CRITIQUE DE JEU RÉTRO – ASSASSIN’S CREED II : LA SUITE QUI A REDÉFINI LE JEU D’ACTION-AVENTURE (PLAYSTATION 5 EZIO COL.) (2009)

par | Juin 10, 2026

Informations principales

Titre du jeu : Assassin’s Creed II

Développeur : Ubisoft Montréal

Éditeur : Ubisoft 

Genre : Action-aventure / infiltration

Plateformes : PlayStation 3, Xbox 360, PC, Mac, PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch (The Ezio Collection)

Testé sur : Playstation 5 

Prix : 49,99 $ CAD

Date de sortie : 17 novembre 2009

Nombre de joueurs : 1 joueur

En français : Oui (textes et voix françaises)

Classement ESRB : M – Mature 17+ (17 ans et plus)

Une suite qui transforme la formule d’origine
Lorsqu’Assassin’s Creed II arrive sur le marché, l’attente est immense. Le premier épisode avait frappé fort grâce à son concept original mêlant parkour, assassinats et intrigue historique, mais il avait aussi laissé plusieurs joueurs sur leur faim avec des missions répétitives et une progression parfois monotone. Ubisoft avait donc un défi important : prouver que la licence pouvait aller bien au-delà d’une démonstration technique impressionnante.

Dès les premières heures, Assassin’s Creed II montre clairement ses intentions. Cette suite ne cherche pas seulement à améliorer certains détails du gameplay ou à proposer davantage de contenu. Elle repense la formule dans son ensemble et transforme une idée ambitieuse en une expérience beaucoup plus complète. Le rythme est mieux maîtrisé, les mécaniques gagnent en profondeur et l’aventure prend une ampleur bien plus marquante.

Ce changement est visible dans presque tous les aspects du jeu. Là où le premier opus donnait parfois l’impression de répéter les mêmes actions sous différentes formes, Assassin’s Creed II multiplie les possibilités et cherche constamment à maintenir l’intérêt du joueur. Cette volonté d’évolution donne rapidement l’impression de découvrir non pas une simple suite, mais la véritable naissance de l’identité moderne de la franchise.

Une Italie de la Renaissance vivante et détaillée
L’un des plus grands atouts d’Assassin’s Creed II reste sans conteste son cadre historique. L’Italie de la Renaissance est reconstituée avec un soin remarquable et sert bien plus qu’un simple décor de fond. Florence, Venise et les différentes régions traversées possèdent leur propre caractère et offrent des ambiances distinctes qui renforcent la sensation de voyage.

Florence impressionne par sa densité architecturale et ses rues animées. Venise adopte une approche différente avec ses canaux, ses ponts et ses déplacements plus techniques. Les zones rurales, quant à elles, permettent de souffler entre deux intrigues majeures et apportent une diversité bienvenue au rythme général.

Ce qui frappe encore aujourd’hui, c’est la manière dont le jeu utilise ces villes pour soutenir son gameplay. Chaque toit, chaque tour et chaque ruelle semble pensé pour encourager le déplacement et l’exploration. On ne traverse pas simplement ces environnements pour atteindre une mission : on apprend progressivement à les connaître et à les utiliser.

Le système de parkour profite énormément de cette conception du monde. Plus rapide et plus naturel que dans le premier épisode, il transforme les déplacements en véritable plaisir de jeu. Les animations sont fluides et donnent à Ezio une agilité impressionnante. Même plusieurs années après sa sortie, il reste étonnant de constater à quel point grimper une cathédrale ou traverser un quartier en sautant de toit en toit conserve son efficacité.

Cette cohérence visuelle et architecturale contribue fortement à la personnalité du jeu. La foule, les marchands, les gardes et les conversations de rue donnent constamment l’impression que ces villes continuent d’exister même lorsque le joueur n’interagit pas directement avec elles.

Ezio Auditore, narration et gameplay plus profond
Si l’univers constitue un pilier majeur de l’expérience, Ezio Auditore en est clairement le cœur émotionnel. Contrairement à Altaïr dans le premier jeu, Ezio bénéficie d’un développement beaucoup plus progressif et nuancé. Le joueur le découvre jeune, impulsif et parfois arrogant, avant de l’accompagner dans une transformation alimentée par les pertes, les trahisons et la recherche de justice.

Cette évolution fonctionne particulièrement bien parce qu’elle s’étale sur plusieurs années. Le jeu prend le temps de montrer les conséquences des événements sur son caractère et sur sa vision du monde. Ezio n’est pas immédiatement un assassin expérimenté ; il apprend, se trompe et évolue, ce qui le rend beaucoup plus attachant.

La narration gagne également en ambition grâce à la continuité du conflit entre Assassins et Templiers. Les complots politiques et les alliances mouvantes donnent au récit une ampleur plus importante, tandis que la trame contemporaine autour de Desmond et de l’Animus continue d’alimenter le mystère global.

Sur le plan du gameplay, les progrès sont tout aussi évidents. Le système de combat abandonne une partie de la rigidité du premier opus pour proposer des affrontements plus dynamiques et plus spectaculaires. Les contre-attaques deviennent particulièrement satisfaisantes et les différentes armes offrent une vraie diversité d’approche.

L’infiltration évolue elle aussi dans la bonne direction. Assassin’s Creed II préfère la flexibilité aux règles trop strictes. Se cacher dans une foule, utiliser des groupes de mercenaires ou provoquer une distraction devient souvent aussi efficace qu’un affrontement frontal. Cette liberté donne davantage de personnalité aux missions et évite la sensation de suivre constamment un chemin unique.

L’intégration du tutoriel mérite également d’être soulignée. Plutôt que d’imposer de longues explications détachées du scénario, le jeu introduit progressivement ses mécaniques à travers les événements vécus par Ezio. Cette approche paraît aujourd’hui évidente, mais elle représentait déjà une amélioration importante à l’époque.

Progression, rythme et conclusion
L’un des changements les plus significatifs concerne la progression générale. Assassin’s Creed II introduit un système économique qui ajoute une nouvelle dimension au gameplay. L’argent gagné au fil des missions et des activités secondaires permet non seulement d’acheter de meilleures armes ou des armures plus résistantes, mais aussi de restaurer la villa familiale.

Cette villa joue un rôle central dans l’expérience. Elle agit comme un refuge, un lieu symbolique lié à l’histoire d’Ezio, mais aussi comme un système de progression particulièrement efficace. Plus le joueur investit dans son développement, plus il obtient d’avantages et de revenus.Cette boucle économique fonctionne étonnamment bien. Elle encourage naturellement l’exploration et pousse le joueur à s’intéresser aux contenus secondaires sans jamais donner l’impression d’une obligation artificielle. Rechercher des trésors ou améliorer certains bâtiments devient rapidement une activité motivante.

Le rythme global reste solide malgré quelques imperfections. Certaines missions de filature peuvent ralentir l’action et paraître moins inspirées que les assassinats majeurs. Quelques mouvements de caméra imprécis peuvent également compliquer certaines phases de parkour rapides. Heureusement, ces limites demeurent relativement mineures face à la richesse globale du contenu.

La durée de vie mérite aussi d’être soulignée. L’aventure principale offre déjà plusieurs dizaines d’heures de jeu, auxquelles s’ajoutent des activités annexes, des tombeaux et de nombreux secrets. Pour les joueurs appréciant l’exploration et la complétion, Assassin’s Creed II propose une expérience particulièrement généreuse.

Conclusion
Avec le recul, il est facile de comprendre pourquoi cet épisode reste si apprécié. Assassin’s Creed II ne se contente pas d’être une excellente suite : il devient le véritable modèle sur lequel une grande partie de la franchise sera construite. Son équilibre entre exploration, narration et liberté d’action lui permet encore aujourd’hui de conserver une place privilégiée dans la mémoire de nombreux joueurs. Plus qu’un simple succès commercial, il représente un moment important dans l’évolution du jeu d’action-aventure moderne.

9/10
Notre évaluation

Analyse

Points forts :

  • Univers de la Renaissance riche et très détaillé
  • Parkour fluide, rapide et naturel
  • Ezio Auditore, personnage central bien développé
  • Gameplay plus libre et plus varié que le premier opus
  • Système économique et villa apportant une vraie profondeur

Points faibles :

  • Certaines missions secondaires répétitives dans leur structure
  • Phases de filature parfois lentes et peu dynamiques
  • Caméra parfois imprécise lors des déplacements rapides
<a href="https://gpourgeek.ca/author/djseifer/" target="_self">Pascal Emond</a>

Pascal Emond

On va faire ça bref, ....... j'aime les jeux vidéo, voilà c'est fait.

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