CRITIQUE DE SÉRIE TÉLÉ – OFF-CAMPUS

par | Juin 20, 2026

Informations principales

Titre de la série : Off-Campus

Studio / Production : Amazon MGM Studios, Temple Hill Entertainment, Billings Productions

Genre : Romance, drame (young adult / hockey romance)

Nombre de saisons : 1

Nombre d’épisodes : 8

Durée moyenne par épisode : 52 minutes

Plateforme / Streaming : Amazon Prime Video

Date de sortie : 13 mai 2026

On sait bien qu’en ce moment, les romans du genre sport romance sont partout. Mon Bookstagram en est envahi et, honnêtement… j’ai vu passer la collection Off-Campus à de nombreuses reprises, accompagnée de critiques très positives. Cette saga d’Elle Kennedy, vendue à plusieurs millions d’exemplaires à travers le monde, s’est rapidement imposée comme une référence du genre. Pourtant, je n’ai jamais pris le temps de la lire. Entre les travaux, les examens et une pile de lectures déjà bien remplie, mes priorités étaient ailleurs. Il faut aussi dire que, de base, la sport romance n’est pas mon genre de prédilection : je suis davantage attirée par la dark romance. Cependant, lorsque j’ai appris que cette série de livres culte allait être adaptée en série télévisée sur Prime Video, ma curiosité a été piquée. Même si je ne l’ai pas regardée dès sa sortie puisque j’étais en pleine période d’examens, j’ai finalement trouvé le temps de m’y plonger. Alors aujourd’hui, je vous propose une petite critique destinée à mes retardataires studieux ou simplement à ceux qui se demandent si Off-Campus mérite réellement tout l’engouement qu’elle suscite sur les différentes plateformes médiatiques.

Romance à l’horizon sur le campus
Imagine être l’étudiante la plus brillante de ton université, comme la belle Hannah Wells, et devoir aider un joueur de hockey, Garrett Graham, à réussir son cours de philo. Il est séduisant, populaire et sportif de haut niveau, avec des chances d’intégrer l’une des équipes de hockey les plus prestigieuses. Mais elle n’a nullement envie de l’aider. Pour elle, les sportifs de haut niveau sont trop favorisés, surtout qu’elle est une étudiante en musique et que sa bourse risque d’être retirée à cause des coupes budgétaires, ce qui n’arriverait jamais à un boursier sportif. Cependant, le destin va faire qu’un accord à l’amiable va se créer entre les deux protagonistes. En effet, la belle Hannah a des vues sur le charmant Justin Kohl, un musicien qui fait partie d’un groupe populaire de la région et qui étudie lui aussi sur le campus, mais qui ne la remarque pas vraiment. Garrett va donc lui proposer de devenir sa professeure particulière et, en échange, il lui offre de se faire passer pour son petit ami afin d’attirer l’attention de ce fameux crush et de gagner un peu d’argent pour payer sa session. Parce que oui, « on sait toutes que les bad boys finissent par craquer sur une fille seulement quand elle est avec un mec plus populaire ». Bref, tout cela pour dire qu’en échange de ce service, elle va devoir aider Garrett à réussir son cours de philo. Avec qui notre « diva » va-t-elle finir ? Le bel et talentueux musicien ténébreux au look un peu bad boy, ou le joueur de hockey incapable de tomber amoureux et préférant les soirées éphémères à une vraie relation, ou peut-être un autre charmeur hors de la liste de choix ? Qui sait ?

Préjugé certifié ou surprise
Bon, bien que la critique vante les mérites de la série comme étant une véritable pépite littéraire et qu’il était très plaisant de suivre l’histoire amoureuse d’un couple différent à chaque tome, j’étais un peu sur mes gardes. Parce que oui, on parle quand même d’une histoire destinée aux jeunes adultes (plus de 16 ans jusqu’à la trentaine), avec des scènes qui peuvent devenir assez « hot » dans la série. Je craignais que ça tombe dans le cliché pur, le classique déjà vu, la romance un peu trop formatée par Hollywood ou trop « à la Shakespeare ». Mais très honnêtement… grosse surprise. Le fait que ce soit une histoire écrite par une femme apporte une sensibilité et un charme qui rendent l’intrigue beaucoup plus addictive que prévu. J’ai littéralement dévoré la saison complète en une seule journée, impossible de décrocher (mon Mac en surchauffe).

Hannah et Garrett
Les personnages principaux, Hannah et Garrett, sont bien plus profonds qu’ils n’en ont l’air. Hannah, c’est ce mélange parfait entre fragilité et force, complexité et douceur, indépendance et romantisme. Sans spoiler, elle a vécu des choses difficiles à surmonter, laissant des traces indélébiles tant sur le plan physique que psychologique. J’ai adoré la façon dont les obstacles de vie sont abordés et comment ils sont doucement décortiqués pour permettre la liberté et l’épanouissement amoureux que notre diva mérite… mais aussi celui de son prétendant. Et Garrett… au début un peu nonchalant, prétentieux, playboy du dimanche, parfois jaloux, gentleman sur les bords, mais aussi franchement agaçant par moments… puis, petit à petit, il devient un vrai « chic type » auquel on s’attache beaucoup plus qu’on ne l’aurait cru. On a vraiment envie de le voir en couple avec Hannah plutôt qu’avec le mec qui fait de la musique.

Et on en pense quoi de PNG ?
Et puis il y a les personnages secondaires, clairement sous-cotés mais incroyables, surtout John Logan et Dean Di Laurentis. Ce n’est pas juste parce qu’ils sont « charismatiques », mais parce que leurs intrigues parallèles sont captivantes : la relation un peu toxique mais intense de Dean (pour vrai, clairement le meilleur couple de la série, qui sera davantage développé dans la saison deux) et la douceur maladroite et touchante de John (plus mon type de mec) apportent une vraie richesse à l’histoire. Ce que j’ai vraiment aimé, c’est justement ça : ne pas suivre une seule histoire d’amour, mais plusieurs, sur un même campus. Ça donne une vision plus réaliste et variée des relations, et ça rend le tout beaucoup plus addictif. Oui, on suit un couple principal, mais les autres personnages sont aussi mis en avant et ne sont pas juste des figurants pour donner de la vie au couple principal. Ils vivent leur propre intrigue, ajoutent du « peps » à la série et empêchent que ça devienne ennuyant.

OOOOOOHHHHH, Canada …
Bon, on peut aussi parler du fait que la série a été tournée au Canada et qu’on a accès à des paysages de qualité, principalement à Vancouver. Oui, oui, on va assumer un petit moment de fierté nationale, surtout avec notre beau Stephen Kalyn, qui incarne Dean Di Laurentis et qui est lui-même Canadien. Même si l’histoire se déroule dans le nord-est des États-Unis, nous laissant imaginer une ambiance universitaire plus proche de Boston ou du Massachusetts, Off Campus a été filmée entièrement à Vancouver. Plusieurs lieux emblématiques de l’Université de la Colombie-Britannique servent d’ailleurs de décor à la fictive Briar University. L’Irving K. Barber Learning Centre apparaît, par exemple, dans les scènes de tutorat entre Garrett et Hannah, tandis que le Doug Mitchell Thunderbird Sports Centre devient l’aréna et les vestiaires de l’équipe de hockey.

Visuellement, la série réussit à recréer à la perfection le style très codé des universités américaines. Grands bâtiments en briques, bibliothèques impressionnantes, patinoires modernes… merci à l’architecture un peu « américanisée » de Vancouver. Bref, tout est réuni pour nous plonger dans une ambiance de campus nord-américain très immersive. Les lieux sont non seulement esthétiques, mais aussi très frappants, ce qui rend l’univers encore plus crédible et captivant.

Hockey…
La touche hockey apporte clairement une bouffée d’air frais. On est habitués aux romances centrées sur le football américain, avec le beau quarterback populaire, ou encore aux films de basketball, où le mec est sensible, sportif, un peu perdu dans ses passions et rêve secrètement de faire de la musique (aucune balle perdue pour High School Musical). Ici, non. On est au Québec, et le sport national, c’est le hockey. C’est ça que j’ai aimé : on met de l’avant un sport beaucoup plus rare dans les films d’amour. Le hockey apporte une vraie nouveauté, mais de façon subtile. Il ne prend pas toute la place et laisse surtout de l’espace à l’histoire et à la vie étudiante de nos deux tourtereaux. L’utilisation de la patinoire donne un côté froid qui cadre parfaitement avec le père de Garrett… et avec Garrett lui-même. Vous découvrirez assez vite pourquoi en regardant la série. Le sport colle vraiment à la « vibe » générale. On se retrouve avec un récit plus équilibré, centré sur les émotions et l’évolution des personnages, sans tomber dans les clichés sportifs habituels. Pis avec ça, de petites prises de vue de qualité pour mes petits coquins et coquines.

Résultat, on obtient une série facile à regarder, sans prise de tête, mais totalement captivante, portée par une identité visuelle forte et un sport qui nous est juste un « peu » familier. Bref, c’est le genre de série où tu te dis : « juste un épisode »… et tu te retrouves trois heures plus tard à remettre en question ton sommeil et tes choix de vie. J’ai déjà hâte à la saison deux.

8.2/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Personnages très attachants 
  • Histoire addictive 
  • Univers de campus immersif 

Points faibles :

  • Un peu cliché dans le genre 
  • C’est « spicy » et ce n’est pas tout le monde qui est ok avec ça 
  • Il y a parfois une dramaturgie un peu forcée

Pour visionner la série, c’est ici.

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