CRITIQUE DE JEU VIDÉO – THE SHORE

par | Juin 11, 2026

Informations principales

Titre du jeu : The Shore

Développeur : Ares Dragonis

Éditeur : Dragonis Game

Genre : Lovecraftien, Horreur, Exploration, Vue à la 1ère Personne

Plateformes : PC, PS5

Testé sur : PC

Prix : 13,49$

Date de sortie : 19 février 2021

Nombre de joueurs : Solo

En français : Interface et sous-titres

Classement ESRB : M

Une île où la folie s’installe
Ce jeu d’horreur sorti il y a un peu plus de cinq ans sur PC rejaillit sur nos tablettes de supermarché avec sa nouvelle version pour console. Alors, on se retrouve en vue à la première personne aux commandes d’Andrew, échoué sur une ile mystérieuse. Après avoir repris conscience suite au naufrage, notre pêcheur partira à la recherche de sa fille disparue. Alors qu’il mènera son enquête, son esprit sera soumis à de rudes épreuves. Il nous étonnera par les liens familiers qu’il établira avec son prétendu nouvel environnement.

Rapidement, en entamant notre périple, on rencontre une certaine inconstance des objets à percevoir dans le décor qui pourraient être utiles à notre quête. Si les premiers sont clairement identifiés, les suivants demeurent difficiles à repérer ou à trouver. Si certains sont cachés dans des endroits inusités, ils sont souvent isolés, donc, une fois débusqués, on les ramasse presque immédiatement sans se poser de questions. On constate une certaine évidence : les artefacts sont des éléments clés pour l’issue du récit. Par contre, si on se retrouve dans un environnement rempli de contenus à la vie quotidienne d’un humain, il faut balayer à l’aide d’un curseur inexistant, donc y aller un peu grosso modo, en espérant qu’on va passer sur un article qui va se surligner pour marquer son importance. Malheureusement, j’ai manqué une clé aux formes étranges qui m’aurait permis de progresser dans le jeu. Par conséquent, je me suis retrouvé coincé et j’ai fait le tour des plages de l’île. Bref, c’est jamais clair où l’on doit aller, ça pourrait être optimisé par moment.

Une exploration parfois frustrante
Quelques casse-têtes pour ouvrir des portes nous amèneront à ralentir notre exploration. Le degré de difficulté de ceux-ci n’est pas énorme. Personnellement, je les trouvais efficaces, pas géniaux, mais j’ai lu que certains les décrivaient comme ayant été conçus par un être dément qui ne mériterait pas de vivre. Je trouve que c’est exagéré. Ils fonctionnent sans être très originaux.

L’interface des menus m’a énervé un brin. Ce sont des sélections plus obscures qui faisaient qu’on choisissait telle option d’une autre. J’ai donc cru que j’avais demandé des sous-titres lorsque les personnages parlaient. Finalement, je n’en avais pas demandé. J’ai fini par les activer plus tard, car une entité maléfique m’accompagnait dans ma quête pour retrouver ma fille. Cependant, sa voix était tellement modifiée que je ne comprenais pas tout ce qu’elle disait. J’ai aussi eu une erreur quand j’ai voulu inverser la caméra lorsqu’on regarde de haut en bas et de bas en haut. Je pensais encore une fois avoir bien sélectionné l’option, mais non, en raison du manque de clarté de nos choix, j’ai pas pris le bon. Ce n’est pas très grave, mais je me demande même si je ne suis pas le problème. Parfois, choisir entre « oui » ou « non » dans l’interface d’un menu dans certains jeux peut être confus, car je ne suis pas sûr de la sélection que j’ai effectuée.

Petit problème : je suis resté coincé dans un trou d’anguille. Alors que j’explorais, j’ai sauté dans la crevasse où se terrait ce poisson et je n’ai jamais pu en sortir, me forçant à recharger ma partie. C’est drôle parce que je sautais sur cet habitant de la mer et il ne fuyait pas… comme les goélands que l’on croise. Ils ne s’envolent jamais et on peut les  »tea-bag » sans problème (je sais, c’est gratuit).

Quand Lovecraft reprend possession des lieux
Je chiale depuis le début, mais je n’ai fait que commencer par soulever le négatif pour maintenant enchainer avec le positif. C’est l’atmosphère. Le respect pour l’hommage rendu à l’écrivain raciste Lovecraft. Grâce à cela, les développeurs d’Ares Dragonis ont réussi à créer une transition en douceur d’un univers apparemment normal et banal vers la folie, le cauchemar et le surnaturel. Lentement, des récits écrits ont permis d’observer que certains rescapés précédents ont remarqué l’aggravation des étrangetés sur cette île maudite, atteignant même le point de déraison. Pendant nos explorations, on a également découvert des sculptures ou des endroits mystérieux qui dégageaient une énergie malveillante.

Plus tard, nous emprunterons le terrier du lapin ou nous glisserons à travers le miroir, évoquant un instant dans Bioshock 2 où l’on nage dans les profondeurs marines pour atteindre les entrailles sordides. Bref, on bascule complètement. On rencontrera quelques créatures grotesques, mais surtout effroyables. Jamais on ne se sentira en contrôle total devant ces abominations et, trop souvent, on sera porté à fuir. L’effet fonctionne. Les décors sont soigneusement construits, offrant une expérience immersive complète et réussie. Ils captent parfaitement l’atmosphère de l’univers de l’écrivain du début du 20e siècle et du créateur de Cthulhu.

Une conclusion imparfaite, mais intrigante
La fin de cette histoire Lovecraftienne demeure très mitigée. Personnellement, je ne suis pas entièrement satisfait, mais une petite étincelle d’espoir persiste. Effectivement, cette aventure relativement courte pourrait ne servir que d’introduction à une expédition mémorable. En gros, la fin pourrait être perçue comme ayant une certaine ouverture vers une suite.

The Shore offre une superbe ambiance pour les amateurs de folie d’horreur dans l’univers immonde de Lovecraft. Évidemment, il n’est pas parfait et gagnerait à être peaufiné pour optimiser la recherche et éviter de tourner en rond. Il demeure très abordable et court. Il pourrait servir d’amuse-bouche pour une longue nuit d’horreur ou de mets principal pour une courte soirée. Évidemment, il y a mieux, mais il y a pire.

Merci à Dragonis Game pour la copie du jeu.

7,2/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Atmosphère lovecraftienne particulièrement réussie

  • Excellente montée progressive vers la folie et le surnaturel

  • Décors immersifs et créatures inquiétantes qui maintiennent la tension

Points faibles :

  • Objets importants parfois difficiles à repérer, ce qui nuit à la progression

  • Interface et menus manquant de clarté.

  • Quelques bogues et problèmes de conception pouvant coincer ou frustrer le joueur.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

NOTE: 7.2/10

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Enquiquineur

J’oublie parfois de sortir dehors. #viedegeek

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