
Informations principales
Titre du manga : From FPS to RPG
Éditeur : Delcourt et Tonkam
Distributeur : Interforum
Mangaka : Junichi Saiki
Genre : Seinen
Nombre de pages : 178
Prix : 13,95$
Date de sortie : 15 janvier 2024
Un isekai qui a réussi à attirer mon attention
Salut les cocos! Votre Dieu Geek vous arrive avec une surprise. En réalité, avec une critique surprenante.
Si vous êtes des fidèles de notre merveilleux podcast Les Aventures d’un Otaku, vous êtes déjà au courant que votre Franky Boy n’est pas un grand fan du genre isekai. Mis à part Mushoku Tensei et No Longer Allowed in Another World, je n’ai jamais vraiment embarqué dans ce style que je trouve trop utilisé et souvent pas très original.
Mais comme votre Dieu cherche à varier ses couvertures, un titre a attiré mon regard : From FPS to RPG de Junichi Saiki.
La couverture crie « isekai » à plein poumons : un soldat en armure futuriste accompagné d’une jeune femme armée d’une épée et vêtue d’un costume tout droit sorti d’un univers fantasy. Donc, ma première déduction a été simple : un dude provenant d’un shooter à la Call of Duty va se retrouver dans un monde de MMORPG.
Ma première réaction?
« Ça a l’air complètement stupide! »
Toutefois, en lisant la description sur le site de Delcourt/Tonkam, j’ai remarqué que le titre est classé comme un seinen, donc un manga destiné à un public adulte.
Je me suis alors dit : pourquoi pas? Le pire qui peut arriver, c’est que je n’aime pas ça. Et généralement, ce sont les critiques que vous aimez le plus lire.
Donc, allons voir ce que From FPS to RPG a dans le ventre.
Quand un joueur de FPS tombe hors de la map
Tout commence avec un homme passionné de FPS. Un jour, en pleine partie, celui-ci dérape malencontreusement et tombe en dehors de la map.
Pensant mourir jusqu’aux derniers instants de la façon la plus stupide possible, Ren Saitô se réveille finalement dans un RPG d’heroic fantasy.
Pour survivre dans ce monde peuplé de monstres extrêmement agressifs, il pourra compter sur l’interface de son jeu ainsi que sur ses armes à feu favorites.
Un concept intéressant malgré les clichés
On a ici un premier tome correct. Disons-le franchement : ce n’est pas le manga qui va me faire aimer le genre isekai, mais il y a tout de même quelques éléments intéressants.
On retrouve encore le cliché du personnage qui croit être dans un rêve ou dans un jeu vidéo. Toutefois, comme il jouait à un jeu de réalité virtuelle, il pense au départ qu’il est simplement victime d’un bogue et que son avatar s’est retrouvé dans un autre jeu du serveur.
Par contre, recevoir un torrent d’insectes en plein visage lui fait rapidement comprendre qu’il est bel et bien dans une réalité… même s’il possède toujours l’interface de son jeu d’origine.
Notre jeune héros, Ren Saitô, se retrouve donc coincé dans un autre monde.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, si je me retrouvais soudainement dans un univers inconnu rempli de monstres, je pense qu’une petite panique commencerait à monter assez vite. Surtout si un gobelin décide de me souhaiter la bienvenue.
Une scène qui rappelle Goblin Slayer
En parlant de gobelins, on a droit à une scène qui rappelle fortement Goblin Slayer.
Notre héros vient au secours de la jeune Ashley, qui manque de subir un viol collectif de la part d’un groupe de gobelins. Heureusement, grâce à son arsenal d’armes à feu, Ren réussit à la sauver.
C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le manga est classé seinen. L’œuvre contient de la violence et aborde des thèmes très suggestifs.
Par contre, ne vous attendez pas à quelque chose d’aussi brutal que Goblin Slayer ou que l’Éclipse dans Berserk.
Je sais… je viens probablement de réveiller quelques PTSD chez certains lecteurs.
Après cette introduction plutôt intense, le manga baisse un peu en violence et se concentre davantage sur la découverte du monde.
Ren commence à effectuer des quêtes afin d’augmenter son expérience. Toutefois, son système de progression fonctionne différemment de celui des habitants de ce monde.
Au lieu d’augmenter simplement ses statistiques, il doit accumuler des points pour améliorer ses armes, ses munitions et son équipement.
Il découvre également des cristaux qui remplacent ses CP (Currency Points). Malheureusement, ceux-ci rapportent beaucoup moins que prévu, ce qui l’oblige à faire attention à ses ressources.
Un visuel qui fait le travail
Visuellement, nous avons droit à un très beau manga avec des designs vraiment travaillés.
Vous savez à quel point j’ai de la difficulté avec les pages qui laissent de grands espaces vides. Ici, ce n’est absolument pas le cas.
Je n’ai pratiquement trouvé aucune page où l’impression de vide était présente. Chaque case semble remplie avec soin et rien ne donne l’impression d’avoir été dessiné à la va-vite.
Junichi Saiki met très bien en valeur le scénario original de Gen Joraigen, auteur du roman dont est tirée cette adaptation.
On sent clairement que le mangaka apprécie l’œuvre originale et qu’il veut nous en mettre plein la vue.
Verdict
Finalement, ce premier tome n’est pas à jeter aux poubelles.
Je le rappelle encore une fois : je ne suis déjà pas un amateur du genre isekai. Malgré cela, je dois admettre que je n’ai pas détesté ma lecture.
Je suis même curieux de voir la direction que prendra l’histoire, surtout après avoir lu la postface de l’auteur original qui nous révèle que son héros peut être aussi adorable que particulièrement violent selon les circonstances.
Je suis donc intrigué par cette évolution et, qui sait, peut-être que ce manga réussira à me faire changer d’avis sur le genre.
Après tout, voir des armes à feu dans un monde rempli de magie, c’est quand même assez drôle.
Merci à Interforum pour la copie du livre.
Analyse
Points forts :
- Un très beau visuel
- Le clash FPS/RPG fonctionne bien
- Un rythme dynamique
Points faibles :
- Ren réagit un peu trop bien au fait d’être coincé dans un monde fantastique
- Les clichés de guildes et de progression sont encore très présents
- C’est un isekai
Pour se procurer le manga, c’est ici.