
Informations principales
Titre du film : Histoire de jouets 5
Réalisateur : Andrew Stanton
Scénariste / Auteur original : Andrew Stanton, Kenna Harris
Studio / Production : Pixar Animation Studios, Walt Disney Studios Motion Pictures
Genre : comédie, drame, aventure
Durée : 102 minutes
Date de sortie : 19 juin 2026
Toy Story 4, même s’il ne fait pas l’unanimité, a réussi à nous surprendre malgré les nombreuses craintes sur le film. Après la conclusion du troisième film, certains se demandaient si la franchise avait encore quelque chose à raconter. Mais le quatrième s’est avéré être une bonne conclusion à l’arc de Woody. Et maintenant avec le cinquième… les craintes reviennent.
Andrew Stanton, le scénariste des films précédents, prend cette fois le rôle du réalisateur de Toy Story 3. Tom Hanks, Tim Allen et Joan Cusack reprennent leurs rôles respectifs, parmi d’autres. Ils sont accompagnés par Conan O’Brien, Scarlett Spears, Greta Lee, Shelby Rabara, Mykal-Michelle Harris, et Craig Robinson.
L’ère des écrans
Sous la direction de Jessie (Joan Cusack) et de son assistant Buzz Lightyear (Tim Allen), les jouets continuent de prendre soin de Bonnie (Scarlett Spears). Tout va bien pour les jouets jusqu’au jour où Bonnie reçoit une tablette électronique nommée Lily (Greta Lee), qui la rend branchée à l’écran 24 heures sur 24. Souhaitant ne pas être oubliés et vouloir prendre soin de Bonnie, les jouets vont se confronter à Lily, et solliciteront l’aide de leur vieil ami Woody (Tom Hanks)…
(Je tiens à mentionner que, par mes habitudes, je me retiens de divulgâcher au-delà de ce qui est présent dans les bandes-annonces. Cela dit, le conflit principal du film, qui concerne Bonnie et Jessie, n’a pas été dévoilé dans ceux-ci.)

De nouveaux protagonistes
Si Toy Story 3 concluait l’arc d’Andy, et Toy Story 4 celui de Woody, le quatrième se concentre sur les développements de Bonnie et Jessie. D’un côté, on explore le passé de Jessie, et de ses traumatismes qui l’ont hantée jusqu’à aujourd’hui. De l’autre, Bonnie tente de trouver sa place et son identité, dans un monde gouverné par la technologie.
Pour une suite à la franchise, se concentrer sur d’autres personnages et étendre l’univers est la bonne approche pour continuer l’histoire sans pour autant tourner en rond. Et le film s’en est bien sorti.
Buzz, dans un rôle de soutien, a aussi un arc intéressant qui est exploité dans le film. Les autres jouets des films précédents ont par contre des rôles secondaires, au profit de nouveaux personnages guidés par la technologie. L’armée de Buzz aperçue dans la bande-annonce est certes mignonne, mais n’apporte pas grand-chose à l’histoire au-delà du fanservice.
Quant à Woody… honnêtement, ils auraient pu écrire l’histoire sans lui et donner son rôle à Buzz. Il semble plus être là pour le quota de la franchise qu’autre chose. Tout comme les personnages du quatrième film, qui ne sont présents qu’en caméo.

Vers une animation sublime, et plus loin encore
Pixar est connu pour son style d’animation des décors réalistes et détaillés, mais les limites sont encore, si possible, plus repoussées ici. Au point que lorsqu’un jouet n’était pas présent sur scène, j’oubliais que je voyais un film d’animation et pensais voir un film en prise de vue réelle.
J’ai aussi apprécié l’animation stylisée lorsque Bonnie joue avec ses jouets. En plus de distinguer ces scènes des autres, elles apportent une touche d’originalité et de créativité supplémentaire au film.
Outre l’animation, les prouesses habituelles de Pixar (la bande sonore, l’humour, les moments dramatiques, etc.) sont présentes à leur habitude. Pas de manière aussi marquante que leurs meilleurs films, mais les talents techniques de l’entreprise sont bien mis en valeur.

Des thématiques explorées en surface
Même si le film aborde plusieurs thématiques comme l’amitié, l’identité, le besoin d’acceptation, les avancées de la technologie, la dépendance à la technologie, l’imagination et la créativité, et plus encore, l’histoire ne les explore pas tant que ça. En fait, le film introduit une problématique avec les écrans qui remplacent les jouets, mais ne résout pas le conflit à la fin de l’histoire. Et même si les arcs de Bonnie et Jessie sont complets à la fin du film, on reste sur notre faim par rapport à ce que le film essaie de dire.

Conclusion
Toy Story 5 est une bonne continuation des films précédents qui évite de recycler les histoires précédentes. Il suit de nouveaux personnages à travers des décors sublimes, mais ne va pas aussi loin qu’il aurait pu aller. Si vous cherchez un nouveau film d’animation familial (et que vous ayez déjà vu Goat et Hoppers), ce film est pour vous. Mais si vous êtes déjà fans de la franchise, vous avez probablement déjà vos billets…
Merci à Disney pour la projection en avant-première!
Analyse
Points forts :
- Animation sublime
- Prouesses techniques Pixar présentes comme d’habitude
- Bel arc pour Jessie et Bonnie
- Histoire prend une direction originale et inattendue
Points faibles :
- Les personnages secondaires sont réduits aux rôles de caméos
- Certaines thématiques auraient pu être mieux exploitées