ajouter sur les mécanismes de combat, ils sont parfaitement bien pensés et c’est un aspect que j’ai beaucoup apprécié.

Un vaste terrain de jeu pour les rôlistes
Comme je disais plus haut, une quête principale est active dès le départ, mais les quêtes secondaires que l’on peut sélectionner sont légion. Certaines apparaissent et disparaissent si on ne les accepte pas et seront remplacées par d’autres. L’exploration du royaume révèle plusieurs cités, ce qui permet de rencontrer différentes espèces offrant une variété de mercenaires avec des classes distinctes. On peut même s’amuser à jouer au marchand où l’offre et la demande fluctuent d’une ville à l’autre, donc acheter certains objets pas trop cher dans un endroit pour les revendre deux villes plus loin à un prix plus généreux.
Un aspect moral assez détaillé suit les troupes. Il varie parfois selon les créatures rencontrées, parfois ce sera l’endroit ou même certains compagnons de voyage. Heureusement, il existe plusieurs moyens de redonner le sourire à notre unité, à condition d’avoir un peu d’argent à dépenser.
Les compétences et habiletés variées de nos personnages se déverrouillent en échange de points d’expériences, un peu comme dans Final Fantasy Tactics. Par contre, j’ai pas senti que ça progressait assez vite à mon goût. Les mercenaires ne parlent pas et ne possèdent pas d’identité propre, mais certains traits, tels que l’optimisme et le pessimisme, qui évoquent ceux de la série Crusader Kings, mais en moins nombreux, entraînent des modifications dans les statistiques de combat ou dans le moral.

Un didacticiel trop bavard
Le didacticiel est lourd et pas trop optimisé. Il explique des aspects, comme: »[…] voici ta barre d’énergie. » Mais avec trop de détails, j’en aurais plutôt placé certains en option. On me disait presque ce qu’était un jeu vidéo.
Veterum dessert tout un choix de personnalisation de notre armée qui nous laisse se déplacer où on veut et décider des quêtes que l’on a envie de suivre. Il faut cependant apprécier le style visuel isométrique, qui date de plus de 25 ans, et s’adapter à une interface mal optimisée. Je souhaite qu’il engage quelqu’un pour la traduction française. Sinon, c’est un jeu parfait pour les rôlistes qui aiment le rétro et qui peuvent se perdre pendant des heures dans des habiletés variées des personnages et la gestion de sa petite armée.
Merci à Crasleen Games pour la copie du jeu.
Analyse
Points forts :
- Combats tactiques hexagonaux riches et bien conçus.
- Grande liberté d’exploration, de recrutement et de gestion de l’armée.
- Nombreuses possibilités de personnalisation des mercenaires et de progression.
Points faibles :
- Interface peu intuitive qui nuit à la prise en main.
- Traduction française de qualité insuffisante.
- Niveau de difficulté parfois incohérent ou mal représenté par les indicateurs.
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